Les activistes de la fameuse Radio Mille Collines” : Dologuélé accuse frontalement Fidèle Gouandjika d’animer une machine de propagande haineuse comparable au génocide rwandais

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Dans sa lettre explosive du 14 octobre 2025 adressée au président Faustin-Archange Touadéra, Anicet-Georges Dologuélé ne mâche pas ses mots. Il accuse directement le ministre-conseiller Fidèle Gouandjika d’animer ce qu’il appelle “la fameuse Radio Mille Collines”, une référence glaçante à la station de radio rwandaise qui a instrumenté le génocide de 1994.
Voici les passages clés de cette accusation dans la lettre de Dologuélé :
“Maintenant que je n’ai plus que la seule nationalité centrafricaine, il devient sans objet de me demander une réintégration. Les activistes de la fameuse Radio Mille Collines qui annoncent cette décision depuis deux ans semblent s’être laissés déborder par leur trop-plein de haine, ce qui les a empêchés d’avoir de la méthode dans la mise en œuvre de leur plan satanique”.
Plus loin, Dologuélé enfonce le clou : “Pour aller jusqu’au bout de votre démarche, vous devrez ensuite prendre un décret pour les démettre de leurs fonctions et les obliger à se conformer à la formalité d’introduire une demande de réintégration dans la nationalité centrafricaine. Votre ministre conseiller, animateur de Radio Mille Collines, le suggère avec beaucoup de gourmandise depuis quelques jours.”
Ces deux références ne laissent aucun doute : Dologuélé désigne clairement Fidèle Gouandjika, ministre-conseiller de Touadéra, comme l’animateur principal d’une machine de propagande qu’il compare à la Radio-Télévision Libre des Mille Collines (RTLM), la station qui a instrumenté le génocide rwandais en 1994.
Cette comparaison est d’une gravité extrême. La Radio Mille Collines n’était pas simplement une radio de propagande gouvernementale. C’était un instrument de génocide. Ses animateurs appelaient ouvertement à l’extermination des Tutsis, les désignaient comme des “cafards” à éliminer, coordonnaient les massacres en direct, et créaient un climat de haine qui a mené à l’assassinat de près d’un million de personnes en 100 jours.
Plusieurs animateurs de la RTLM ont été condamnés par le Tribunal Pénal International pour le Rwanda pour incitation directe et publique à commettre le génocide, un crime contre l’humanité. Ces condamnations ont établi un précédent juridique important : les médias qui incitent à la haine et à la violence, même sans participer directement aux massacres, portent une responsabilité criminelle.
Quand Dologuélé accuse Fidèle Gouandjika d’animer une “Radio Mille Collines” en Centrafrique, il ne fait pas une comparaison légère ou exagérée à des fins rhétoriques. Il lance une accusation précise et documentée : Gouandjika utilise sa position de ministre-conseiller et son accès aux médias pro-régime pour mener une campagne de propagande haineuse comparable à celle qui a préparé le génocide rwandais.
Examinons de près les éléments de cette accusation graves.
Premièrement, Dologuélé affirme que “les activistes de la fameuse Radio Mille Collines annoncent cette décision depuis deux ans”. Cela signifie que Gouandjika et ses complices dans les médias pro-régime préparaient depuis deux ans la décision de déclarer Dologuélé apatride. Ils créaient le terrain médiatique, manipulaient l’opinion publique, diabolisaient Dologuélé comme un “Français”, un “étranger”, quelqu’un qui n’avait pas sa place dans la politique centrafricaine.
Cette campagne de deux ans n’était pas simplement de la propagande politique normale. C’était une campagne de déshumanisation. En présentant Dologuélé comme un étranger, comme quelqu’un qui n’est “pas vraiment centrafricain”, Gouandjika et sa Radio Mille Collines créaient les conditions pour que les Centrafricains acceptent son exclusion de la vie politique, et potentiellement pire.
Deuxièmement, Dologuélé parle du “trop-plein de haine” qui anime ces activistes de la Radio Mille Collines. Ce n’est pas une critique politique ordinaire. Dologuélé identifie la haine comme le moteur principal de cette propagande. Pas la défense d’un projet politique, pas la promotion d’une vision pour le pays, mais la haine pure et simple.
Cette haine est visible dans tous les contenus diffusés par les médias contrôlés par Gouandjika. Les opposants ne sont pas simplement critiqués pour leurs idées, ils sont diabolisés, déshumanisés, présentés comme des ennemis à abattre. Dologuélé est traité de “Français”, de “traître”, d’“ennemi du peuple”. D’autres opposants sont accusés de “comploter avec des forces étrangères”, de “vouloir détruire le pays”, d’“être à la solde de puissances hostiles”.
