Paniqué par le silence de la CPI sur son dossier, Faustin-Archange Touadera quitte sa clinique habituelle en Belgique pour un nouvel hôpital à Saint-Pétersbourg, au cœur de la Russie
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
L’action juridique de la diaspora à travers le cabinet Larochelle contre le dictateur Faustin-Archange Touadera pousse le pouvoir de Bangui à la panique. Privé de garanties par la CPI, l’empereur de Damara abandonne sa clinique belge pour la Russie.
Eh! C’est compliqué pour le dictateur Baba Kongoboro. Le changement de stratégie est désormais radical au sommet de l’État centrafricain. Faustin-Archange Touadera , dont les déplacements vers Bruxelles étaient devenus une habitude quasi bimensuelle, a brusquement tourné le dos à la Belgique. Ce revirement s’explique par l’évolution du dossier déposé auprès de la Cour Pénale Internationale (CPI) par la diaspora centrafricaine en France. Sous la houlette de maître Philippe Larochelle, une communication détaillée a été transmise à la Cour, documentant des exactions massives impliquant le groupe Wagner et les milices privées du régime.
Cette initiative judiciaire a plongé le clan présidentiel dans une profonde inquiétude. Face au mutisme total de la CPI, qui reste imprévisible dans ses décisions, le risque d’une arrestation lors d’un séjour en Europe est devenu une réalité obsédante. Des émissaires, dont le ministre de la Justice et le procureur de la République, ont tenté de jauger la situation à La Haye, mais ils se sont heurtés à un mur de silence. Ce silence est interprété par le dictateur de Bangui comme un signal de danger imminent, poussant Touadéra à limiter ses mouvements dans les pays occidentaux, principalement l’Europe occidentale.
C’est dans ce contexte de méfiance que le choix de la Russie s’est imposé pour le suivi de sa santé. Souffrant d’un cancer découvert lors d’une précédente urgence médicale à Bruxelles, le dictateur doit suivre des soins réguliers. Toutefois, la Belgique n’est plus considérée comme une zone sûre. En mars dernier, plutôt que de se rendre dans sa clinique de référence habituelle, Faustin-Archange Touadera a mis le cap sur Saint-Pétersbourg avec l’appui d’un réseau de contacts russes à Bruxelles.
Il a passé une semaine dans une clinique spécialisée de Saint-Pétersbourg pour des contrôles approfondis avant de rejoindre Moscou pour des questions politiques, puis de regagner Bangui. À la capitale, le silence reste de mise sur la gravité réelle de son état. Les autorités se bornent à évoquer des déplacements officiels, alors que la réalité concerne une gestion de crise sanitaire et judiciaire. L’urgence absolue qui avait conduit à son transfert initial en vol spécial l’année dernière est aujourd’hui traitée loin des regards européens.
La décision de délocaliser son traitement vers la Russie marque une rupture définitive. Pour éviter de subir le sort d’autres dirigeants poursuivis par la justice internationale, le régime privilégie désormais la protection offerte par le Kremlin. Le suivi médical de ce cancer, autrefois assuré dans l’une des meilleures cliniques de Bruxelles, devient un enjeu de sécurité nationale géré dans l’opacité des structures russes.
Par Alain Nzilo
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