Centrafrique : les victimes de la Séléka saluent le verdict contre Mahamat Said et réclament la suite de la justice

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Le Collectif des victimes pour la justice salue le jugement rendu contre Mahamat Said Abdel Kani par la Chambre de première instance de la Cour pénale internationale, tout en demandant que la procédure se poursuive au bénéfice des victimes.

 

Dans un communiqué publié le 23 septembre 2026 à Bangui, le Collectif estime que cette décision constitue une étape importante pour les victimes et survivants des violences commises par la Séléka dans la capitale centrafricaine en 2013.

 

Centrafrique : les victimes de la Séléka saluent le verdict contre Mahamat Said et réclament la suite de la justice
Monsieur Antoine Tombet, Président du collectif des Victimes de Noureddine Adam

 

La Chambre de première instance a reconnu la responsabilité de Mahamat Said Abdel Kani pour plusieurs actes constitutifs de crimes contre l’humanité. Le jugement porte notamment sur l’emprisonnement ou la privation grave de liberté, la torture, d’autres actes inhumains et la persécution.

 

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Le Collectif retient également la reconnaissance du caractère discriminatoire de certaines violences établies au cours du procès. Selon le jugement, des civils ont été ciblés parce qu’ils étaient perçus comme favorables à l’ancien président François Bozizé.

 

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Les critères utilisés pour identifier certaines personnes à arrêter ou à maltraiter pouvaient être liés à leurs opinions politiques, leur appartenance ethnique ou religieuse, ainsi qu’à leur genre.

 

Plus de dix ans après, les victimes réclament des actes concrets

 

Pour le Collectif des victimes pour la justice, le verdict intervient après plus d’une décennie d’attente. Il ne doit pas constituer le dernier acte concernant les victimes.

 

L’organisation rend hommage aux victimes et aux témoins qui ont accepté de parler devant la justice internationale. Elle souligne les difficultés personnelles rencontrées par plusieurs d’entre eux au cours de cette procédure.

 

Le Collectif remercie également les représentants des victimes, les organisations de la société civile et les personnes ayant contribué à l’établissement des faits examinés par la CPI.

 

L’organisation insiste sur la nécessité d’informer les victimes des conséquences du jugement, des éventuelles voies de recours et des prochaines étapes de la procédure.

 

Elle demande aussi que les victimes puissent comprendre la décision rendue, participer aux procédures qui les concernent et exercer leurs droits dans le cadre prévu par la Cour.

 

Les crimes de guerre non retenus par la Chambre

 

Le Collectif prend par ailleurs acte du fait que la Chambre de première instance n’a pas retenu les charges de crimes de guerre.

 

Pour l’organisation, cette partie du jugement doit également être expliquée aux victimes afin qu’elles puissent comprendre la portée juridique de la décision et les éventuelles suites de la procédure.

 

Le Collectif estime que la justice ne se limite pas à la condamnation d’un responsable. Il met en avant plusieurs attentes des victimes, notamment la reconnaissance des préjudices, leur participation à la procédure et les réparations.

 

L’organisation demande aussi que la lutte contre l’impunité se poursuive à travers les mécanismes judiciaires compétents en République centrafricaine et au niveau international.

 

Le Collectif demande la poursuite des procédures

 

Le Collectif appelle la Cour pénale internationale, les autorités centrafricaines et les institutions concernées à maintenir leur engagement envers les victimes.

 

Il salue également la volonté exprimée par le Bureau du Procureur de poursuivre les efforts visant à établir les responsabilités liées aux crimes graves commis en République centrafricaine.

 

Cette démarche doit notamment s’articuler avec les procédures nationales et le travail de la Cour pénale spéciale, selon le communiqué.

 

Le Collectif affirme qu’il restera mobilisé pour défendre les droits et la dignité des victimes. Il annonce notamment vouloir poursuivre ses démarches en faveur de la traduction devant la CPI de Noureddine Adam, ancien responsable de la Séléka cité dans le communiqué comme un autre responsable présumé des violences.

 

Pour Antoine Tombet, président du Collectif des victimes pour la justice, le verdict constitue une reconnaissance judiciaire importante des violences établies dans cette affaire, mais les attentes des victimes restent liées aux prochaines étapes de la procédure, à leur participation et aux réparations. Actions disponibles

 

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