Plainte à la CPI contre Touadéra : le président répond en décorant officiellement les Mercenaires russes du groupe Wagner pour insulter la communauté internationale

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Par : Alain Nzilo, Directeur de Publication de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le 8 octobre 2025, deux événements simultanés ont montré le bras de fer qui s’engage entre le régime Touadéra et ses opposants sur la scène internationale. Alors que le cabinet de Maître Philippe Larochelle déposait officiellement une plainte contre le président centrafricain à la Cour Pénale Internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, Faustin-Archange Touadéra répondait par un geste de défi : la décoration officielle de mercenaires russes du groupe Wagner à Bangui.
Depuis un mois, le cabinet de Maître Philippe Larochelle, avocat canadien, avait annoncé le dépôt imminent d’une plainte officielle contre le président Touadéra. Cette démarche judiciaire est initiée par le collectif de la diaspora centrafricaine communément appelé “les 12 Apôtres”. Le 8 octobre 2025, la plainte a été officiellement déposée auprès du procureur de la Cour Pénale Internationale. L’Association des Douze Apôtres a publié un communiqué de presse (n°04.08.10.25) pour informer “la population centrafricaine, la communauté internationale et l’ensemble des médias tant nationaux qu’internationaux” de cette démarche judiciaire qui avait été initiée en avril 2024.
Les plaignants accusent Faustin-Archange Touadéra et ses complices de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Ces accusations portent notamment sur les massacres commis par les mercenaires russes de Wagner sur le territoire centrafricain avec la complicité du président qui les a introduits dans le pays et leur a donné carte blanche.

Pendant ce temps, le même jour, 8 octobre 2025, à Bangui, le président Touadéra organisait une cérémonie officielle pour décorer des mercenaires russes du groupe Wagner. Le choix de cette date n’est pas un hasard. C’est un geste calculé, une réponse publique à la plainte déposée à La Haye. En décorant officiellement des mercenaires de Wagner le jour même où une plainte le visant est déposée à la CPI pour ses liens avec ces mêmes mercenaires, Touadéra envoie un message clair : “Votre procédure ne me fait pas peur. Je continue mes relations avec Wagner ouvertement. Votre plainte est ridicule”.
Cette décoration des mercenaires russes du groupe Wagner est une opération de communication. Touadéra veut montrer à la Cour Pénale Internationale, à ses jeunes opposants de la diaspora et à la communauté internationale qu’il ne se laissera pas intimider. Il affirme sa souveraineté en décorant des mercenaires de Wagner le jour même où on l’accuse de complicité avec Wagner dans des crimes contre l’humanité. C’est aussi une manière de dire : “Je m’en bats les couilles de votre plainte. Vous pouvez déposer tous les dossiers que vous voulez, je fais ce que je veux dans mon pays”.

