Sur le site minier chinois de Yaloké, les ouvriers sont en grève et demandent le départ immédiat de l’un de leurs chefs chinois

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Sur le site minier chinois de Yaloké, les ouvriers sont en grève et demandent le départ immédiat de l’un de leurs chefs chinois

Sur le site minier chinois de Yaloké, les ouvriers sont en grève et demandent le départ immédiat de l’un de leurs chefs chinois
Les camions sur le site minier de l’IMC de Gomignon , 20 kilomètres de Yaloké, dans l’Ombella-Mpoko. Photo CNC

 

 

Rédigé le 13 avril 2026 .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 À la base centrale de Gomion, dans la localité de Yaloké, les employés centrafricains de l’entreprise minière chinoise IMC ont cessé le travail ce dimanche, dénonçant le règne d’un responsable chinois qui impose sa loi au mépris de tout cadre légal centrafricain.

 

Les grévistes exigent le départ immédiat de M. AGYOUA, cadre chinois de la société, qu’ils accusent d’un comportement tyrannique et d’une jalousie maladive.

 

Pour rappel, chez IMC, le code du travail de la République centrafricaine n’existe pas. Les horaires, les tâches, les jours de repos, y compris les jours fériés, sont fixés unilatéralement par la direction chinoise. Le délégué du personnel, pourtant censé représenter les ouvriers, est en réalité désigné par les Chinois eux-mêmes. Sur un autre chantier minier de l’IMC  à Gobolo par exemple, un responsable chinois circule ouvertement et visiblement armé sur le site.

 

En plus, plus de la moitié des employés chinois de la société IMC seraient entrés sur le territoire illégalement par le Cameroun de manière clandestine. Mais à chaque contrôle, ils se dissimulent ou prennent la fuite  avec l’appui de éléments de forces armées centrafricaines.

 

Justement, les grévistes pointent aussi la complicité du sommet de l’État. Selon eux, les dirigeants d’IMC ont corrompu les ministres, voir même le premier ministre et agents locaux, s’assurant une impunité totale.

 

Les travailleurs ont adressé un ultimatum au gouvernement : rapatrier M. AGYOUA, soit vers le Cameroun, soit vers la Chine. Faute de réponse, ils disent être prêts à régler l’affaire par leurs propres moyens.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Arsène Zato

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