La Centrafrique célèbre le remplacement du controversé procureur Benoit Narcisse Foukpio

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
Le système judiciaire centrafricain vient de connaître un changement majeur historique. Benoit Narcisse Foukpio, procureur de la République, un terroriste magistrat au tribunal de grande instance de Bangui, a quitté ses fonctions il y a environ deux semaines. Son remplaçant, Yvon, prend désormais les rênes d’un poste qui avait fait couler beaucoup d’encre.
Benoit Narcisse Foukpio, l’ex-procureur téméraire de la République au tribunal de grande instance de Bangui, a été viré de son poste il y a deux semaines, une nouvelle qui a déclenché une explosion de joie dans les différentes prisons de la capitale. Les détenus ont dansé, fêtant la chute de ce monstre judiciaire, un criminel de haut vol qui a dépassé tous les procureurs de l’histoire de la RCA par l’ampleur de ses crimes.
Ce natif du Haut-Mbomou, de l’ethnie Zandé, portait un nom maudit, « celui qui donne la mort », et l’a incarné à travers une litanie d’actes odieux. Foukpio a transformé la justice en un empire de corruption, emprisonnant illégalement des milliers d’innocents pour remplir ses poches. Il a instrumenté l’arrestation du député Dominique Yandocka en 2023, en collusion avec les mercenaires russes de Wagner, sous des accusations fabriquées de menace à la sécurité de l’État. Il a aussi jeté illégalement en prison Martin Joseph Figueira, consultant belgo-portugais, sur des charges bidon d’espionnage et de terrorisme. Mais ce n’est que la pointe de l’iceberg : Foukpio est impliqué dans des milliers d’affaires où il rackette les victimes. Pas d’argent, pas de liberté. Des familles entières ont été détruites, des vies brisées, car pour lui, tout était à vendre. Des cas comme celui de deux Franco-Algériens braqués et arrêtés illégalement dans le septième arrondissement de Bangui, en 2024, montrent l’étendue de son emprise mafieuse. Ces hommes, victimes d’un vol à main armée organisé par des complices de Foukpio, ont été emprisonnés sans motif valable, juste pour extorquer des rançons. Il y a des millions des cas, des milliers de cas similaires, impossibles à tous lister, mais chacun prouve que Foukpio était le chef d’une machine à broyer les innocents.
Benoit Narcisse Foukpio n’agissait pas seul. Le ministre de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène, est un mafieux tout aussi dangereux. Natif de la Vakaga et proche de l’ex-président Michel Djotodia, Abazène finance des groupes rebelles, comme en 2019 à Birao, où ses milices pro-gouvernementales ont massacré des civils rounga, tuant des dizaines de personnes et déplaçant des milliers d’autres. En 2023, un colonel rebelle capturé à Sikikédé l’a désigné comme le financier de son mouvement, avec des munitions trouvées dans un véhicule lié à son frère à Bambari.
Le juge d’instruction Mathieu Nana Bibi, doyen des magistrats, est un autre pilier de cette mafia judiciaire. Ce « vampire » assoiffé d’argent rackettait les détenus avec Foukpio, faisant de la justice un commerce. Si tu ne payes pas, tu croupis en prison. Ensemble, ils ont transformé le système judiciaire en un chaos total, où tout se monnaye. Un exemple frappant est l’affaire de l’ASECNA, où Marie-Solange Pagonendji-Ndakala, ancienne ministre, a été arrêtée en 2025 dans un litige foncier à la cité ASECNA. L’ASECNA a rasé des bâtiments avec des bulldozers, malgré une affaire en cours devant la justice, révélant l’impunité des puissants protégés par des figures comme Benoit Narcisse Foukpio et Nanabibi. Ces cas ne sont que des exemples parmi des milliers, montrant un système où la justice est une marchandise.
Le remplacement de Foukpio par Guy Martial Damanguere, célébré par Gouandjika Gilles Lionel sur Facebook comme un « doyen » au « parcours exemplaire », est une lueur d’espoir. Dans un post de 2025, Gouandjika a salué Damanguere, malgré des accusations racistes le visant pour son appartenance à l’ethnie Mgbaka-Mandja. Cette nomination, sous l’égide du président Touadéra, provoque un optimisme prudent. Mais tant qu’Abazène et Nanabibi restent en poste, la justice centrafricaine reste pourrie. La population exige leur départ et des enquêtes sérieuses. La chute de Foukpio est une victoire, mais la vraie fête nationale viendra quand toute cette mafia judiciaire sera en prison….
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![À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
