Le faussaire du MCU tombe : Nzéwé Daniel arrêté pour avoir imité la signature du directeur de cabinet présidentiel pour une escroquerie internationale de 3 milliards

Bangui, CNC. Nzéwé Daniel , figure très controversée du parti présidentiel MCU et artisan de multiples escroqueries, vient d’être placé en détention provisoire à la section des recherches et d’investigation de la gendarmerie de Bangui. Cette arrestation marque un tournant dans le parcours chaotique de celui qui, depuis des années, multipliait les malversations sous la protection de hauts dignitaires du régime.
Nzéwé Daniel : une chute instrumentée par ses propres excès
L’arrestation de Nzéwé Daniel intervient dans le cadre d’une vaste affaire de faux documents et d’escroquerie impliquant des investisseurs étrangers. Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC auprès de la gendarmerie, le suspect aurait orchestré un système sophistiqué de fausses invitations officielles, usurpant notamment la signature du directeur de cabinet de la présidence pour attirer des hommes d’affaires internationaux dans ses filets.
“L’affaire dépasse les 2 à 3 milliards de francs CFA”, confie une source proche du dossier. Des investisseurs canadiens, saoudiens et israéliens figurent parmi les victimes de ce réseau d’escroquerie particulièrement audacieux. Le magistrat Obed Namsio, directeur de cabinet présidentiel, a personnellement exigé des sanctions exemplaires après la découverte de sa signature contrefaite sur des documents officiels.
Nzéwé Daniel : un passé criminel accablant
Cette nouvelle arrestation n’est que le dernier épisode d’une longue série de malversations. Connu à l’origine sous le nom de Koli-Kanga à Bambari, Nzéwé Daniel traîne derrière lui un passé judiciaire particulièrement lourd. Ses activités criminelles remontent à ses années d’études, où il s’était déjà illustré par des détournements de fonds destinés aux étudiants.
Parmi ses “faits d’armes” les plus notoires figure l’escroquerie de l’ancien Premier ministre Abel Goumba, dépouillé de 14,9 millions de FCFA en 2005. Plus récemment, en 2015, il détournait 20 millions de FCFA destinés à la préparation du Forum de Bangui. Son passage à la Socatel et chez Moov a également été signé par des détournements massifs d’une ampleur inégalée, sans oublier une condamnation pour l’escroquerie des investisseurs chinois qui lui avait valu un séjour à la prison de Ngaragba.
Une protection politique de Nzéwé Daniel qui s’effrite
La longévité de Nzéwé Daniel dans ses activités frauduleuses s’explique en grande partie par ses connexions politiques. Après avoir bénéficié de la protection de l’ancien ministre d’État, le feu Cyriaque Gonda, il avait rejoint le parti présidentiel MCU, y trouvant un nouveau parapluie politique.
“Dans le régime de Touadéra, tout le monde est au-dessus de la loi. Du président de la République jusqu’à la fin, tout le monde est au-dessus de la loi. C’est ce qui fait qu’il en a profité et beaucoup de gens ont profité de faire le chaos”, analyse un observateur politique sous couvert d’anonymat.
Nzéwé Daniel : un mode opératoire sophistiqué
Les enquêteurs ont mis au jour un système particulièrement élaboré d’escroquerie mis en place par le sulfureux escroc Nzéwé Daniel. Expert en faux documents, Nzéwé Daniel excellait dans la contrefaçon de cachets officiels et de signatures. Sa dernière opération, qui a précipité sa chute, visait des investisseurs étrangers attirés par de fausses promesses dans le secteur minier.
“L’homme a un argument solide, une voix facile pour corrompre ses interlocuteurs. Même accusé, quand il vient parler, tu penses que sa réponse est réelle”, témoigne un ancien collaborateur. Cette capacité à manipuler ses victimes, couplée à des protections politiques, lui a longtemps permis d’échapper aux poursuites.
Une bataille interne au MCU pour la protection de Nzéwé Daniel
L’arrestation de Nzéwé révèle également des tensions au sein du parti présidentiel. Si certains cadres continuent de le soutenir, d’autres, comme le directeur de cabinet présidentiel, exigent des sanctions exemplaires. “Nzéwé Daniel a dépassé les bornes. Il doit être puni pour son comportement”, aurait déclaré ce dernier selon nos sources.
Un avenir incertain
Alors que Nzéwé Daniel croupit en cellule, la question de son sort judiciaire reste en suspens. Les pressions politiques s’exercent dans les deux sens, certains réclamant une sanction exemplaire quand d’autres œuvrent en coulisse pour étouffer l’affaire.
Cette arrestation pourrait marquer un tournant dans la lutte contre la corruption en République centrafricaine, à condition que la justice puisse travailler sereinement. Le cas Nzéwé constitue un test pour la volonté politique de mettre fin à l’impunité des escrocs de haut vol qui prospèrent dans l’ombre du pouvoir.
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![À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