Cette rhétorique de diabolisation est exactement celle qu’utilisait la Radio Mille Collines au Rwanda. Les Tutsis n’étaient pas présentés comme des adversaires politiques, mais comme des ennemis existentiels, des “cafards” qu’il fallait exterminer pour que les Hutus puissent vivre. Les médias de Gouandjika utilisent les mêmes techniques : ils présentent les opposants comme des menaces existentielles qu’il faut éliminer de la vie politique, et potentiellement de manière plus radicale.
Troisièmement, Dologuélé accuse ces activistes d’avoir un “plan satanique”. Ce terme n’est pas anodin dans la bouche d’un homme politique expérimenté comme Dologuélé. Il confirme que la campagne menée par Gouandjika ne vise pas simplement à gagner des Élections, mais à détruire complètement les opposants, à les anéantir politiquement et peut-être physiquement.
Le “plan satanique” dont parle Dologuélé consiste à utiliser toutes les armes juridiques, médiatiques, et potentiellement violentes pour éliminer toute opposition à Touadéra. La déclaration d’apatridie n’est qu’un élément de ce plan. La diabolisation médiatique en est un autre. La création d’un climat de haine où la violence contre les opposants devient acceptable en est un troisième.
Quatrièmement, Dologuélé affirme que Gouandjika, “animateur de Radio Mille Collines, suggère avec beaucoup de gourmandise” d’étendre la déchéance de nationalité à d’autres personnalités centrafricaines. Cette “gourmandise” est révélatrice. Gouandjika ne se contente pas de défendre une position juridique, il prend un plaisir sadique à l’idée de détruire ses adversaires.
Cette jouissance dans la destruction de l’autre est caractéristique des propagandistes génocidaires. Les animateurs de la RTLM prenaient un plaisir évident à déshumaniser les Tutsis, à appeler à leur extermination, à coordonner les massacres. Ils riaient, plaisantaient, se réjouissaient du nombre de morts. Quand Dologuélé parle de la “gourmandise” de Gouandjika, il identifie exactement cette même dynamique psychologique : un plaisir malsain tiré de la destruction de l’adversaire.
L’accusation de Dologuélé est donc extrêmement précise et extrêmement grave. Il ne dit pas simplement que Gouandjika fait de la propagande pour le régime. Il dit que Gouandjika anime une machine de propagande haineuse comparable à celle qui a préparé le génocide rwandais. Il dit que cette machine utilise les mêmes techniques de déshumanisation, de diabolisation, et d’incitation à la haine. Il dit qu’elle poursuit un “plan satanique” visant à détruire complètement les opposants.
Cette accusation doit être prise au sérieux. Parce que l’histoire montre que la propagande haineuse mène à la violence. La Radio Mille Collines a mené au génocide rwandais. Radio Machete en Côte d’Ivoire a contribué aux violences post-électorales. Les médias extrémistes en ex-Yougoslavie ont préparé le terrain pour les nettoyages ethniques.
La Centrafrique est un pays fragile, déjà ravagé par des violences intercommunautaires. La présence de Wagner et d’autres groupes armés crée un climat d’insécurité permanente. Les tensions ethniques et religieuses existent sous la surface. Dans ce contexte, une propagande haineuse comme celle menée par Gouandjika peut avoir des conséquences catastrophiques.
Dologuélé, dans sa lettre, établit également le lien entre cette propagande et les actions concrètes du régime. La déclaration d’apatridie n’est pas simplement une manœuvre juridique, c’est l’aboutissement d’une campagne médiatique de deux ans menée par la Radio Mille Collines de Gouandjika. La propagande prépare le terrain, puis le régime agit juridiquement et potentiellement de manière plus violente.
Ce schéma est exactement celui qu’on a vu au Rwanda. La Radio Mille Collines a d’abord créé le climat de haine, déshumanisé les Tutsis, préparé psychologiquement la population à accepter leur extermination. Puis les massacres ont commencé, et la radio les a coordonnés en temps réel.
En Centrafrique, la Radio Mille Collines de Gouandjika crée le climat de haine, déshumanise les opposants, prépare psychologiquement la population à accepter leur exclusion et potentiellement leur élimination. Puis le régime agit : déclaration d’apatridie pour Dologuélé, arrestations arbitraires pour d’autres opposants, massacres commis par Wagner contre les populations civiles.
Fidèle Gouandjika doit comprendre qu’il ne pourra pas éternellement se cacher derrière sa fonction de ministre-conseiller pour diffuser de la propagande haineuse. Les animateurs de la Radio Mille Collines pensaient aussi qu’ils étaient intouchables. Ils ont fini condamnés à la prison à perpétuité par le TPIR.
Si Gouandjika continue sur cette voie, s’il continue à animer sa “Radio Mille Collines” centrafricaine, s’il continue à inciter à la haine contre les opposants, il finira lui aussi devant la justice internationale. Et ce jour-là, il ne pourra pas dire qu’il ne savait pas. Dologuélé, dans sa lettre, l’a explicitement averti en le comparant à la Radio Mille Collines.
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Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. 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