ACFPE : une note circulaire du conseil d’Administration révèle l’ampleur du pillage financier que CNC avait dénoncé
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
L’Agence centrafricaine pour la Formation professionnelle et l’Emploi traverse actuellement une crise financière grave. Le Président du Conseil d’administration, l’incompétent Henri Koulayom, a signé le 17 avril 2026 une note circulaire portant le numéro 464, intitulée “Réduction urgente des dépenses non essentielles”, dans laquelle il reconnaît ouvertement “une absence de liquidités disponibles” au sein de l’agence.
Le document, dont CNC a obtenu copie, suspend immédiatement le recrutement et certains investissements. Selon la note circulaire signée par le Pr Henri Koulayom, seules trois catégories de dépenses sont désormais maintenues : les salaires et charges du personnel, le carburant “strictement limité aux besoins opérationnels indispensables”, et les travaux de construction du bâtiment R+1, présentés comme un “investissement stratégique”.
Ce qui frappe dans ce texte, c’est l’absence totale de mention des dépenses de santé, pourtant garanties par la convention collective de l’établissement.
Contacté par CNC, une source proche de l’agence indique que cette situation est prévisible depuis plusieurs mois. D’ailleurs, d’après la même sources, les agents avaient même informé et dénoncé un pillage organisé au sein de cette structure publique.
Au cœur de ce dossier, se cache la ministre du Travail, Mme Annie-Michelle Mwanga, qui a imposé au départ sa cadette Renée Bimbo comme directrice générale par intérim, ouvrant la voie à des détournements massifs portant sur les véhicules de service et les fonds de l’agence.
Selon les informations qu’on n’a cessé de dénoncer sur CNC, une grande partie du pillage de l’ACFPE se fait via les formations bidon telles que celle portée sur “changement de mentalité”, assurées par la sœur et la fille directe de la Ministre Anie Michelle Mouanga venues spécialement de France. Cette formation, à elle seule, a englouti plusieurs millions de francs CFA en l’espace d’une seule semaine. Et ce, durant des années.
La note circulaire du Pr Henri Koulayom, loin de rassurer, confirme ce que CNC avançait depuis longtemps : l’ACFPE est à sec à cause de son pillage. “
Chaque responsable de service est tenu d’en assurer l’application sans délai”, conclut le document, sans expliquer comment l’agence en est arrivée là, ni nommer les responsables de la situation.
Par Anselme Mbata
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