Le mouvement rebelle MECA se réorganise
Bangui, 24 octobre 2023 (CNC) – Le mouvement pour l’émergence de la Centrafrique (MECA) est de retour sous les feux de l’actualité, avec une récente assemblée générale qui a vu l’adoption de plusieurs textes organiques et la mise en place d’un nouvel État-major. Dirigé par Nouradine Ramat ACHGAR, ce groupe rebelle se prépare activement pour atteindre son objectif ultime : prendre la capitale, Bangui, au moment opportun.
Alors que le président putschiste Faustin Archange Touadera s’était engagé en 2021 à éradiquer les groupes armés en moins de trois mois, grâce à l’appui du groupe paramilitaire russe Wagner, la situation sur le terrain semble indiquer le contraire. Depuis l’arrivée de Wagner en République centrafricaine, le nombre de groupes armés a continué à augmenter, passant de 14 à 19. L’un des groupes les plus récents à faire son apparition est le MECA, dirigé par le chef rebelle Nouradine Ramat ACHGAR.
Selon des informations recueillies, ce groupe multiplie ses contacts, à l’intérieur et à l’extérieur du pays, dans le but de renforcer sa position. Entre-temps, ses membres, principalement basés dans les régions de la Vakaga et du Bamingui-Bangoran, poursuivent leurs actions sur le terrain.
Le MECA, tout en affirmant sa détermination à avancer vers le Haut-Mbomou pour y instaurer l’ordre, s’efforce de solidifier son mouvement. Monsieur Nouradine Ramat ACHGAR, chef du MECA, a déclaré lors d’une entrevue téléphonique que de nouvelles équipes seraient déployées dans le Haut-Mbomou. Cependant, cette région n’est pas la seule à être le théâtre d’activités rebelles. Le mouvement Siriri, composé d’anciens combattants de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), a également une présence sur le terrain.
La Situation en République centrafricaine demeure complexe et instable, malgré les efforts déployés par le gouvernement pour contenir la prolifération des groupes armés. L’arrivée de Wagner, censée apporter une solution rapide à la crise sécuritaire, semble plutôt avoir exacerbé le problème. Les conséquences de cette situation se font ressentir à travers tout le pays, affectant la sécurité des citoyens ordinaires et entravant le processus de paix.
La récente réorganisation du MECA démontre que ce groupe rebelle est loin d’être inactif, et il constitue un exemple de la complexité de la situation sur le terrain en République centrafricaine. Il est impératif que des efforts concertés soient déployés pour trouver des solutions durables à cette crise, qui a déjà fait trop de victimes et continue de menacer la stabilité de la région. Les conséquences de l’instabilité en République centrafricaine se font ressentir au-delà de ses frontières, et une résolution pacifique est dans l’intérêt de tous les acteurs impliqués.
Par Moïse Banafio
Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique
Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21
Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com
Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes WhatsApp :
Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.




![Centrafrique : les soldats FACA se sont transformés en bandits de grand chemin à Ouanda-Djallé Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR pendant que l’État regarde ailleurs Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Yalinga, une ville de la préfecture de la Haute-Kotto reste une porte grande ouverte sur le Soudan. Et tout le monde le sait : un danger pour le pays. Selon les propres mots de la sous-préfète Natacha Gwladys Akani, l’autre axe, celui qui mène directement vers la frontière soudanaise, n’est toujours pas sécurisé. Les hommes armés venus du Soudan y circulent comme bon leur semble. Ils entrent, ils sortent, ils passent et repassent sans aucune gêne réelle. C’est devenu leur couloir préféré. Un an et demi après l’arrivée de Mme Akani, après le déploiement tant vanté des FACA, de la police et de la gendarmerie au centre de Yalinga, cet axe reste une zone de non-droit. La présence des forces de sécurité est concentrée au chef-lieu, mais dès qu’on s’éloigne un peu, surtout vers cet axe stratégique, le vide se fait sentir. Résultat : les rebelles profitent de cette faille béante pour circuler librement. La sous-préfète ne cache pas son inquiétude. Elle demande ouvertement au gouvernement de « garder le cap » et de renforcer la sécurisation de cette zone. En langage clair, cela veut dire que l’État n’a toujours pas fait le nécessaire. Il a envoyé quelques éléments au centre pour calmer les esprits, mais il a laissé l’axe frontalier sans contrôle réel. Une véritable autoroute pour tous ceux qui veulent causer du trouble ou faire du business illicite avec le Soudan. C’est le même refrain qu’on entend depuis des années en Centrafrique : on sécurise ce qui se voit, on prend des photos avec les nouvelles casernes bien peintes, et on abandonne les axes sensibles. Les partenaires techniques et financiers applaudissent les progrès au centre-ville, pendant que les rebelles continuent à utiliser librement cette porte d’entrée vers le territoire national. L’État regarde ailleurs. Il préfère célébrer la jolie gendarmerie et le bureau de sous-préfecture tout neuf plutôt que d’envoyer des renforts conséquents, des moyens roulants et une présence permanente sur cet axe. Résultat : Yalinga reste vulnérable. La population vit avec la peur constante que les hommes armés reviennent en force, parce que rien ne les empêche vraiment de le faire. Tant que Bangui traitera cet axe comme un détail secondaire, tant qu’on continuera à déployer des forces en nombre ridicule sans les doter des véhicules nécessaires pour patrouiller une zone aussi vaste, la sous-préfecture de Yalinga ne connaîtra jamais la paix durable. Elle restera simplement une localité où l’État fait semblant de revenir, pendant que les rebelles, eux, reviennent vraiment. La vérité crue est là : l’axe Yalinga-Soudan est devenu une autoroute pour les groupes armés. Et l’État, une fois de plus, choisit de regarder ailleurs. Par Moïse Banafio Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Des-soldats-FACA-et-leurs-suppletifs-russes-noirs-de-retour-du-chantier-minier-de-Keye-a-10-kilometres-de-Ouanda-Djalle-218x135.jpg)