L’agence Telecel de Berberati fermée pour loyers impayés : une société qui s’effondre en silence

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L’agence Telecel de Berberati fermée pour loyers impayés : une société qui s’effondre en silence

 

L’agence Telecel de Berberati fermée pour loyers impayés : une société qui s’effondre en silence
Image d’illustration des portes de la Télécel fermées à Bangui la fois dernière. Photo CNC

 

Rédigé le 01 mars 2026 .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La première entreprise de téléphonie mobile de Centrafrique, Telecel, est aujourd’hui incapable de payer ses loyers dans les villes du pays, signe d’une gestion qui s’est détériorée au fil des années.

 

À Berberati, chef-lieu de la préfecture de Mambéré-Kadéï, le propriétaire du bâtiment abritant l’agence locale de Telecel a pris une décision ferme  ce samedi 28 février 2026 : il a bloqué l’accès aux locaux. La raison est simple,  un loyer impayé qui s’élève à 1,5 million de francs CFA, malgré plusieurs mises en demeure envoyées depuis le mois de décembre dernier.

 

Il faut le rappeler. Ce n’est pas la première fois que Telecel se retrouve dans une telle situation. À Bangui, la capitale, l’agence principale sur l’avenue Barthelemy Boganda a déjà été fermée à plusieurs reprises pour non-paiement d’impôts, de taxes et de loyers. La crise qui touche maintenant Berberati montre que le problème n’est pas local, mais qu’il ronge l’ensemble de la structure de la Télécel.

 

Cette entreprise, autrefois solide, a changé de propriétaires plusieurs fois. Après avoir été dirigée par le centrafricain propriétaire Pismiss, puis passant aux investisseurs égyptiens reconnus pour leur rigueur, elle a été rachetée par des hommes d’affaires libanais dont la manière de gérer l’entreprise a conduit la société dans une impasse financière profonde.

 

Sur le terrain, les travailleurs et les clients paient le prix de cette désorganisation. Les agences ferment, les services se dégradent, et les obligations financières les plus élémentaires, comme le règlement des loyers, ne sont plus honorées dans les délais.

 

Le propriétaire du bâtiment de Berberati, lui, ne veut plus attendre. Après des mois de relances restées sans réponse, il exige que l’agence libère ses locaux sans délai supplémentaire.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Patrice Ngala

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