Alkatim Mahamat , chef du MPC limogeait son chef d’état-major Djido Ali pour indiscipline et double jeu

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Alkatim Mahamat , chef du MPC limogeait son chef d’état-major  Djido Ali pour indiscipline et double jeu

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Alkatim Mahamat , chef du  Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC) vient de démettre son propre chef d’état-major, un poste qu’il avait lui-même créé il y a moins d’un an. Une rupture brutale qui dit beaucoup sur les tensions internes qui rongent ce groupe armé signataire de l’Accord de Ndjamena.

 

Par décision n° 0027/5/06, signée le 1er mai 2026 à Ndjamena, l’autoproclamé général Alkatim Mahamat, président fondateur du MPC, a relevé de ses fonctions Djido Ali, un Soudanais qu’il avait lui-même propulsé à la tête de l’état-major du mouvement. La décision prend effet immédiat. Djido Ali est désormais interdit d’exercer toute activité ou représentation au nom du MPC.

 

Les motifs invoqués dans le document sont lapidaires : non-respect des dispositions statutaires relatives aux objectifs du mouvement et violation du règlement intérieur. Mais selon les informations recueillies par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, la réalité derrière cette décision est plus crue.

 

Djido Ali, nommé chef d’état-major dans le cadre d’une restructuration du mouvement, aurait pris ses distances avec la ligne de commandement du MPC pour se rapprocher d’un autre groupe armé tchadien actif dans l’est du pays, au mépris des obligations qu’impose sa position. Des sources proches du dossier, interrogées par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, indiquent qu’il agissait en dehors de toute concertation avec sa hiérarchie, prenant des initiatives sans en référer au président fondateur, et ce en totale impunité.

 

Ce comportement,  travailler avec d’autres factions rebelles tout en portant le titre de numéro un militaire du MPC,  constituait, aux yeux du général Alkatim Mahamat, une trahison de l’accord de Ndjamena, dont le MPC est l’un des signataires. Dans ce type de cadre, chaque mouvement est supposé respecter une ligne politique et militaire claire. Djido Ali n’en faisait visiblement plus qu’à sa tête.

 

La décision de limogeage a été transmise en ampliation au garant de l’Accord de Ndjamena, au gouvernement centrafricain, aux alliés russes, à la MINUSCA, ainsi qu’aux archives du mouvement. Un protocole qui signale que le MPC entend officialiser cette rupture sur tous les plans, y compris diplomatiques.

 

Ce limogeage confirme une réalité que l’on retrouve dans de nombreux groupes armés: la fidélité des combattants et des cadres reste conditionnelle, tributaire des intérêts du moment plutôt que des engagements signés.

 

Par Brahim Sallé

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