L’AFFAIRE PRISCA MAMADOU : L’ancien député Jean-Pierre Mara démonte le mécanisme du pillage des aides françaises et européennes

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L’AFFAIRE PRISCA MAMADOU : L’ancien député Jean-Pierre Mara démonte le mécanisme du pillage des aides françaises et européennes

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Par : la rédaction de ,  

Le scandale des « biens mal acquis » qui agite le sommet de l’État centrafricain prend désormais une dimension internationale majeure. Après les révélations de Mediapart et de la PPLAAF concernant l’achat au comptant d’un appartement de luxe à 700 000 euros à Suresnes par l’épouse du chef d’état-major, l’ancien député Jean-Pierre Mara brise le silence. Dans une analyse technique implacable, Jean-Pierre Mara démontre que ce ne sont pas seulement les Centrafricains qui sont spoliés dans cette affaire, mais également les contribuables français et européens.

Selon l’ancien parlementaire, les fonds détournés proviennent directement des aides internationales destinées à la reconstruction de l’armée. Révélations sur un système de rétrocommissions à 200 % qui implique le Trésor public et les plus hautes sphères du régime.

I. L’alerte de Jean-Pierre Mara : Les contribuables européens aussi spoliés

Jusqu’à présent, le dossier Prisca Roseline Passet-Mamadou était perçu comme un énième détournement de fonds nationaux au détriment d’un peuple plongé dans la misère. Mais pour l’ancien député Jean-Pierre Mara, l’analyse doit aller beaucoup plus loin. Puisque l’argent a été blanchi en France pour l’achat d’un bien immobilier de prestige avec vue sur la Tour Eiffel, l’origine de ces fonds est intrinsèquement liée à l’aide internationale, notamment européenne et française.

Jean-Pierre Mara insiste sur la nécessité d’élargir le front de la contestation judiciaire en y associant la société civile européenne. Pour lui, le combat ne doit pas rester confiné aux frontières de la RCA. Il est indispensable d’impliquer les associations françaises spécialisées dans la défense des deniers publics et la lutte contre la corruption pour traquer l’utilisation de l’argent des contribuables occidentaux.

II. Le modus operandi décrypté par l’ancien député

Dans son argumentaire, l’ancien député Jean-Pierre Mara met à nu l’astuce financière et administrative utilisée par Prisca Mamadou. Un mécanisme d’une redoutable efficacité criminelle qui repose sur trois piliers : l’information militaire, le décret présidentiel et le pillage direct du Trésor Public.

1. L’interception de l’information

Par l’entremise du chef d’état-major

En tant qu’épouse du général Zéphirin Mamadou, Prisca Mamadou est immédiatement informée, en amont, des montants exacts des financements publics et des aides internationales alloués à la reconstruction de l’armée (construction de casernes, garnisons, uniformes, véhicules).

2. Le verrouillage par le Gré à Gré

Grâce aux relations avec Touadéra

Au lieu de passer par des appels d’offres transparents, un marché de gré à gré est secrètement conclu. Forte de ses relations privilégiées avec le président Faustin-Archange Touadéra, elle fait valider l’attribution exclusive de ces marchés à ses propres structures.

3. Le siphonnage du Trésor Public

Financement de la marchandise par l’État

L’astuce suprême réside ici : Prisca Mamadou utilise l’influence présidentielle pour retirer l’intégralité du montant du marché directement auprès du Trésor Public, là où l’aide internationale avait été préalablement décaissée. Elle n’investit donc pas son propre argent, mais utilise l’argent de l’aide pour acheter la marchandise.

III. L’équation de la corruption : Marges à 200 % et système de répartition

La suite du mécanisme décrit par Jean-Pierre Mara dévoile une ingénierie de la surfacturation qui explique la vitesse à laquelle le couple a accumulé ses milliards.

Une fois l’argent du Trésor Public en main, Dame Prisca achète le matériel militaire (tenues, logistique) à bas coût à l’étranger et le revend à l’armée nationale avec une marge exorbitante de 200 %.

Le gâteau financier est ensuite partagé selon des règles mafieuses bien précises :

109 % du bénéfice net reste directement dans les poches de Prisca Mamadou et de son époux pour financer leur train de vie et leurs investissements immobiliers à Paris.

Le reste des 100 % est dispatché et redistribué sous forme de rétrocommissions à l’équipe ministérielle et aux complices administratifs mis en place pour l’occasion.

« Naturellement, il faut qu’on puisse vérifier au Trésor et au Ministère », martèle l’ancien député, appelant à un audit international indépendant des comptes publics centrafricains.

IV. La déclaration exclusive de Jean-Pierre Mara à la rédaction du CNC

Contacté par la rédaction du CNC pour approfondir la portée de ses affirmations, l’ancien député Jean-Pierre Mara a fermement réitéré sa position et lancé un appel direct aux autorités de contrôle financières et aux parlements européens :

« Dans l’affaire Prisca Mamadou, il n’y a pas que les Centrafricains qui sont spoliés. Il faut aussi impliquer les associations françaises qui luttent pour les intérêts des contribuables en Europe. En effet, le modus operandi des activités de Mme Mamadou doit être révélé. Son astuce, grâce à son mari et ses réseaux, consiste à détourner l’aide internationale à la reconstruction militaire pour revendre à l’armée des équipements surfacturés à 200 %, avant de blanchir ces fonds dans l’immobilier parisien. »

Cette déclaration de Jean-Pierre Mara apporte une pièce maîtresse au dossier d’accusation. Elle confirme que le système Mamadou n’est pas seulement un problème de discipline interne aux FACA, mais un réseau de criminalité financière transfrontalière qui exige une réponse judiciaire ferme, tant à Bangui qu’à Paris.

Par Gisèle MOLOMA

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L’ancien député Jean-Pierre Mara, à Bangui, au sein de l’assemblée nationale centrafricaine

 

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