David Gbeti affirme qu’Emile Gros-Rémond Nacombo, le maire de Bangui,   détourne sans retenu Un milliard de francs CFA chaque année

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David Gbeti affirme qu’Emile Gros-Rémond Nacombo, le maire de Bangui,   détourne sans retenu Un milliard de francs CFA chaque année

 

 

 

Rédigé le  02 juin 2026.

Par : la rédaction de Corbeaunews News Centrafrique Centrafrique  

David Gbeti , secrétaire général de la mairie dénonce un pillage financier hautement criminel organisé depuis le sommet de l’institution municipale.

 

David Gbeti ne tourne plus sa langue plusieurs fois dans sa bouche quand il s’agit de parler du maire de Bangui. Depuis son bureau à l’hôtel de ville de la capitale, le secrétaire général a décidé de briser le silence sur ce qu’il qualifie de détournements massifs. Sa cible : Emile Gros-Rémond Nacombo, président de la délégation spéciale et premier citoyen de la ville. Les chiffres qu’il avance donnent le vertige.

 

Chaque année, selon David Gbeti , un milliard de francs CFA arrive dans les caisses municipales. Cet argent, versé par l’État pour l’assainissement de Bangui, devrait servir à nettoyer la capitale. Mais selon Gbeti, ces fonds disparaissent dans des circuits parallèles. Et ce n’est pas tout : chaque vendredi, des millions supplémentaires alimentent le budget de la commune.

 

La Direction des grands travaux, responsable du nettoyage urbain, manque pourtant de carburant. Le paradoxe frappe d’emblée : comment une institution qui reçoit autant d’argent peut-elle laisser ses services sans moyens ? Gbeti affirme que les lignes budgétaires prévues pour ces opérations sont vidées de leur substance.

 

L’argent prend des chemins détournés. Le secrétaire général raconte avoir rencontré des créanciers de la mairie. Ces derniers affirment avoir déjà payé leurs dettes, parfois à hauteur de six ou huit millions de francs. Pourtant, aucune trace de ces versements n’apparaît dans la comptabilité officielle de l’institution.

 

L’explication se trouve au cabinet du maire. Nacombo dispose de sa propre caisse, totalement déconnectée du circuit normal. Il utilise des quittanciers personnels que personne d’autre ne contrôle. Les recettes qui devraient transiter par les services comptables réguliers s’évaporent dans ce système opaque.

 

Gbeti insiste sur sa position : il veille à l’exécution du budget municipal. Lorsque les fonds arrivent pour des activités précises mais sont utilisés ailleurs, c’est sa responsabilité de le signaler. Depuis trois ans et demi qu’il occupe ce poste, il observe ce mécanisme fonctionner sans interruption.

 

Les preuves ne manquent pas, assure-t-il. Des agents envoyés sur le terrain pour collecter de l’argent ont ensuite été licenciés après des conflits avec le président de la délégation. Ces hommes détiennent des informations compromettantes. Les rapports des inspecteurs centraux confirment ses dires.

 

L’Assemblée nationale elle-même a pointé du doigt la gestion de Nacombo. Les institutions de contrôle de la République ont produit des documents accablants sur la gouvernance municipale. Tous ces éléments, selon Gbeti, convergent vers une seule conclusion : le responsable de la dérive financière siège au sommet de la hiérarchie.

 

Le secrétaire général évoque aussi l’état de Bangui après neuf années sous cette gestion. La ville n’est plus ce qu’elle était, affirme-t-il. Les conséquences de cette mauvaise administration sont désormais irréparables. Et pourtant, le conseil municipal, organe censé contrôler ces décisions, ne se réunit plus depuis des années.

 

Sans budget voté, sans contrôle démocratique, la mairie fonctionne dans l’obscurité totale. Même le ministère des Finances ignore certaines opérations financières menées par Nacombo. Les contrats se signent sans passer par les instances de délibération, sans l’aval du département de tutelle.

 

Gbeti rappelle que ce n’est pas lui qui a nommé le président de la délégation. Cette désignation relève du chef de l’État. Mais lorsqu’un responsable échoue dans sa mission, sa responsabilité personnelle demeure engagée. Les institutions de la République l’ont d’ailleurs confirmé dans leurs rapports.

 

Le secrétaire général avait déjà tenté d’alerter. Dès son arrivée, il a rédigé un premier rapport adressé au ministère de l’Administration du territoire. La réaction de Nacombo ne s’est pas fait attendre : une correspondance évoquant un “recul de collaboration”. Depuis, les deux hommes travaillent dans des sphères séparées.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata

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