Afrique du Sud : le Consortium panafricain pour la paix lance un ultimatum contre les violences xénophobes

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Le Consortium panafricain pour la paix exige des autorités sud-africaines des mesures immédiates pour protéger les migrants africains. Dans un manifeste publié le 15 octobre 2026, l’organisation menace de soutenir un boycott symbolique et économique si leur sécurité n’est pas garantie.

 

Le Consortium panafricain pour la paix (CPP) hausse le ton contre les autorités sud-africaines. Dans un manifeste signé par son coordonnateur général, le Dr Nounga Djomo Ernest, l’organisation dénonce les violences xénophobes visant les ressortissants africains en Afrique du Sud. Elle accuse le pouvoir de Pretoria de manquer à ses obligations de protection et de trahir les principes de solidarité panafricaine.

 

Afrique du Sud : le Consortium panafricain pour la paix lance un ultimatum contre les violences xénophobes
Consortium panafricain pour la paix

 

Réuni en session extraordinaire d’urgence, le Conseil exécutif du CPP affirme que les violences et les persécutions visant les migrants africains dépassent le cadre d’incidents isolés. Il les présente comme une atteinte à la mémoire collective du continent et demande aux autorités sud-africaines de prendre des mesures concrètes.

 

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Le CPP rappelle le soutien africain à la lutte contre l’apartheid

 

Dans son manifeste, le Consortium rappelle que la fin de l’apartheid en Afrique du Sud a bénéficié du soutien de nombreux pays africains. Il cite notamment les sacrifices économiques, les bombardements subis par certains pays de la ligne de front et l’accueil accordé aux combattants du Congrès national africain (ANC).

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L’organisation rappelle également le rôle joué par plusieurs États africains dans l’hébergement des militants, l’octroi de passeports et la mise à disposition de bases militaires pendant la lutte contre le régime ségrégationniste.

 

Pour le CPP, ces sacrifices imposent aujourd’hui aux autorités sud-africaines une responsabilité particulière envers les autres peuples africains.

 

« L’Afrique ne quémande pas une faveur : elle exige le respect d’une dette indiscutable », affirme le manifeste.

 

L’organisation considère que les violences contre les ressortissants africains contredisent les valeurs de solidarité qui ont accompagné la lutte contre l’apartheid. Elle reproche aux dirigeants actuels de Pretoria de laisser se développer des pratiques qui menacent les ressortissants d’autres pays du continent.

 

Quatre exigences adressées aux autorités de Pretoria

 

Le Consortium panafricain pour la paix formule plusieurs exigences à l’égard du gouvernement sud-africain.

 

La première concerne la protection des migrants africains. Le CPP demande aux autorités de garantir leur sécurité et estime que la protection des personnes présentes sur le territoire relève des obligations légales, constitutionnelles et internationales de l’État.

 

L’organisation dénonce également ce qu’elle considère comme une tolérance des violences xénophobes. Elle met en garde contre toute inaction des autorités face aux agressions visant les étrangers.

 

La deuxième exigence porte sur la lutte contre l’impunité. Le Consortium demande aux tribunaux sud-africains de sanctionner sévèrement les responsables des violences xénophobes. Il estime que l’absence de poursuites et de sanctions affaiblirait la crédibilité internationale de l’État.

 

La troisième concerne le discours politique. Le CPP critique les responsables sud-africains qui désignent les migrants africains comme responsables des difficultés économiques rencontrées par une partie de la population.

 

Pour l’organisation, les problèmes économiques intérieurs ne peuvent justifier les agressions contre les ressortissants étrangers. Elle appelle les dirigeants sud-africains à rompre avec cette rhétorique.

 

Un appel au boycott symbolique et économique

 

Le quatrième volet du manifeste vise les organisations africaines et les forces politiques et sociales du continent. Le CPP appelle la jeunesse africaine et les mouvements progressistes à envisager un boycott symbolique et économique des intérêts sud-africains.

 

Cette mesure serait maintenue, selon le texte, tant que des garanties suffisantes de sécurité ne seraient pas appliquées aux ressortissants africains vivant en Afrique du Sud.

 

Le Consortium entend ainsi exercer une pression sur les autorités de Pretoria en mobilisant les acteurs économiques et sociaux du continent. Son manifeste ne précise pas les secteurs concernés, les modalités du boycott ni le calendrier de sa mise en œuvre.

 

L’organisation demande également aux instances africaines de mettre fin à ce qu’elle décrit comme une complaisance face aux violences xénophobes. Elle souhaite une réponse plus ferme des acteurs continentaux lorsque la sécurité des migrants africains est menacée.

 

Face à la persistance des violences xénophobes en Afrique du Sud, le Consortium panafricain pour la paix dénonce l’inaction de Pretoria et brandit la menace d’un boycott économique contre les intérêts sud-africains.

Le CPP invoque l’héritage de Frantz Fanon

 

Dans la dernière partie de son manifeste, le Consortium panafricain pour la paix affirme que la recherche de la paix ne doit pas conduire à accepter les violences ou l’absence de justice.

 

Il appelle l’Afrique du Sud à choisir entre la défense de la dignité humaine et la poursuite de pratiques contraires à la solidarité africaine.

 

Pour appuyer son argumentation, le CPP cite le penseur anticolonialiste Frantz Fanon : « Chaque génération doit, dans l’opacité, découvrir sa mission, la remplir ou la trahir. »

 

L’organisation oppose ainsi la génération qui a combattu l’apartheid, avec le soutien de nombreux pays africains, aux dirigeants actuels qu’elle accuse de manquer à cet héritage.

 

« Nous ne négocions pas notre droit d’exister librement sur notre Continent », affirme le manifeste.

 

Signé le 15 octobre 2026 par le Dr Nounga Djomo Ernest, coordonnateur général du Consortium panafricain pour la paix, le document se termine par un appel à l’unité africaine et au respect des droits des ressortissants du continent.

 

« L’Afrique est une, indivisible et souveraine. Nul Africain n’est, ne sera jamais un étranger sur la terre qui a versé le sang pour sa liberté », conclut le texte.

 

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