les FACA délogés de leur position par la CPC à Zarami
Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.
Les rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont pris d’assaut une position des Forces armées centrafricaines (FACA) ce samedi 4 janvier à l’aube dans le village de Zarami, situé à 18 km de Gallo sur la route d’Abba. Les militaires ont dû abandonner leurs positions sous la pression des assaillants.
En effet, l’offensive a débuté aux premières lueurs du jour, vers 5 heures du matin. Pris par surprise, les soldats gouvernementaux ont quitté précipitamment leur base de Zarami, laissant derrière eux armes et équipements récupérés par les rebelles. Le bilan exact des pertes n’est pas encore établi, mais des sources sécuritaires parlent des blessés.
Des habitants de Zarami témoignent d’une situation tendue depuis plusieurs semaines. “Entre Abba et Gallo en passant par Zarami, les militaires ont installé quatre barrages. À chaque passage, nous devons payer 2000 francs CFA, que nous soyons à pied, à moto ou en voiture”, explique un commerçant sous couvert d’anonymat.
Cette pression exercée sur la population locale a créé un climat délétère. Rappelons le, à Mann, située à près de 50 kilomètres de Bocaranga, un incident est survenu le 31 décembre dernier avait déjà amplifié les tensions : une lycéenne de Bocaranga a été retenue pendant cinq heures par des soldats FACA. Bien qu’ayant présenté sa carte scolaire et son assurance, les militaires exigeaient une carte nationale d’identité. Elle n’a pu poursuivre son voyage qu’après l’intervention de proches venus payer la somme réclamée.
Les autorités militaires de Bouar, sollicitées par notre rédaction, n’ont pas encore communiqué sur cette attaque qui intervient dans un contexte régional déjà fragilisé. Le ministère de la Défense, dirigé par Claude Rameaux Bireau, garde pour l’instant le silence sur cet incident.
Cette nouvelle attaque souligne la persistance de l’insécurité dans cette région située à plusieurs centaines de kilomètres de Bangui, où les relations entre forces armées et populations locales restent complexes.
Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique
Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21
Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com
Cliquez sur ce lien pour vous Abonnez à la chaine WhatsApp de Corbeau News Centrafrique
Invitation à suivre la chaine du CNC
Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes WhatsApp :
Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.




![Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR pendant que l’État regarde ailleurs Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Yalinga, une ville de la préfecture de la Haute-Kotto reste une porte grande ouverte sur le Soudan. Et tout le monde le sait : un danger pour le pays. Selon les propres mots de la sous-préfète Natacha Gwladys Akani, l’autre axe, celui qui mène directement vers la frontière soudanaise, n’est toujours pas sécurisé. Les hommes armés venus du Soudan y circulent comme bon leur semble. Ils entrent, ils sortent, ils passent et repassent sans aucune gêne réelle. C’est devenu leur couloir préféré. Un an et demi après l’arrivée de Mme Akani, après le déploiement tant vanté des FACA, de la police et de la gendarmerie au centre de Yalinga, cet axe reste une zone de non-droit. La présence des forces de sécurité est concentrée au chef-lieu, mais dès qu’on s’éloigne un peu, surtout vers cet axe stratégique, le vide se fait sentir. Résultat : les rebelles profitent de cette faille béante pour circuler librement. La sous-préfète ne cache pas son inquiétude. Elle demande ouvertement au gouvernement de « garder le cap » et de renforcer la sécurisation de cette zone. En langage clair, cela veut dire que l’État n’a toujours pas fait le nécessaire. Il a envoyé quelques éléments au centre pour calmer les esprits, mais il a laissé l’axe frontalier sans contrôle réel. Une véritable autoroute pour tous ceux qui veulent causer du trouble ou faire du business illicite avec le Soudan. C’est le même refrain qu’on entend depuis des années en Centrafrique : on sécurise ce qui se voit, on prend des photos avec les nouvelles casernes bien peintes, et on abandonne les axes sensibles. Les partenaires techniques et financiers applaudissent les progrès au centre-ville, pendant que les rebelles continuent à utiliser librement cette porte d’entrée vers le territoire national. L’État regarde ailleurs. Il préfère célébrer la jolie gendarmerie et le bureau de sous-préfecture tout neuf plutôt que d’envoyer des renforts conséquents, des moyens roulants et une présence permanente sur cet axe. Résultat : Yalinga reste vulnérable. La population vit avec la peur constante que les hommes armés reviennent en force, parce que rien ne les empêche vraiment de le faire. Tant que Bangui traitera cet axe comme un détail secondaire, tant qu’on continuera à déployer des forces en nombre ridicule sans les doter des véhicules nécessaires pour patrouiller une zone aussi vaste, la sous-préfecture de Yalinga ne connaîtra jamais la paix durable. Elle restera simplement une localité où l’État fait semblant de revenir, pendant que les rebelles, eux, reviennent vraiment. La vérité crue est là : l’axe Yalinga-Soudan est devenu une autoroute pour les groupes armés. Et l’État, une fois de plus, choisit de regarder ailleurs. Par Moïse Banafio Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/rebelle_du_prnc_dans_la_haute_kotto-157x150.jpg)