Le clepto-mythomane Balalou et sa “nouvelle dynamique” : quand l’ex-détenu, devenu porte-parole délire sur la cohésion sociale divine
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le mythomane Maxime Balalou a atteint ce lundi 26 janvier un nouveau sommet dans l’art du charabia propagandiste. Entre formules creuses et délire mystique, le clepto-mythomane transforme sa conférence de presse en prêche politique incompréhensible.
« Notre pays a besoin de renforcer son unité. Notre pays a besoin de vivre ensemble. Notre pays a besoin de la cohésion au niveau national. Il s’agit là d’une nouvelle dynamique que le président de la République veut impulser dans le cadre de cette nouvelle mandature », a déclaré le mythomane Balalou avec un sérieux imperturbable. Cette nouvelle dynamique dont il parle n’est qu’un empilement de mots creux destinés à masquer l’absence totale de projet pour le pays.
Le mythomane Balalou tente ensuite de valoriser un événement religieux. « J’ai la faiblesse de penser à tous ceux qui ont participé dernièrement à l’événement de ce week-end, à savoir ce culte d’action de grâce que le président de la République a organisé dans son Église », déclare-t-il en référence au culte célébré après la validation du hold-up électoral.
Puis vient la dimension divine du discours de Balalou, celle qui transforme la politique en prêche propagandiste. « Le samedi 24 janvier dernier, à l’Église baptiste de Ngoubagara, ce culte a permis au peuple centrafricain de remercier son Dieu », affirme le clepto-mythomane en présentant le culte d’action de grâce comme la preuve de la légitimité divine de Touadéra.
Le mythomane Balalou poursuit son prêche politique. « Ce culte d’action de grâce a permis au président de la République de passer aussi un message fort qui concerne l’unité nationale, qui concerne le vivre ensemble, qui concerne la cohésion entre Centrafricains », déclare-t-il en transformant une cérémonie religieuse en événement politique.
Le clepto-mythomane Balalou évoque ensuite la dimension spirituelle de Touadéra. « Le président de la République a su montrer par l’Église la dimension de l’homme. Je parlerai un peu de l’humilité qui se traduit lorsqu’on occupe cette haute fonction et qu’on mesure la gravité de la mission confiée par le peuple et surtout la volonté de Dieu », affirme-t-il en élevant le président au rang de figure transcendante guidée par la providence.
Le mythomane Balalou continue son délire mystique. « Il a exprimé sa reconnaissance envers son peuple, pas sans l’appui ou sans la conduite de la lumière, en rendant grâce à Dieu pour ses bienfaits », déclare-t-il. La conduite de la lumière ? Le clepto-mythomane sacralise le pouvoir politique en le présentant comme guidé par une force surnaturelle.
Le porte-parole tente un syncrétisme religieux. « Il a souligné l’importance des serviteurs de Dieu, des chrétiens et des musulmans », affirme-t-il. Cette formule œcuménique vise à rassembler toutes les confessions derrière le régime après un hold-up électoral cautionné par les mercenaires russes.
Le clepto-mythomane Balalou lance ensuite un appel à l’unité nationale. « Il a dit avec force qu’une nouvelle ère s’ouvre pour notre pays. Le temps n’est plus aux diatribes. Le temps n’est plus aux discours de haine. Le temps est venu pour que nous, Centrafricains, nous unissions pour relever le défi du développement de notre pays », déclare-t-il en transformant toute critique du régime en discours de haine.
Le mythomane Balalou poursuit dans son charabia répétitif. « Tous les actes qui seront posés désormais nous conduisent au renforcement de la paix, de cette cohésion nationale, de la fraternité et aussi de la solidarité », affirme-t-il. Cohésion, fraternité, solidarité : ces termes reviennent en boucle comme une litanie hypnotique destinée à endormir l’esprit critique.
Le clepto-mythomane Balalou tente une formule philosophique. « Je me rappelle ce dicton africain qui dit que les peuples sont éternels, les hommes politiques passent. C’est pourquoi il est important aujourd’hui de faire la volonté de ce peuple qui a choisi un homme pour conduire son destin », lance-t-il en tentant de légitimer le hold-up électoral par une sagesse populaire inventée.
Le porte-parole termine sur une note d’apaisement imposé. « La nouvelle République centrafricaine impose à chaque citoyen une nouvelle vision, un nouveau regard porté vers l’émergence d’une nation plus fraternelle et plus solidaire », affirme-t-il en donnant un vernis respectable à son discours propagandiste.
Cette conférence de presse du clepto-mythomane Balalou restera dans les annales. Entre la nouvelle dynamique qui n’est qu’un empilement de mots vides, le culte d’action de grâce à l’Église de Ngoubagara transformé en événement politique, et la conduite de la lumière divine, le porte-parole a réussi l’exploit de transformer un discours politique en prêche mystique.
Mais derrière le ridicule se cache une stratégie dangereuse. En divinisant le pouvoir de Touadéra, en transformant un hold-up électoral en miracle de Dieu célébré à l’Église de Goubaraaga du quartier Fouh, en noyant toute critique sous un déluge de mots vides sur l’unité et la cohésion, le mythomane Balalou prépare le terrain pour la répression de toute dissidence.
Cette nouvelle dynamique dont parle le clepto-mythomane est exactement ce qu’il pratique : une inflation de concepts vides qui masquent l’absence totale de substance démocratique. Le régime n’a plus de projet, alors il se rabat sur la propagande mystique célébrée dans l’Église de Goubaraaga.
Par Gisèle MOLOMA
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)