Duel à mort au perchoir, Sarandji accuse, Ngamana enrage, Touadera arbitre les éternels chaos
Rédigé le 11 mai 2026
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
L’ambiance était électrique au Palais du Peuple, sur l’avenue de l’Indépendance. Pour son premier discours en tant que Président de l’Assemblée nationale de la huitième législature de la septième République, l’historien Simplice Mathieu Sarandji a ouvert une véritable boîte de Pandore. Entre deux caprices de toux, le « vieux » de PK 11 a jeté un pavé dans la mare : des élus auraient tenté d’attenter à sa vie via les services d’un marabout basé à Carnot.
Si dans son discours Simplice Mathieu Sarandji n’a cité aucun nom, l’accusation est désormais claire. Dans les couloirs de l’hémicycle, tous les regards se sont tournés vers un homme présent dans les tribunes le jour de l’installation des députés : le propre frère aîné d’Évariste Ngamana.
Le frère de Ngamana au cœur du scandale
Selon des informations exclusives confirmées à la rédaction de CNC, le marabout indexé par Simplice Mathieu Sarandji n’est autre que le grand frère biologique de Ngamana. Ce dernier, grand maître sorcier et marabout de maître à Carnot et au service exclusif de son frère cadet depuis des années, avait fait le déplacement à Bangui spécialement pour assister à la prise de fonction de Ngamana. En dénonçant ce “marabout de Carnot” qui se trouvait physiquement dans l’hémicycle lors de l’installation des députés, Sarandji a visé le cœur même du clan Ngamana.
Entre Bible et fétiches : La guerre des ondes mystiques
Fidèle reconverti au christianisme, après un parcours qui l’a mené de l’animisme à l’orthodoxie au sein de l’Église Christ-Roi, Simplice Mathieu Sarandji invoque désormais son Dieu pour le « venger ». Mais derrière les prières se cacherait une contre-offensive mystique. Ce ne serait pas par l’Esprit Saint que le président de l’Assemblée aurait été alerté, mais par son propre voyant, un féticheur réputé sur l’axe Baoro-Carnot. C’est ce dernier qui aurait révélé à son épouse que le frère de Ngamana était à Bangui pour « travailler » contre lui.
La trahison de l’Empereur-président
Face à ces accusations publiques, Évariste Ngamana est aujourd’hui dans une colère noire, tant contre Sarandji que contre son beau-père, Faustin-Archange Touadera. L’ambitieux dauphin se sent trahi. Il rappelle en privé l’accord secret signé avant le référendum constitutionnel : le perchoir devait lui revenir. Obligé de rester 1er vice-président sous les ordres d’un homme qui accuse son propre frère de sorcellerie, Ngamana ne décolère pas. « Touadera n’est pas sérieux », fulmine-t-il, constatant que le Président laisse Sarandji l’humilier publiquement.
Cette guerre spirituelle, loin de rester confinée aux discours, se traduit désormais par une reprise en main sans précédent de l’appareil législatif, transformant le perchoir en une forteresse imprenable.
Mais le psychodrame a franchi un nouveau palier. Après son discours offensif, Simplice Mathieu Sarandji a pris la décision radicale de reporter à ce lundi l’élection des membres du bureau de l’Assemblée nationale. Mais au-delà du calendrier, c’est surtout la méthode qui change : les processus électifs habituels sont balayés, verrouillant ainsi le sort de Ngamana et de son clan.
Vers une présidence absolue : Sarandji verrouille le Bureau
Le patriarche Simplice Mathieu Sarandji, tout-puissant président de la 8e législature, a clairement fait savoir que c’est désormais lui-même qui composera son équipe, choisissant seul ceux qu’il souhaite voir à ses côtés, avant de les faire valider par l’Assemblée sans recours au vote secret.
Cette reprise en main brutale est motivée par une volonté affichée d’épurer l’institution de toute influence mystique. Dans une charge virulente, le « patriarche » a déclaré ne plus vouloir tolérer au sein du bureau la présence de « sorciers », de « marabouts » ou de leurs frères.
Visant sans détour les pratiques qu’il attribue au clan adverse, il a fustigé ceux qui feraient venir des praticiens de la Lobaye jusqu’à Bangui, décrivant avec mépris des scènes où certains élus dormiraient dehors, sur des feuilles de bananier, dans leurs propres cours, pour des rites de pouvoir.
En imposant ses choix à travers une liste soumise à un vote par acclamation, Sarandji s’octroie un contrôle total sur l’identité de ceux qui dirigeront l’institution à ses côtés, verrouillant ainsi toute velléité de contestation interne.
Un testament politique sous haute tension
Conscient que son âme se prépare pour « le grand et long voyage », Sarandji verrouille sa sortie. En liant sa survie physique aux activités du clan Ngamana, il place son ancien vice-président dans une impasse totale : si le patriarche s’éteint durant ce mandat de 7 ans, le pays entier pointera du doigt Ngamana et son frère marabout comme les responsables.
Le régime de Bangui offre aujourd’hui le spectacle d’une fin de règne où les incantations remplacent les débats législatifs. Entre un patriarche qui refuse de céder la place et un héritier qui voit son propre frère traité d’assassin mystique, le perchoir ressemble plus que jamais à un trône piégé.
Du moment où personne n’est dans le secret de Dieu pour connaître l’avenir, une question reste entière : qui du marabout de Carnot ou de la constitution aura le dernier mot sur l’avenir de Sarandji à la tête de cette 8e législature ?
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Par Gisèle MOLOMA
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
