Regardez l’hypocrisie des bras cassés de la septième république : Moloua exige le respect du drapeau centrafricain alors que Touadéra le transforme en tapis et le piétine chaque jour

0
1

Hypocrisie des bras cassés de la septième république : Moloua exige le respect du drapeau centrafricain alors que Touadéra le transforme en tapis et le piétine chaque jour

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Pendant que le Premier ministre Moloua exige une vénération hebdomadaire des couleurs, le président Touadéra transforme l’emblème national en tapis lors des cérémonies officielles.

 

La reconduction de Félix Moloua à la tête du gouvernement centrafricain donne lieu à une mise en scène politique où la rigueur morale affichée par la Primature dissimule mal les dérives du sommet de l’État. En annonçant ses nouvelles orientations, le chef du gouvernement prétend restaurer l’autorité administrative par des symboles forts. Pourtant, cette prétendue reconquête du civisme se heurte à une réalité quotidienne bien plus sombre, orchestrée par la présidence elle-même.

Hypocrisie des bras cassés de la septième république : Moloua exige le respect du drapeau centrafricain alors que Touadéra le transforme en tapis et le piétine chaque jour
Le Président Faustin-Archange Touadera, marchant sur un tapis rouge, arborant des couleurs du drapeau national

 

Faustin-Archange Touadéra a fait fabriquer un tapis rouge bordé des couleurs de la République centrafricaine, qu’il utilise de manière continue. Cet aménagement ne sert pas uniquement pour de rares cérémonies de prestige, mais est installé à l’aéroport et sur les parcours quotidiens du dictateur, y compris pour se rendre à ses bureaux. Jour après jour, à chaque déplacement, le président marche sur ce tapis et écrase la bannière nationale sous ses chaussures, transformant l’emblème de la patrie en un vulgaire marchepied. Ce piétinement permanent souille publiquement le symbole pour lequel les soldats des forces armées sacrifient leur vie.

 

Face à cette profanation continue, le Premier ministre préfère détourner les yeux et reporter une exigence de discipline sur le reste de l’appareil d’État. Félix Moloua impose désormais à l’ensemble des ministres de tous les ministères de la République, ainsi qu’à tous les fonctionnaires de l’administration, une présence obligatoire au bureau dès huit heures le matin. Chaque lundi, tous les agents publics doivent s’aligner dans les cours de leurs ministères respectifs pour saluer la montée des couleurs et entonner l’hymne national. Cette injonction administrative infantilise les cadres de la fonction publique, contraints à un respect rigide sous peine de sanctions, tandis que le président de la République foule aux pieds ce même drapeau de manière routinière.

 

 

Ce décalage trahit l’incapacité de la Primature à traiter les urgences de la population, qui croule sous une fiscalité asphyxiante, notamment sur le carburant et les services numériques, sans accès à l’eau ou à l’électricité. Le pouvoir utilise ces mesures de façade pour masquer son impuissance face aux pillages et aux exactions des mercenaires russes de Wagner, préférant traquer le retard d’un fonctionnaire plutôt que de faire respecter la souveraineté nationale face aux forces étrangères.

 

Par Alain Nzilo

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org