Lâché par les bailleurs et soumis à Wagner : Touadéra veut plonger la Centrafrique dans l’asphyxie financière.

0
1

Regarder la video

 

La gouvernance politique et administrative du dictateur  empereur Faustin-Archange Touadéra touche irrémédiablement à sa fin. En s’entêtant à refuser les réformes exigées par le FMI et la Banque mondiale visant principalement à assainir la gestion des produits pétroliers sous le contrôle invisible des mercenaires russes de Wagner, le pouvoir de Bangui se trouve dans l’obligation de mendier des crédits auprès des banques privées régionales à des taux asphyxiants, tout en abandonnant les richesses minières et forestières du pays à ses parrains russes pour sa protection physique.

 

Tout le monde se plaint: pas d’argent. Même l’Autorité Nationale des Élections à dû annuler les résidus des élections. La crise de liquidités et le surendettement atteignent désormais un point de rupture historique en cette fin d’année 2026.

Lâché par les bailleurs et soumis à Wagner :  Touadéra veut plonger la Centrafrique dans l'asphyxie financière.

 

Selon les révélations de nos confrères d’Africa Intelligence, le ministre des Finances, Hervé Ndoba, cherche à lever en urgence près de 27 milliards de francs CFA (41 millions d’euros) sur le marché financier régional dès ce mois de septembre. Une manœuvre désespérée suite au revers essuyé en août dernier, où le Trésor centrafricain n’avait pu récolter que 500 millions de francs CFA sur les 8 milliards espérés.

 

Le couperet du FMI et de la Banque mondiale : l’effet Neptune Oil

 

À lire aussi : Il avait dit qu’un mathématicien a des solutions à tous les problèmes. Mais voilà le résultat : le fiasco total de son Sango Coin

Cette fermeture des robinets internationaux découle directement de l’expiration, le 26 juin dernier, de la Facilité élargie de crédit (FEC) du FMI. La Centrafrique n’aura pu tirer que 124 millions de dollars sur les 197 millions prévus. Ce gel a immédiatement entraîné la suspension des autres appuis budgétaires conditionnés, dont une aide directe française de 10 millions d’euros.

 

À lire aussi : Centrafrique : le BRDC accuse le régime MCU d’échec économique et social avant de dénoncer une propagande gouvernementale à la longueur de la journée

Au cœur du litige entre Bangui et les bailleurs de fonds : l’opacité totale du secteur pétrolier. Comme le révélait déjà une enquête de Corbeau News Centrafrique basée sur un rapport de la Banque mondiale, la société camerounaise Neptune Oil SA s’est vu octroyer un monopole de fait sur l’approvisionnement en carburant après le départ forcé de TotalEnergies. Choisie par la galaxie Wagner pour acheminer du pétrole russe revendu au prix fort, Neptune Oil bénéficie d’une exonération fiscale totale. Ce mécanisme hors budget fait perdre au Trésor public 8,5 milliards de FCFA (14,1 millions de dollars) par an, sous forme de manque à gagner direct pour la seule année 2024.

 

Pendant que Wagner encaisse les bénéfices et bloque toute baisse des prix à la pompe, maintenant les tarifs les plus élevés d’Afrique, le régime compensait cette perte fiscale en étouffant la population avec des taxes injustes, comme celles imposées sur les transactions Mobile Money d’Orange Money et contre les nouveaux fonctionnaires intégrés sous leurs soins pour sabrer la masse salariale plutôt que d’annuler les privilèges fiscaux illégaux accordés à ses parrains de Wagner et à Neptune Oil.

 

La bulle des salaires : 81 % des recettes englouties

 

Aujourd’hui, pris au piège par son propre système mafieux, le gouvernement et l’Empereur président Touadera ne savent plus comment faire face à ses dépenses de fonctionnement. D’après le dernier rapport d’exécution budgétaire du ministère des Finances révélé par EcoMatin et confirmé par Hervé Ndoba, ministre des Finances, les salaires des fonctionnaires ont absorbé à eux seuls 81 % des recettes fiscales et douanières mobilisées au premier semestre 2026. La masse salariale a bondi de 17,21 % en un an, atteignant 68,41 milliards de FCFA à fin juin.

 

Ce rebondissement de la masse salariale décidé par la Constitution de l’Empire et qui absorbe aussitôt les recettes publiques oblige le énième gouvernement Moloua à emprunter pour la deuxième fois sur le marché bancaire régional à des taux d’intérêt exorbitants (entre 6 % et 7 %).

 

Mais où passent les richesses nationales ?

 

Pendant que l’État s’endette et peine à payer tous ses agents avec des arriérés de dette intérieure qui dépassaient déjà 173 milliards de FCFA en juin, la population s’interroge : où vont les retombées financières des richesses du sous-sol et des forêts ?

 

L’or et les diamants de Ndassima, Bria, Boda, Berberati ou Carnot, ainsi que le bois précieux de la Lobaye, sont exploités de manière prédatrice par les mercenaires de Wagner sans qu’aucun centime ne rentre dans les caisses de l’État.

 

En réalité, le carburant « offert » selon leur propre expression, puis vendu au prix fort malheureusement, les transactions opaques et la privatisation des douanes ne servent qu’à financer le maintien au pouvoir du régime et le paiement des mercenaires russes.

 

Face à la fuite en avant financière de l’Empereur président Faustin-Archange Touadéra et de son gouvernement, la Centrafrique se dirige droit vers un mur budgétaire aux conséquences sociales explosives.

 

Affaire à suivre…, 11:29, ‎Envoyé par Fiacrefiacre Canada Dalemet ‎Appuyez deux fois et longuement pour afficher les réactions et d’autres options Utiliser le rotor pour accéder à En-têtes

 

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

Article précédentCentrafrique : à Bayanga, l’Europe construit pendant que la Russie exploite les richesses du pays
Gisèle MolomaFonction : Cheffe du service des investigations Corbeau News CentrafriqueIdentité Journaliste centrafricaine. Responsable des enquêtes au sein de Corbeau News Centrafrique, où elle coordonne les investigations et supervise la production des dossiers sensibles.FormationMaîtrise en droit Université de BanguiMaster en gestion des ressources publiques Université Paul Valéry, Montpellier, FranceSpécialités Enquêtes d’investigation Analyse juridique des affaires publiques Études sur la gouvernance et les politiques publiques Crises sécuritaires et politiques en CentrafriqueDescription Gisèle Moloma est une journaliste spécialisée dans l’investigation et l’analyse juridique des affaires publiques. Son travail se distingue par une approche rigoureuse, fondée sur la vérification des faits et l’étude des mécanismes de gouvernance. Au sein de Corbeau News Centrafrique, elle dirige les enquêtes majeures du média et contribue à la production de dossiers approfondis sur les enjeux politiques et sécuritaires du pays.Adresse professionnelle Corbeau News Centrafrique BP 1500, Bangui, République centrafricaine