Centrafrique : Le clan Touadera s’enrichit, le pays s’écroule

La République centrafricaine dégringole dans un gouffre sans fond. Le clan Touadera , tel un rouleau compresseur, écrase les lois et l’éthique, instaurant un système où ses proches se gavent impunément des deniers publics. L’affaire Freddy Mapouka révèle l’ampleur de cette dérive alarmante.
Bangui, 29 août 2024.
Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.
Le scandale du clan Touadera : la loi bafouée au grand jour.
Freddy Mapouka, directeur de protocole présidentiel depuis près d’une décennie, incarne le paroxysme de cette déchéance morale du clan Touadera . Ce haut fonctionnaire, violant effrontément la loi, dirige sa propre entreprise de BTP. Le comble de l’indécence : sa société rafle des marchés publics dans l’opacité la plus totale.

Le chantier du Ministère de l’Environnement : vitrine de la corruption du clan Touadera.
La réfection de la toiture du Ministère de l’Environnement met à nu ce système pourri. Un panneau, planté comme un trophée à la mafia , proclame fièrement “MPF – Mapouka Freddy Sarl BTP” comme maître d’œuvre. L’État, tel un mécène perverti, finance directement l’enrichissement d’un proche du président.
Un chantier suspect, où passe l’argent public ?
Ce chantier soulève un océan de questions. Programmé pour 6 mois, il s’étire indéfiniment. Les fonds ont-ils été engloutis dans des poches avides du clan Touadera ? Les travaux verront-ils jamais leur terme ? Le silence assourdissant des autorités en dit long.
La gangrène du système Touadera.
Cette affaire n’est que la partie visible d’un iceberg de corruption. Sous l’ère Touadera, la loi devient une farce grotesque, un outil pour museler les opposants, comme le cas de l’ancien ministre Lionel Dounda, incarcéré pour dix ans dans une fausse affaire, tandis que les fidèles du régime pillent allègrement les caisses de l’État.
Un pays à la dérive.
Pendant que le clan Touadera festoie, la Centrafrique sombre. Les infrastructures tombent en ruine, l’économie agonise, la population suffoque. Mais qu’importe, tant que la cour de Touadera prospère sur les cendres du pays.
L’urgence d’un sursaut citoyen.
Il est impératif que les Centrafricains se dressent contre cette kleptomanie institutionnalisée. Sans une réaction vigoureuse, la RCA risque de plonger irrémédiablement dans l’abîme. C’est l’avenir de toute une nation qui est en jeu, sacrifié sur l’autel de l’avidité d’une poignée de prédateurs.
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![À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
