
Il s’imaginait dans le passé en stratège éclairé, capable de réinventer la présence française dans le monde et surtout en Afrique. Dix ans après son ascension au pouvoir, Emmanuel Macron assiste à l’effondrement de son propre édifice.
De la Centrafrique au Sahel, puis désormais dans les rues de Paris et des grandes villes de France, la méthode Macron, faite de condescendance, de cécité diplomatique et de mépris social, produit le même résultat dévastateur : le soulèvement des peuples et l’expulsion des symboles de la puissance française.

Radioscopie d’un fiasco qui fait ricaner les autocrates et les princes héritiers de Bangui pendant que la République française vacille.
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La RCA, laboratoire du naufrage français et cimetière de la démocratie
C’est à Bangui en République centrafricaine que le grand effilochage de l’influence française a véritablement commencé, bien avant de contaminer le Mali, le Burkina Faso ou le Niger. En observant d’un œil passif et endormi l’installation des mercenaires russes du groupe Wagner à Bangui, l’Élysée de Emmanuel Macron a laissé la démocratie centrafricaine être méthodiquement assassinée sous ses yeux.
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Pendant que Faustin-Archange Touadéra et son clan charcutaient comme des michouis les institutions pour imposer une autocratie sur mesure et offrir les richesses minières du pays aux milices étrangères, Paris s’enfonçait dans une léthargie incompréhensible. Cette passivité de l’Élysée a servi de détonateur : Bangui est devenue la base arrière et le modèle opérationnel d’une vaste campagne anti-française qui s’est ensuite propagée à toute l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest.
Le pillage économique et la retraite forcée des fleurons français
Les conséquences économiques de ce réveil tardif de la diplomatie française ont été immédiates et brutales.
Sous la pression combinée du régime de Bangui et des réseaux d’influence russes, les géants économiques français ont été contraints de céder leurs activités ou d’abandonner le terrain.
De la distribution pétrolière à la filière bois, en passant par le secteur agroalimentaire ou minier, où des groupes comme Total Énergie, Castel ou des intérêts historiques proches d’Orano (ex-Areva) ont subi harcèlements administratifs, incendie et évictions, les entreprises françaises ont été chassées par la porte de derrière.
Emmanuel Macron a regardé, impuissant, le patrimoine économique et stratégique de la France se dissoudre en Centrafrique et peu après, sur le continent africain, remplacé par des structures d’État et des milices mercenaires opportunistes.
Pendant ce temps à Bangui : l’ironie cynique des caciques du régime
Du côté du palais de la Renaissance, le spectacle de la France en crise provoque une hilarité peine dissimulée. Des figures du régime Touadéra, à l’instar du ministre conseiller spécial de son frère président Fidèle Gouandjika, adepte des provocations médiatiques et des déclarations populistes sur les réseaux sociaux, ne manquent pas une occasion de ricaner, les dents jaunes dehors, face aux déboires du président français.
Pour cette classe politique qui a troqué la souveraineté de la RCA contre la protection militaire étrangère, voir le président français Emmanuel Macron contesté par sa propre population est perçu comme une revanche savoureuse avec du champagne et des vins de Bourdeaux.
Une ironie mordante : ceux-là mêmes qui ont détruit le processus démocratique à Bangui moquent aujourd’hui la fragilité institutionnelle de Paris.
De la rue africaine à la rue française : Macron rendra-t-il le fauteuil ?
Après avoir été réveillé en sursaut par la perte de l’Afrique subsaharienne, Emmanuel Macron se retrouve désormais encerclé à domicile. La même surdité politique qui lui a fait ignorer la colère de la jeunesse africaine bloque aujourd’hui tout dialogue avec le peuple français.
Face à un blocage institutionnel persistant, à des tensions sociales explosives et à un rejet massif de sa gouvernance, la question d’un départ prématuré avant la fin de son mandat alimente désormais tous les débats.
La présence des mercenaires du groupe Wagner à Bangui valide l’effacement total de la France, orchestré par Faustin-Archange Touadéra au détriment des institutions.
Va-t-il devoir rendre le fauteuil présidentiel sous la pression de la rue avant l’échéance électorale ?
Ce qui est certain, c’est que l’Histoire retiendra qu’Emmanuel Macron n’aura pas seulement échoué à préserver les alliances stratégiques de la France à l’étranger : il aura affaibli son pays sur tous les fronts, qui va laisser derrière lui une diplomatie en ruines, une économie continentale évincée et un peuple français profondément divisé.
Une leçon d’arrogance politique dont le prix se paie désormais cash, de Bangui à Paris.
Affaire à suivre….
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