BANGUI SOUS L’EMPRISE DU RACKET NOCTURNE : LES WAGNER ET les POLICIERS centrafricains TERRORISENT LES CONDUCTEURS
Le racket systématique organisé conjointement par les Mercenaires russes du groupe Wagner et les POLICIERS centrafricains prend une nouvelle dimension alarmante dans la capitale Bangui. Cette opération criminelle, désormais menée exclusivement la nuit, cible sans distinction les citoyens de toutes catégories.
Un nouveau mode opératoire nocturne des Wagner avec des POLICIERS centrafricains
Finis les contrôles routiers en plein jour opéré par les Wagner et leurs alliés POLICIERS centrafricains qui avaient provoqué l’indignation générale et attiré l’attention des médias nationaux et internationaux. Ces criminels ont adopté une nouvelle stratégie plus dissimulée : des opérations de racket nocturnes ciblant particulièrement les conducteurs.
“Ils ont compris que le jour, ça créait trop de tensions. Maintenant, ils opèrent la nuit avec la même pratique mais plus discrète “, témoigne un conducteur qui requiert l’anonymat, ajoutant qu’ils arrêtent systématiquement tous les véhicules et motos qui circulent la nuit à partir de 23 heures. Personne n’échappe à leurs contrôles”, affirme notre interlocuteur. Plus inquiétant encore, les forces mixtes ne se contentent plus de simples contrôles routiers : elles procèdent désormais à des fouilles corporelles minutieuses et très illégales des conducteurs.
Des méthodes d’extorsion brutales
La brutalité de ces opérations nocturnes se manifeste particulièrement dans la méthode : les patrouilles mixtes Wagner- POLICIERS centrafricains bloquent les axes routiers et soumettent les conducteurs à des fouilles systématiques. “Ils vident littéralement nos poches. Même les pièces de 200 ou 300 francs ne sont pas épargnés”, affirme un conducteur de taxi-moto.
Les tricycles, motos et véhicules particuliers sont ciblés sans distinction, créant un climat de terreur parmi les usagers de la route circulant la nuit. Cette nouvelle tactique permet à ces forces mixtes criminelles, y compris des POLICIERS centrafricains, d’opérer dans une plus grande discrétion, loin des regards et des protestations qui avaient marqué leurs précédentes opérations du jour.
Un rappel des exactions précédentes
Cette évolution des méthodes de racket fait suite aux vives critiques provoquées par les opérations menées en plein jour par les mercenaires russes et les POLICIERS centrafricains sur l’avenue des martyrs, où des véhicules étaient systématiquement déportés à la Compagnie Nationale de Sécurité (CNS). À l’époque, chaque conducteur était contraint de débourser 50 000 FCFA pour récupérer son véhicule.
Les récentes arrestations de ressortissants soudanais et centrafricains par des patrouilles mixtes Wagner-gendarmerie, largement médiatisées par Corbeaunews-Centrafrique, illustrent l’expansion de ce système de racket organisé qui ne se limite plus aux seuls usagers de la route.
Devant cette situation alarmante, l’absence de réaction des autorités ne fait que renforcer le sentiment d’impunité des forces mixtes qui continuent d’étendre leurs activités criminelles dans la capitale centrafricaine.
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![Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR pendant que l’État regarde ailleurs Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Yalinga, une ville de la préfecture de la Haute-Kotto reste une porte grande ouverte sur le Soudan. Et tout le monde le sait : un danger pour le pays. Selon les propres mots de la sous-préfète Natacha Gwladys Akani, l’autre axe, celui qui mène directement vers la frontière soudanaise, n’est toujours pas sécurisé. Les hommes armés venus du Soudan y circulent comme bon leur semble. Ils entrent, ils sortent, ils passent et repassent sans aucune gêne réelle. C’est devenu leur couloir préféré. Un an et demi après l’arrivée de Mme Akani, après le déploiement tant vanté des FACA, de la police et de la gendarmerie au centre de Yalinga, cet axe reste une zone de non-droit. La présence des forces de sécurité est concentrée au chef-lieu, mais dès qu’on s’éloigne un peu, surtout vers cet axe stratégique, le vide se fait sentir. Résultat : les rebelles profitent de cette faille béante pour circuler librement. La sous-préfète ne cache pas son inquiétude. Elle demande ouvertement au gouvernement de « garder le cap » et de renforcer la sécurisation de cette zone. En langage clair, cela veut dire que l’État n’a toujours pas fait le nécessaire. Il a envoyé quelques éléments au centre pour calmer les esprits, mais il a laissé l’axe frontalier sans contrôle réel. Une véritable autoroute pour tous ceux qui veulent causer du trouble ou faire du business illicite avec le Soudan. C’est le même refrain qu’on entend depuis des années en Centrafrique : on sécurise ce qui se voit, on prend des photos avec les nouvelles casernes bien peintes, et on abandonne les axes sensibles. Les partenaires techniques et financiers applaudissent les progrès au centre-ville, pendant que les rebelles continuent à utiliser librement cette porte d’entrée vers le territoire national. L’État regarde ailleurs. Il préfère célébrer la jolie gendarmerie et le bureau de sous-préfecture tout neuf plutôt que d’envoyer des renforts conséquents, des moyens roulants et une présence permanente sur cet axe. Résultat : Yalinga reste vulnérable. La population vit avec la peur constante que les hommes armés reviennent en force, parce que rien ne les empêche vraiment de le faire. Tant que Bangui traitera cet axe comme un détail secondaire, tant qu’on continuera à déployer des forces en nombre ridicule sans les doter des véhicules nécessaires pour patrouiller une zone aussi vaste, la sous-préfecture de Yalinga ne connaîtra jamais la paix durable. Elle restera simplement une localité où l’État fait semblant de revenir, pendant que les rebelles, eux, reviennent vraiment. La vérité crue est là : l’axe Yalinga-Soudan est devenu une autoroute pour les groupes armés. Et l’État, une fois de plus, choisit de regarder ailleurs. Par Moïse Banafio Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/rebelle_du_prnc_dans_la_haute_kotto-157x150.jpg)