ACFPE : Quand le népotisme et la sauvagerie administrative ont fracturé le personnel en deux clans !

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ACFPE : Quand le népotisme et la sauvagerie administrative ont fracturé le personnel en deux clans !

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Pendant que les caisses de l’institution sont officiellement déclarées vides pour les salariés, les passe-droits administratifs finissent de détruire la cohésion interne. L’agence fonctionne désormais sous le régime de la division et du favoritisme absolu.

 

Une administration coupée en deux

L’ambiance au sein de l’ACFPE brille par une rupture profonde. L’institution est aujourd’hui scindée en deux blocs distincts : d’un côté, le clan de la direction intérimaire qui s’approprie les privilèges et les budgets ; de l’autre, la masse des employés et des cadres de carrière qui tentent de travailler de manière indépendante et professionnelle malgré le blocus de leurs droits.

 

Cette rupture est alimentée par le sentiment de révolte des agents en place. Ces derniers constatent quotidiennement que l’administration est gérée comme une boutique privée, où les règles du service public sont piétinées pour punir ceux qui refusent d’adhérer aux pratiques du clan dirigeant.

 

L’aberration de l’intérim de Bambari

Le dernier événement en date confirme cette dérive de la gestion du personnel. Le directeur de l’emploi de l’agence est parti en congé ce lundi 17 mai 2026. Sous sa direction directe à Bangui, la structure compte trois chefs de service compétents, qualifiés et parfaitement imprégnés des dossiers quotidiens. Certains d’entre eux totalisent plus de vingt ans d’expérience au sein de l’institution.

 

La logique administrative aurait voulu que l’intérim soit confié à l’un de ces trois chefs de service présents sur place. Pourtant, la direction générale a préféré ignorer ces compétences internes. Elle est allée chercher le chef d’agence de Bambari, une localité située à près de 400 kilomètres de la capitale, pour le faire venir à Bangui assurer cet intérim de quelques semaines.

 

Ce choix engendre des frais de déplacement  totalement inutiles pour une structure qui prétend manquer de liquidités. Faire voyager un cadre des provinces pour occuper un poste temporaire à Bangui, alors que des techniciens expérimentés attendent sur place, constitue une malversation administrative claire. C’est la preuve que les nominations ne se font pas au mérite ou à l’efficacité, mais selon les affinités personnelles de la directrice générale.

 

Une agence transformée en propriété privée

Cette politique de gestion à la tête du client décourage profondément les cadres honnêtes. Le message envoyé par la direction est clair : l’ancienneté, la fidélité au poste et la compétence ne comptent plus. Tout est mis en œuvre pour placer des hommes de main aux postes clés, quitte à désorganiser les agences de province comme celle de Bambari, laissée orpheline de son responsable pour un simple congé à Bangui.

 

Les employés de l’ACFPE ont le sentiment de venir travailler au domicile de la directrice générale plutôt que dans une agence d’État. Ce dysfonctionnement, couvert par le ministère de tutelle, achève de ruiner la crédibilité d’une institution censée piloter l’emploi en République Centrafricaine, mais qui se comporte aujourd’hui comme une zone de non-droit administratif.

 

Par Alain Nzilo

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