Hervé Verhoosel, ancien directeur de la communication de la MINUSCA, appelle les artistes centrafricains à “dépasser les divisions inutiles”
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Hervé Verhoosel, ancien directeur de la communication de la Mission des Nations Unies en Centrafrique et citoyen d’honneur de la ville de Bangui, a publié ces derniers jours une lettre ouverte aux artistes centrafricains, les invitant à mettre fin aux polémiques qui divisent le milieu culturel. “Le moment est venu de dépasser les divisions inutiles”, écrit-il.
Contactée par la rédaction de CNC, aucune réaction n’avait encore été recueillie du côté des parties concernées au moment de la publication de cet article.
L’ancien responsable onusien, qui se présente également comme Officier de l’Ordre de la Reconnaissance centrafricaine, dit avoir vécu “deux années intenses” en République centrafricaine, au cours desquelles il a côtoyé de nombreux artistes issus de scènes différentes. Il cite nommément Ozaguin, avec qui il dit avoir travaillé en raison de son “professionnalisme, sa droiture et son engagement”, mais aussi Losseba, et feu Vey Zo, dont il salue la mémoire : “sa voix et son engagement continuent de résonner bien au-delà de sa présence.”
C’est à partir de ce vécu qu’il formule son appel. Verhoosel observe “avec une réelle tristesse” les polémiques récentes autour de questions de visas et de mises en cause publiques entre artistes. Sans nommer les protagonistes ni arbitrer les accusations, il met en garde contre les effets collatéraux de ces tensions : “lorsque ces débats se transforment en règlements de comptes publics, ils fragilisent l’ensemble d’un secteur qui, au contraire, a tout à gagner à se rassembler.”
L’enjeu, selon lui, dépasse les rivalités personnelles. Il pointe notamment les répercussions possibles sur la circulation des artistes centrafricains en Afrique et en Europe, en particulier en France. “Les polémiques publiques, les accusations non vérifiées ou les divisions visibles peuvent créer des incompréhensions, voire fragiliser la confiance de partenaires culturels, institutionnels ou diplomatiques qui jouent un rôle clé dans la circulation des artistes”, prévient-il.
La RCA, insiste Verhoosel, n’est pas dépourvue d’atouts. “Des artistes talentueux, des initiatives culturelles, des partenaires prêts à accompagner ces dynamiques” sont là. Ce qui fait défaut, à ses yeux, c’est “cette cohésion — entre artistes, mais aussi entre les publics qui les suivent.”
Il conclut sa lettre en sango et en français, saluant ses “amis centrafricains” avec un “Barala kwe !” en ouverture et un “Eke yeke !” en clôture, gestes qui n’ont pas manqué d’être remarqués par des lecteurs centrafricains sur les réseaux sociaux, certains y voyant la marque d’un homme sincèrement attaché au pays.
Par Alain Nzilo
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