Touadera, à cause de ton business avec Wagner, tu as monté un scénario d’attaque à Amdafock, faisant plus de 40 morts. Voila les familles des victimes commencent à te demander des explications

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Une quarantaine de morts, des civils massacrés, le commandant de la gendarmerie exécuté, des habitations incendiées et des familles ruinées. Le bilan de l’attaque subie le 30 juin dernier à Amdafock n’est pas le résultat d’une simple offensive rebelle : il s’agit d’une mise en scène sanglante, d’un montage cynique et criminel organisé depuis Bangui par Touadera et exécuté par ses mercenaires russes du groupe Wagner.

 

En effet, pour comprendre le scénario, il faut remonter au début. Alors que Moscou pousse à l’implantation d’Africa Corps pour restructurer la présence russe sur le continent, Faustin-Archange Touadéra et les chefs de la milice mercenaire Wagner refusent de passer le relais. Pour préserver les intérêts financiers et miniers de Wagner en Centrafrique, il fallait prouver coûte que coûte à Vladimir Poutine que la menace armée demeure urgente et que Wagner reste « indispensable ». Faux! Archi faux!

Touadera, à cause de ton business avec Wagner, tu as monté un scénario d’attaque à Amdafock, faisant plus de 40 morts. Voila les familles des victimes commencent à te demander des explications

 

 

La mise en scène du 30 juin : un massacre planifié depuis Bangui

 

Le piège s’est refermé le 30 juin. Quelques heures avant la soi-disant offensive de la coalition armée, le capitaine de l’armée nationale, commandant le détachement à Amdafock avait été averti par Dimitri Sityi de l’imminence de l’assaut. Une alerte lancée non pas pour protéger la population, mais pour valider le scénario.

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Sous les ordres directs des intermédiaires du pouvoir avec le ministre de l’Urbanisme et chef rebelle Hassan Bouba, ainsi que l’ancien conseiller à la présidence Aboulkassim Algoni —, des combattants ont été recrutés et financés pour mimer une prise de contrôle rebelle. Une semaine après avoir laissé la ville à sac et livré ses habitants aux exactions, Wagner organise la « reprise » d’Am Dafock avec l’aide d’éléments opportunistes de l’UPC et de milices locales dénommé Wagner noir.

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Le grand théâtre politique de Bangui après le massacre

 

Pour donner du crédit à cette mise en scène mortelle, Bangui a activé son appareil de propagande politique :

 

Un défilé sans précédent : Alors qu’il est resté muet et immobile lors d’attaques majeures dans d’autres régions comme à Bambouti le 28 décembre dernier, où les milices Azandé avaient capturé la sous-préfète sans susciter le moindre déplacement présidentiel —, Touadéra s’est cette fois empressé de prendre l’avion vers Am Dafock.

 

Agitation institutionnelle : Déclarations solennelles à la présidence au lendemain des faits, déplacements du chef d’état-major et des députés… Un ballet diplomatique et médiatique organisé  uniquement pour faire croire à une crise majeure devant les observateurs internationaux et le Kremlin.

 

L’arrestation d’Aboulkassim Algoni à N’Djamena : le château de cartes s’effondre

 

Le masque est tombé ces derniers jours à N’Djamena. Alors qu’il tentait de retirer pour la deuxième fois dans une banque tchadienne les fonds envoyés par le groupe Wagner via Hassan Bouba en paiement de l’opération, Aboulkassim Algoni a été interpellé par les services de renseignement tchadiens.

 

L’enquête au Tchad confirme le recrutement de combattants mercenaires destinés à fabriquer cette « fausse rébellion ». Malgré les démarches intensives menées par Hassan Bouba et les responsables de Wagner à Bangui pour étouffer l’affaire et obtenir sa libération, Algoni et trois de ses recrues demeurent aux mains de la justice tchadienne.

 

Sous la coordination de Hassan Bouba et avec l’implication d’Aboulkassim Algoni arrêté au Tchad, le groupe Wagner a financé cette opération sanglante pour maintenir sa présence en Centrafrique.

Ce revers retentissant vient démonter la version officielle véhiculée par le régime : la prétendue offensive du FPRC n’était en réalité qu’une opération de déstabilisation sur commande, payée au prix du sang centrafricain pour préserver le business d’un régime aux abois et de ses mercenaires.

 

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