Ce 8 octobre 2025 marque le début d’une guerre de communication à grande échelle entre deux camps. D’un côté, les 12 Apôtres et leurs avocats utilisent les instruments du droit international pour mettre la pression sur Touadéra. Ils documentent les crimes, rassemblent les preuves, déposent des plaintes devant des juridictions internationales. Leur objectif est de faire basculer le rapport de force en utilisant le droit comme arme. De l’autre côté, Touadéra répond par la provocation et le défi. Il organise des cérémonies officielles avec Wagner précisément les jours où les plaintes sont déposées. Il veut montrer qu’il est intouchable, protégé par la Russie, et que les procédures juridiques internationales ne l’impressionnent pas.
Ces deux stratégies visent le même objectif : influencer l’opinion publique nationale et internationale. Les 12 Apôtres veulent isoler Touadéra sur la scène internationale et légitimer la lutte contre son régime. Touadéra veut montrer qu’il reste maître chez lui et que personne ne peut le contraindre.
La plainte déposée à la CPI porte notamment sur la complicité de Touadéra dans les crimes commis par les mercenaires russes de Wagner en Centrafrique. Cette complicité est évidente et documentée. C’est Touadéra qui a fait venir Wagner en Centrafrique. C’est lui qui les paie 10 milliards de francs CFA par mois. C’est lui qui leur a donné accès aux ressources minières du pays. C’est lui qui leur a permis de contrôler l’armée nationale. C’est lui qui ferme les yeux sur leurs exactions.
Les mercenaires russes du groupe Wagner tuent massivement dans le pays. À Ngbafio dans la Nana-Mambéré, ils ont assassiné deux civils dans leurs champs. À Mbokie, à Zémio, à Obo, partout où ils passent, Wagner laisse des cadavres de civils. Les viols, les pillages, les massacres se multiplient. Touadéra connaît ces crimes. Il les tolère. Il les couvre. Parce que Wagner protège son régime et lui garantit de rester au pouvoir jusqu’à sa mort. En échange de cette protection, Touadéra donne carte blanche aux mercenaires russes de Wagner pour faire ce qu’ils veulent : tuer impunément, instaurer la dictature, piller les ressources.
C’est cette complicité active dans les crimes de Wagner qui fonde l’accusation de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité portée contre Touadéra. Il ne se contente pas de fermer les yeux. Il facilite, organise et couvre les crimes commis par ces mercenaires russes.
La diaspora centrafricaine, épuisée de voir son pays sombrer dans la dictature et le chaos sous contrôle des mercenaires russes de Wagner, a décidé d’agir. Ne pouvant rien faire à l’intérieur du pays où toute opposition est réprimée, elle utilise les instruments juridiques internationaux. Les 12 Apôtres représentent cette diaspora qui refuse de baisser les bras. Ils savent que les procédures devant la CPI sont longues, que les condamnations sont rares, que les États protègent souvent leurs dirigeants. Mais ils considèrent qu’il faut tout essayer pour arrêter la machine de mort que représente l’alliance Touadéra-Wagner.
Le dépôt de cette plainte marque le début d’un long combat juridique. Il faudra des années pour que la CPI examine le dossier, décide s’il y a lieu d’ouvrir une enquête, rassemble les preuves, éventuellement émette un mandat d’arrêt. Mais ce combat juridique a aussi une dimension politique et symbolique. Il vise à délégitimer Touadéra sur la scène internationale, à documenter ses crimes, à maintenir la pression, à empêcher qu’on normalise son régime.
Le 8 octobre 2025 marque le début d’un bras de fer entre Touadéra et ses opposants sur le terrain juridique international. La plainte est déposée, le président répond par la provocation, les avocats préparent leurs arguments, le régime organise sa défense. Ce bras de fer va se jouer sur plusieurs terrains. Juridique d’abord : la CPI va-t-elle accepter d’examiner la plainte ? Les preuves sont-elles suffisantes ? Les témoins seront-ils protégés ? Diplomatique ensuite : les alliés de Touadéra, notamment la Russie, vont-ils bloquer toute procédure ? Médiatique enfin : qui va gagner la bataille de l’opinion publique ?
En décorant des mercenaires russes de Wagner le jour du dépôt de la plainte, Touadéra pense avoir gagné la première manche. Il montre qu’il ne se cache pas, qu’il assume ses alliances avec Wagner, qu’il ne craint pas la justice internationale. Mais cette provocation peut aussi se retourner contre lui. En affichant aussi ouvertement ses liens avec Wagner au moment précis où on l’accuse de complicité avec ces mercenaires dans des crimes de guerre, il fournit lui-même des arguments à ses accusateurs.
La décoration de mercenaires russes de Wagner n’est pas un crime en soi. Mais le timing et le symbole renforcent l’accusation de complicité active avec Wagner. Touadéra ne se contente pas de travailler avec Wagner pour des raisons sécuritaires. Il célèbre publiquement ces mercenaires le jour même où on l’accuse de crimes liés à Wagner. Cette guerre de communication ne fait que commencer. Les 12 Apôtres continueront à alimenter la procédure juridique avec de nouveaux éléments, de nouveaux témoignages, de nouvelles preuves. Touadéra continuera à défier ses accusateurs en affichant encore plus ouvertement son alliance avec Wagner.
Le peuple centrafricain, lui, continue de mourir sous les balles des mercenaires russes de Wagner pendant que se joue cette bataille judiciaire et médiatique dont l’issue reste incertaine.
Par Alain Nzilo
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Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
