Centrafrique : À bout de forces, la sous-préfète de Bambouti est désormais gravement malade
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Otages des miliciens Azandé, Koumba Ndiaye et ses compagnons se meurent en forêt. La sous-préfète de Bambouti, incapable de marcher, et qui vient de sortir du coma, livre un témoignage glaçant sur son calvaire.
Cette prise de parole désespérée survient après que l’autorité locale a frôlé la mort sous un déluge de feu. Koumba Ndiaye est finalement sortie du silence pour décrire l’enfer qui est devenu le sien depuis son enlèvement le 28 décembre 2025. Près de six mois après l’incursion des miliciens Azandé dans la ville de Bambouti, la situation des captifs a basculé dans l’horreur absolue suite aux récentes frappes aériennes massives menées par les mercenaires russes de la milice Wagner.
Pilonnées par des avions de guerre, les positions des ravisseurs ont été le théâtre d’une débandade généralisée. Pour échapper aux bombes qui s’abattaient sur la brousse, les miliciens ont entraîné leurs prisonniers dans une fuite éperdue et permanente au cœur de la forêt profonde. C’est au cours de cette course pour la survie, au milieu du chaos et des explosions, que la sous-préfète a totalement épuisé ses dernières forces physiques.
Le choc de cette offensive et l’extrême dureté de la traque ont brisé la santé de Koumba Ndiaye. Privée de toute nourriture depuis plus de trois semaines, elle a sombré dans un état de faiblesse effrayant, subissant un évanouissement prolongé avant de sortir d’un coma par la grâce de Dieu. Aujourd’hui, elle se déclare totalement inapte et incapable de tenir debout. Sa survie quotidienne dépend entièrement de la solidarité de ses compagnons d’infortune — le commandant de brigade de la gendarmerie et les deux agents de l’Autorité nationale des élections —, qui doivent la porter à bout de bras pour le moindre déplacement et l’aider dans ses besoins physiologiques les plus élémentaires.
Dans cet entretien exclusif, la détresse de l’autorité administrative est partagée par les autres captifs, eux aussi profondément atteints. L’autre femme du groupe, une agente électorale enceinte, a subi de graves saignements provoqués par le souffle des attaques aériennes russes. Bien que l’hémorragie se soit calmée, l’angoisse d’un avortement spontané en pleine brousse et l’absence totale de soins médicaux maintiennent le groupe dans une anxiété permanente.
Désespérée, la voix tremblante et bégayante de douleur, Koumba Ndiaye lance un appel pressant à la MINUSCA et au gouvernement pour obtenir leur libération immédiate. Elle exprime une profonde amertume envers le pouvoir de Bangui qui l’a envoyée à son poste pour ensuite l’abandonner à son triste sort. Pendant que le personnel de l’État agonise en captivité, les hauts dirigeants s’étourdissent au palais de la Renaissance dans des festivités quotidiennes, enchaînant danses et musiques pour chasser la vieillesse, totalement indifférents au calvaire de leurs agents.
Par Éric Nzapa
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