Torture d’un policier à la CNS : la tension grimpe au sein de la compagnie

Rédigé le 13 janvier 2026 .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Depuis une semaine, les agents de la CNS expriment leur indignation suite à la torture d’un collègue par leurs chefs mercredi dernier. Le policier est désormais incarcéré à l’office central pour la répression du banditisme.
En effet, tout a commencé avec les absences répétées de ce policier détaché à la CNS. L’homme se présente au travail de façon irrégulière, ce qui irrite sa hiérarchie. À chaque fois qu’il daigne venir, on l’expédie vers des postes qu’il perçoit comme des brimades. Cette situation nourrit sa rancœur, même si le policier garde le silence sur son mécontentement.
C’est dans ce contexte que le mercredi 7 janvier, le policier arrive au travail comme à son habitude. Un commandant lui fait alors des remontrances sur son absence répétée et son attitude professionnelle. Les propos du supérieur heurtent profondément le jeune agent qui perd son calme.
La discussion vire rapidement à l’affrontement verbal entre les deux hommes. Dans un geste irréfléchi, le policier sort son arme et la pointe vers son commandant. Ce dernier prend immédiatement la fuite pour échapper à la menace.
Après s’être mis à l’abri, le commandant court informer le directeur de la CNS et les autres officiers de l’incident qui vient de produire. Ensemble, ils élaborent un stratagème pour neutraliser le policier rebelle. L’agent, convaincu que la querelle est terminée, range son arme et reprend ses échanges avec ses camarades policiers.
C’est à ce moment précis que deux lieutenants et un commandant l’attrapent par derrière. Ils le maîtrisent avec force et le traînent jusqu’à la geôle où commence un passage à tabac en règle. Même le garde du corps personnel du directeur de la CNS participe à la torture du policier.
La scène se déroule en présence du directeur de la CNS lui-même. Les agents s’acharnent sur leur collègue pendant de longues minutes. Ils vont jusqu’à prendre des ciseaux pour déchirer son uniforme, le laissant torse nu avec seulement son caleçon avant de le jeter dans la cellule.
Mais l’humiliation ne s’arrête pas là pour autant. Les officiers décident de transférer le policier à l’Office central pour la répression du banditisme où il reste détenu. Pendant ce temps, l’atmosphère à la CNS devient électrique parmi les agents.
Les policiers expriment ouvertement leur désaccord avec le traitement infligé à leur camarade. Beaucoup estiment que la sanction dépasse largement la faute commise. Cette affaire ravive les frustrations accumulées concernant les pratiques de certains responsables au sein de la compagnie.
Les agents subalternes accusent leur hiérarchie de favoritisme et de maltraitance. Dès qu’un policier ose hausser le ton, il subit des représailles disproportionnées. On le torture et on l’enferme comme s’il s’agissait d’un criminel de droit commun, alors qu’il porte le même uniforme que ses bourreaux
Il faut le rappeler que ce n’est pas la première fois que de tel acte se produit au sein de la CNS. Avec le directeur actuel, la compagnie sombre dans le désordre. Même le directeur et son fils se sont bagarrés à la compagnie au su et vu des policiers. Le directeur ne se respecte même pas. Il se comporte comme un gamin têtu.
Par Anselme Mbata
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