Amdafock : Le clochard politique Bertin BÉA est de retourLa vie de l’ancien SG du KNK, Bertin BEA, dans un magasin exotique en France.Rédigé le [date_cnc] .Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNCEn panne de visibilité et réduit au rang de spectateur politique, l’ancien député de Boali, Bertin Béa, tente un va-tout médiatique pour sauver sa peau. Lors d’une conférence de presse pathétique organisée au complexe sportif Barthélemy Boganda à Bangui, l’ex-secrétaire général du parti KNK s’est fendu d’une déclaration sur les récents événements d’Amdafock. Mais derrière les trémolos dans la voix et une condamnation de façade, cette sortie n’est que le miroir déformant d’un opportuniste politique qui cherche désespérément à se vendre au régime de Bangui pour assurer sa propre survie financière.
Le traumatisme d’Amdafock : un prétexte à l’agitation médiatique
Revenant en détail sur les faits survenus dans la sous-préfecture d’Amdafock, l’ex-parlementaire a dressé un bilan dramatique de l’incursion armée, évoquant des pertes en vies humaines, des pillages et des destructions d’infrastructures. Pour cet ancien secrétaire général du parti KNK, fraîchement revenu d’un exil infructueux en France, cette tragédie s’avère être une tribune inespérée pour tenter de revenir dans le jeu politique centrafricain.
Le miroir aux alouettes d’un transfuge en quête de pitance
Derrière la gravité de la tribune, la démarche de Bertin Béa relève de la pure mendicité politique. Ce clochard politique, marginalisé à son retour de France et ignoré par le pouvoir en place, multiplie les interventions désespérées à gauche et à droite pour tenter d’exister. Prêt à toutes les contorsions et à toutes les déclarations pathétiques pour caresser le régime dans le sens du poil, ce transfuge ne cherche ni la justice ni la paix, mais simplement une place à la table pour subvenir à ses propres besoins.Une riposte mythologique : la fable des FACA face à la réalité de Wagner Dans son allocution, Bertin Béa s’est empressé de louer la “puissante riposte” des Forces armées centrafricaines (FACA) aux côtés de leurs alliés étrangers, reprenant la rhétorique officielle pour plaire au sommet de l’État.
Le mensonge des FACA et le business du chaos
Cette version des faits est une pure fiction destinée à masquer une réalité bien mais sombre. Sur le terrain d’Amdafock, les soldats réguliers des FACA étaient totalement inexistants. La contre-offensive a été exclusivement menée par les mercenaires russes de Wagner, appuyés par leurs supplétifs locaux des milices d’autodéfense communément appelées “Wagner Noirs” ou “Russes Noirs” et des ex-rebelles recyclés issus de l’UPC, du MPC et des 3R. Loin d’être une attaque terroriste spontanée, cette opération cache en réalité un double jeu des mercenaires russes eux-mêmes, qui entretiennent sciemment l’instabilité et le chaos pour pérenniser leur business hautement lucratif en RCA.L’appel stérile à l’exécutif : « C’est la tête et non les bras qui gouvernent » Pour clore sa mise en scène, l’ancien député de Boali, Bertin Béa, a directement interpellé le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, en convoquant des maximes historiques pour exiger la protection du territoire. Un coup d’épée dans l’eau pour un homme politique dont la voix ne porte plus auprès des décideurs de Bangui.
L’opportunisme érigé en doctrine
En brandissant le précepte selon lequel « c’est la tête et non les bras qui gouvernent », Bertin Béa cherche avant tout à se faire remarquer par le sommet de l’État. Mais le régime actuel, conscient du profil de ce chercheur de nourriture capable de vendre son âme pour un décret, feint de ne pas l’entendre. Cette conférence de presse n’est pas le cri du cœur d’un patriote indigné, mais le chant du cygne d’un politicien aux abois, tentant désespérément de monnayer son ralliement dans un pays mis à genoux par la mauvaise gestion et le pillage systématique de ses ressources. Par Éric Azoumi