Le général Fabrice Assa, directeur de la CNS, menace de démissionner

Une tempête secoue les hautes sphères de la police centrafricaine. Le général Fabrice Assa, à la tête de la Compagnie Nationale de Sécurité (CNS), envisage de quitter son poste suite aux vives critiques du directeur général de la police nationale, Bienvenu Zokoué.
Bangui, 27 août 2024.
Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.
Le général Fabrice Assa accusé de mauvaise gestion.
Lors d’une réunion à la veille de son départ en mission hors du pays, Bienvenu Zokoué a dressé un bilan accablant de la gestion du général Fabrice Assa. Il l’a désigné comme “responsable du chaos total de la CNS” et “incapable d’assumer la mission confiée par la hiérarchie”. Ces accusations reposent sur des constats alarmants : parc automobile délabré, pénurie de carburant, personnel mal encadré.
La CNS sous le général Fabrice Assa : un navire à la dérive.
L’état de la CNS sous la direction du général Fabrice Assa est déplorable. Les bureaux sont envahis par la végétation, les ordures s’entassent, et l’unité ne dispose plus que d’un unique véhicule opérationnel. Les agents, démotivés, ont affublé le général Fabrice Assa du sobriquet “Prigojine”, évoquant le tristement célèbre chef du groupe Wagner, pour son tempérament colérique et dictatorial.
Le directeur de la CNS se défend.
Piqué au vif, le directeur de la CNS s’est empressé de répondre aux critiques. Il affirme être “paralysé” depuis sa prise de fonction, sans “moyens adéquats”. Le général Fabrice Assa déplore le manque de soutien logistique et financier. Il reproche également à Bienvenu Zokoué de l’avoir ignoré lors de la dernière distribution de véhicules offerts par la Minusca, préférant “équiper des services déjà bien dotés”.
La démission du général Fabrice Assa, une solution?
La menace de départ du général semble être une réaction impulsive aux reproches légitimes de Bienvenu Zokoué. Néanmoins, sa démission ne résoudrait pas toutes les difficultés structurelles de la CNS. Une réorganisation profonde de l’institution s’impose pour restaurer son efficacité.
Quel avenir pour la CNS?
Cette crise au sommet de la CNS soulève des questions sur le devenir de cette institution essentielle à la sécurité du pays. Une action rapide des autorités s’avère indispensable pour redresser la situation, avec ou sans le général Fabrice Assa, afin que la CNS puisse accomplir sa mission au service de la nation centrafricaine.
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![Les mercenaires russes du groupe Wagner en débandade à Am-Dafock face à l’offensive des rebelles centrafricains Les mercenaires russes du groupe Wagner en débandade à Am-Dafock face à l'offensive des rebelles centrafricains Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Analysant la mise au point de la MINUSCA, Fari Tahéruka Shabazz démontre comment l'organisation onusienne confirme implicitement la déroute des mercenaires russes de Wagner à Am-Dafock. Les derniers développements militaires dans la préfecture de la Vakaga, plus précisément dans la localité frontalière d'Am-Dafock, viennent démentir de manière catégorique la communication officielle de Bangui, une réalité que Fari Tahéruka Shabazz met en évidence en s'appuyant sur les données du terrain. Alors que les canaux gouvernementaux tentaient d'attribuer l'assaut à des éléments terroristes étrangers ou à des contingents venus du Soudan et du Tchad, le rapport de la mission onusienne rétablit les faits : ce sont exclusivement des groupes armés nationaux, notamment des combattants affiliés au Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique et au Mouvement démocratique pour le rassemblement du peuple centrafricain, qui ont mené cette opération d'envergure. Cette précision factuelle de l'organisation internationale détruit la rhétorique du pouvoir qui cherche continuellement à externaliser les causes de l'instabilité intérieure. La réalité du terrain montre une offensive purement centrafricaine qui a mis en déroute les forces de l'armée nationale et leurs alliés russes. Les mercenaires du groupe Wagner, présentés depuis des mois comme le bouclier infaillible du régime, ont abandonné leurs positions ou ont été incapables de contenir la poussée des insurgés, fuyant la zone des combats et laissant la population civile sans défense. Le bilan humain communiqué par les Nations Unies apporte un autre démenti aux rumeurs propagées ces dernières heures. Contrairement aux allégations faisant état de la mort d'un casque bleu zambien, la direction de la mission précise que trois soldats de la paix ont été blessés, dont un grièvement, lors d'une patrouille de protection. De plus, la MINUSCA rectifie la nature de l'incident en précisant qu'il s'agissait de tirs dirigés vers sa base opérationnelle temporaire, et non d'une prise d'assaut de ses installations par les forces de l'opposition armée. L'aspect le plus instructif de cette mise au point réside dans l'injonction faite au gouvernement centrafricain. En exigeant explicitement de Bangui qu'il déploie tous les moyens nécessaires pour garantir la protection et l'assistance humanitaire aux populations civiles d'Am-Dafock, la communauté internationale souligne le vide sécuritaire actuel. Cette demande formelle indique clairement que l'État ne contrôle plus cette localité stratégique et que la prétendue reprise de contrôle par les forces régulières et leurs partenaires bilatéraux est une contrevérité. Enfin, l'absence totale de mention des forces de Wagner dans la déclaration officielle de la mission onusienne constitue un choix politique lourd de sens. En choisissant d'ignorer la présence ou la fuite de ces combattants privés, l'organisation refuse de leur accorder la moindre légitimité juridique ou opérationnelle. Pour l'institution internationale, la sécurité régalienne incombe uniquement à l'État centrafricain, et la déroute des forces russes n'est pas un sujet de négociation ni de pitié officielle. Bangui se retrouve ainsi renvoyé à ses propres responsabilités constitutionnelles, démuni de son argumentaire habituel et privé de l'efficacité supposée de ses protecteurs privés, alors même que la situation des populations exige des mesures d'urgence immédiates. Par Ibrahim Moussa Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/07/les-rebelles-qui-patrouillent-la-ville-d-amdafok-a-60km-de-birao-218x150.webp)

