Barrières illégales à Koui: Le fiasco du démantèlement et les complexités économiques et sécuritaires

Centrafrique–Bangui-fait-son-cin%C3%A9ma-un-festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 25 janvier 2024 (CNC) – Au cœur de la République centrafricaine, la ville de Koui, autrefois De Gaulle, est le théâtre d’un fiasco lié au démantèlement des barrières illégales. L’histoire de cette sous-préfecture de la préfecture de Luan Pindé prend une tournure complexe, mêlant des éléments historiques, des négociations tendues et des enjeux économiques cruciaux.
Négociations pour le démantèlement et respect du décret présidentiel:
La première étape de cette saga a débuté en décembre dernier, impliquant les notables de Koui et les autorités locales, demandant le démantèlement des barrières illégales des forces de l’ordre qui entravent la libre circulation, en accord avec le décret présidentiel. Cependant, les forces de l’ordre, représentées par les soldats FACA, rejettent catégoriquement cette proposition, créant un premier point d’impasse.
Refus des FACA et tentative de réduction des formalités:
Face au refus des soldats FACA de démanteler les barrières, les autorités locales cherchent une solution alternative. Elles proposent de réduire les formalités, habituellement exorbitantes, à un montant symbolique de 250 francs CFA, tout en maintenant la conformité avec le décret présidentiel. Cependant, même cette proposition modérée est accueillie par un refus obstiné des forces de l’ordre.
Complicité et dilemme économique:
Cette situation expose une complicité tacite entre l’État-major et les soldats FACA déployés sur le terrain. Le démantèlement des barrières, en conformité avec le décret présidentiel, signifierait une perte financière significative pour ces derniers, qui préfèrent maintenir le statu quo afin de remplir leurs poches illégalement. Les autorités locales, conscientes des abus perpétrés aux barrières et dans le respect du décret présidentiel, se trouvent dans un dilemme complexe entre assurer la sécurité publique et répondre aux besoins financiers des forces de l’ordre.
Conséquences pour les usagers et complications socio-économiques:
Les usagers de la route, souvent confrontés à des paiements excessifs aux barrières, subissent les conséquences de cette impasse. Les autorités locales, en cherchant le démantèlement et respectant le décret présidentiel, tentent de résoudre les abus, mais se heurtent à une résistance farouche. Les soldats FACA, craignant la perte de revenus, refusent de céder, laissant la population vulnérable à de potentielles activités criminelles si les barrières disparaissent, selon leur propre dire.
Rappelons que le fiasco du démantèlement des barrières à Koui expose les intrications délicates entre les impératifs économiques des forces de l’ordre, le respect du décret présidentiel, et la volonté des autorités de rétablir la libre circulation. Entre résistance, complicité, respect du décret présidentiel, et impact sur les usagers, cette affaire soulève des questions essentielles sur la gouvernance et la recherche d’un équilibre entre la sécurité publique et les besoins économiques des forces de l’ordre.
Par Fortuné Boberang
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![Sosso-Nakombo : Le maire transforme l’urbanisation en source d’enrichissement personnel À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
