À Sibut, les élèves et leurs parents dénoncent le détournement répété de la bourse Maïngo destinée aux filles

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Le dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadera, a ouvert, le 12 mars 2025, le Conseil des ministres en exprimant une vive préoccupation sur les manifestations au lycée de Sibut. Qui a couté la vie aux élèves. Mais pourquoi cette manifestation ?
En effet, à l’origine, les élèves ont dénoncé une gestion douteuse de la bourse scolaire Maïngo , avec des soupçons qui pointent vers des responsables de l’éducation nationale et des cadres du ministère de l’Économie.
Puis, vient le jour fatidique : les tensions ont dégénéré. La résidence du proviseur a été mise à sac, des élèves ont été blessés, les forces de l’ordre sont intervenues, et plusieurs lycéens en grève ont fini en cellule.
La confiance s’est effondrée dans toute la communauté éducative de Sibut, mais le dictateur de Bangui, de son côté, à la grande surprise de tous, a simplement instruit le ministre d’État chargé de l’éducation de veiller à l’entretien de la clôture du lycée Barthélemy-Boganda à Bangui. Vous comprenez ? Kongo-Boro ne sanctionne jamais ceux qui volent et détournent le peu financé par les partenaires du pays destiné aux citoyens pauvres.
En plus de cela, aucune enquête approfondie n’a été annoncée sur les détournements de la bourse Maïngo dénoncé par ces enfants.
Le message reste clair : l’ordre doit régner à l’école, les infrastructures doivent être protégées, mais les vrais responsables de la crise restent intouchés.
Pendant ce temps, les jeunes de Sibut paient le prix de leur révolte, et la clôture du lycée Boganda deviendra bientôt la seule réponse visible du pouvoir.
Par Anselme Mbata
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