Accords de Ndjamena, Khartoum, CPC : le dictateur de Bangui signe des armistices de défaite et livre le pouvoir aux bandits

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Accords de Ndjamena, Khartoum, CPC : le dictateur de Bangui signe des armistices de défaite et livre le pouvoir aux bandits

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

En Centrafrique, chaque nouvelle signature avec les groupes armés ressemble à une capitulation habillée en geste de conciliation. Le pouvoir cède du terrain sans jamais reprendre l’initiative. Ce rituel se répète depuis plus de vingt ans.

 

Dès les premiers accords en 2003, l’État a commencé à ouvrir des portes ministérielles aux chefs de factions. Chaque texte signé à l’extérieur renforce cette habitude au lieu de la briser. Les promesses de paix se transforment en concessions permanentes.

 

Joseph Bindoumi, lors de l’émission Patara sur la radio Ndékè-luka,  qualifie ces documents d’armistices déguisés. L’État admet implicitement sa défaite militaire et accepte les conditions imposées par ceux qui portent les armes. Il refuse de cautionner de telles négociations.

 

L’accord de Khartoum en 2019 devait clore le cycle des violences. Un an plus tard, les mêmes signataires formaient la CPC et reprenaient les hostilités. La feuille de route de Luanda n’a rien changé à cette dynamique.

 

En 2025, Ndjamena au Tchad a vu naître un nouvel engagement avec 3R et UPC. Ces groupes, déjà impliqués dans les précédents textes, reviennent avec les mêmes exigences. Chaque round alimente le suivant.

 

Les intellectuels sur les ondes le répètent : ces papiers ne produisent aucune paix durable. Ils servent seulement de levier pour que les factions restent influentes. L’État reste prisonnier de ses propres engagements.

 

Paul Crescent Beninga pointe l’absence de plus-value réelle depuis 2008. Des personnalités issues des groupes armés occupent des postes depuis des lustres sans que la sécurité s’améliore. Le calcul ne tient pas.

 

Les citoyens regardent ce manège avec lassitude. Les mêmes noms reviennent dans les tractations, portés par la menace latente des armes. Bangui continue de négocier au lieu de restaurer son autorité pleine.

 

Les forces armées centrafricaines attendent toujours les moyens adéquats pour imposer le respect. Pendant ce temps, les discussions avec les bandits armés dictent une partie du paysage politique. Le cycle perdure.

 

Par Anselme Mbata

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