Affaire Bossembélé devant la CPS : de nouvelles révélations sur la disparition de Charles Massi devant la CPS-RCA

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
De nouvelles déclarations sur l’arrestation, le transfert à Bossembélé et la disparition de Charles Massi ont été présentées le 17 août 2026 devant la Cour pénale spéciale (CPS-RCA).
Le transfert de Charles Massi au centre des débats
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L’audience de la CPS-RCA, consacrée à l’affaire dite Bossembélé, a porté sur le témoignage d’une ancienne compagne de Charles Massi. Elle a relaté les informations dont elle disposait sur les circonstances de son arrestation au Tchad et de son transfert présumé vers Bossembélé.
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Selon son témoignage, Charles Massi aurait été arrêté dans la région de Sido, au Tchad, après un déplacement à Mini. Cette arrestation serait intervenue dans le contexte d’un échange avec Baba-Lade, opposant tchadien détenu en République centrafricaine.
Le témoin a déclaré avoir appris que Charles Massi aurait ensuite été transféré à Bossembélé par des éléments de la garde présidentielle. Elle a également rapporté des informations selon lesquelles il aurait été torturé puis exécuté.
Des accusations examinées par la CPS-RCA
Au cours de l’audience, le témoin a attribué à François Bozizé la responsabilité principale de la disparition et de la mort de Charles Massi. Elle a aussi affirmé que plusieurs des accusés auraient participé aux actes de torture.
Ces déclarations ont été examinées par les magistrats du Parquet spécial, qui ont notamment cherché à connaître les sources des informations rapportées par le témoin. Celui-ci a indiqué avoir obtenu certains renseignements par l’intermédiaire de militaires, dont son frère.
Le témoignage a également porté sur les relations entre Charles Massi et François Bozizé. Selon le récit présenté devant la CPS-RCA, les deux hommes avaient auparavant conclu un accord politique et Charles Massi devait être nommé Premier ministre. Le témoin a rapporté que leurs relations étaient ensuite devenues tendues.
La défense met en cause les témoignages indirects
Les avocats de la défense ont insisté sur le fait que le témoin n’avait pas personnellement assisté aux faits imputés aux accusés.
Me Ruphin Pabingui, conseil de Firmin Junior Danboy, a relevé que le témoin connaissait les accusés essentiellement de nom. Me Sangone, avocat d’Eugène Barret Ngaïkosset, a également estimé que les déclarations reposaient principalement sur des informations rapportées.
Me Euloge Fortune Mockpat, conseil de Vianney Semdiro, a contesté l’existence d’éléments établissant une participation personnelle de son client. La défense a ainsi demandé que soit distingué ce que le témoin avait directement constaté de ce qui lui avait été rapporté.
Les circonstances de la mort toujours au cœur du dossier
Interrogée par Me Edith Douzima, avocate de François Bozizé, sur les différentes versions concernant les auteurs des tortures et de la mort de Charles Massi, le témoin a maintenu ses déclarations.
Elle a affirmé que François Bozizé aurait participé aux tortures avec d’autres personnes avant d’ordonner à ces dernières de poursuivre l’exécution. Elle a également maintenu ses déclarations concernant le transfert présumé de la tête de Charles Massi vers le Palais de la Renaissance.
Par Brahim Sallé
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