Centrafrique : Dans quelle mesure le premier gouvernement de la septième République né d’un contexte socio-politique tendu parviendra t-il à satisfaire les attentes citoyenne ?

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Centrafrique : Dans quelle mesure le premier gouvernement de la septième République né d’un contexte socio-politique tendu parviendra t-il à satisfaire les attentes citoyenne ?

Le premier ministre Félix Moloua
Le premier ministre Félix Moloua

 

 

Rédigé le 23 mai 2026 .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Après la reconduction du premier ministre chef du gouvernement, il a suffit seulement de mquelques jours de simulacre de tergiversations pour former le nouveau gouvernement de la septième République.

 

 

En effet, le décret N* 26.146 du 21 mai 2026 portant nomination ou confirmation des membres du gouvernement à été lu par le directeur du cabinet du président de la République.

 

Finalement le premier gouvernement de la septième République compte quatre (4) ministres d’Etats, vingt cinq (25) ministres et deux (2) ministres délégués.

 

Il faut noter d’emblée que le ministère des arts et de la culture a été ignoré ou oublié comme un vulgaire département, comme un accessoire ou strapontin politique alors qu’il est à la base de toute civilisation.

 

Cet état de fait qui n’est autre que la conséquence d’une improvisation ou d’un amateurisme avéré a été corrigé le lendemain par un autre décret annexe voire additif complétant le décret initial.

 

Ce nouveau gouvernement placé sous le sceau de la continuité est presque identique au précédent c’est-à-dire sans changement majeur avec de légeres modifications dignes d’une comédie musicale dramatique.

 

Ainsi, l’on a enregistré des départs, de nouveaux promus et des changements de portefeuilles.

 

Le monarque de Bangui, promoteur de la danse régalienne qui manque d’audace pour endiguer les tensions de positionnement et de leadership de sa famille politique se conforte dans la médiocrité et exhibe aux yeux du monde entier sa compréhension erronée de la notion de “suppléance” pour les élus de la nation.

 

Logiquement dans l’esprit et la conception du législateur, le suppléant remplace le député en cas d’absence ou de maladie prolongée, des cas de force majeure tels le décès, la disparition etc…

 

Enrôlé dans le gouvernement un député élu au début du mandat est une offense ou un mépris au choix du peuple souverain qui au regard d’un projet de société à nouer sa confiance.

 

Il apparaît important de souligner que ce nouveau mandat illégal baptisé septième République qui divise le pays et dépourvu d’élan populaire ou patriotique s’inscrit dans un contexte socio-politique tendu marqué non seulement par l’absence de l’opposition démocratique dans toute la sphère politique, la restriction des libertés publiques mais aussi par une attente massive pour le changement des conditions de vie des centrafricains.

 

Loin de la recherche de l’apaisement et du désir de decrispation politique, cette continuité avec l’ancien système c’est à dire qu’on reprend les mêmes et on recommence marque une intention de verrouiller les institutions et traduit le projet clairement affiché d’ériger le MCU en Parti-État.

 

Dans un contexte où la population réclame l’inclusivité et le renouvellement de la classe politique, le citoyen lambda en quête d’apaisement social s’interroge :

 

1- Dans le contexte actuel, le nouveau gouvernement reflète t-il la diversité régionale, religieuse surtout la prise en compte des jeunes, des minorités et le respect de la loi sur la parité ?

 

2- Les profils sollicités au gouvernement sont-ils à la hauteur des défis prioritaires ?

 

3- Pourquoi la compétence et le mérite sont-ils relégués au second plan au profit des danseurs du parti au pouvoir ?

 

4- Comment comprendre qu’un décret portant nomination ou confirmation des membres du gouvernement puisse oublier un département ministériel aussi important ?

 

5- En quoi ce que le premier ministre considère dans son interview comme des priorités de la septième République c’est-à-dire arriver au travail à l’heure et chanter l’hymne national peuvent changer face aux défis socio-économiques et sécuritaires qui s’imposent au peuple ?

 

En tout état de cause, ce nouveau gouvernement qui logiquement devrait donner le ton d’une dynamique, d’un changement suscite beaucoup d’interrogations, d’inquiétudes que d’espoirs.

 

Ce peuple qui n’aspirait qu’au minimum pour assurer son existence et espérait un changement de paradigme s’attendait à une équipe gouvernementale capable d’apporter des réponses idoines aux défis socio-économiques de l’heure.

 

En attendant de se rendre compte que la supercherie de changement de constitution qui a embobiné le peuple avec une cargaison  de mensonges était exclusivement destiné à faciliter le troisième mandat illégal, les habitants de Limassa et par extension tout le peuple centrafricain vous signalent que l’épisode calamiteux de l’affreuse statue du président de la République associé au chapitre du gâteau d’anniversaire penché qui viole le code d’élégance et d’esthétique sont des signes avant-coureurs de déclin, de fin de règne, et de l’effondrement d’un régime construit sur de mensonges et de manipulations.

 

Monsieur le président, n’attendez pas que la huée populaire et la clameur de la rue vous poursuivent pour comprendre que le moment de libérer le fauteuil présidentiel est arrivé.

 

Alors, en conséquence de ce qui précède, il apparaît judicieux et dès maintenant de démissionner avec honneur Monsieur le Président pour ouvrir la voie à une transition politique consensuelle afin de donner une chance à la nation de se reconstruire non sur des ruines mais sur de bases saines

 

Mais attention, ne le dites à personne…

 

Si on vous demande même avec insistance, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

Limassa le 23 Mai 2026.

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Environnementaliste.

 

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