L’insécurité gagne du terrain : attaque sanglante à 140 km de Bangui sur la route de Sibut

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L’insécurité gagne du terrain : attaque sanglante à 140 km de Bangui sur la route de Sibut

 

L’insécurité gagne du terrain : attaque sanglante à 140 km de Bangui sur la route de Sibut
Les soldats FACA sur des motos à Sibut, dans la préfecture de Kemo, située à 180 kilomètres de Bangui. Photo CNC

 

Rédigé le 10 janvier 2026 .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Partis pour dépanner un véhicule à Bria, deux frères n’ont jamais atteint leur destination. Des bandits les ont pris pour cible vendredi soir sur la route de Sibut.

 

Les deux hommes habitent le quartier PK5 dans le 3e arrondissement. L’un est le conducteur de taxi-moto, l’autre travaille comme mécanicien. Ce sont des frères de même mère et même père qui répondaient à un appel venu de Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto.

 

Un véhicule participant à la campagne électorale du 28 décembre dernier  à Ouanda-Djallé était tombé en panne à Bria à son retour à Bangui. Le conducteur sur place a téléphoné à Bangui pour demander qu’on leur apporte la pièce nécessaire avec, si possible, un mécanicien pour arranger le véhicule. C’est dans ce cadre que les deux frères, l’un mécanicien, l’autre conducteur ont décidé d’acheter ce qu’il fallait et a pris la route pour se rendre à Bria et procéder au dépannage.

 

Ils ont pris leur moto vendredi en fin de journée pour prendre la route. Leur itinéraire les a d’abord menés à Damara, à 75 km de Bangui. Cette ville, il faut le noter, est la ville de la mère du dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadera.

 

Le dictateur Baba Kongoboro y a bâti une ferme où il passe ses week-ends. La zone bénéficie normalement d’une attention particulière des autorités. Pourtant, les deux jeunes du PK5 allaient bientôt découvrir que cette protection ne s’étend pas plus de 3 kilomètres de la ville de Damara.

 

Après Damara, ils roulaient en direction de Sibut, située à 185 km de la capitale. À 45 km avant cette ville, dans les environs du village Mambo, les malfaiteurs les attendaient. Il était environ 21 heures ce vendredi 9 janvier quand le piège s’est refermé.

 

Les assaillants ont tiré sans sommation. Les balles ont atteint les jambes des deux frères qui sont tombés au sol avec leur moto. Blessés, incapables de se relever, ils sont restés là dans la nuit.

 

Des habitants du village ont entendu les détonations et sont venus voir. Constatant l’état des victimes, ils les ont chargées dans un pousse-pousse. Quelqu’un a poussé la moto pendant que d’autres transportaient les blessés vers le dispensaire de Mambo.

 

Ce petit centre de santé a fait ce qu’il pouvait avec ses moyens limités. Le lendemain, on a organisé le transfert des deux hommes vers Bangui. Ils reçoivent maintenant des soins dans un hôpital de la capitale.

 

L’agression s’est produite à seulement 140 km de Bangui, pas très loin d’une zone considérée comme sûre. Les coupeurs de route opèrent désormais aux portes de secteurs censés être sous contrôle. Ils se rapprochent de plus en plus de la capitale.

 

Dans les rues de Bangui même, la situation n’est guère meilleure. Les bandits circulent partout sans rencontrer beaucoup d’obstacles. Se déplacer librement devient chaque jour plus risqué pour les Centrafricains ordinaires​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata

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