Crise de l’eau à Obo : un défi de survie quotidien
La pénurie d’eau à Obo, capitale provinciale du Haut-Mbomou met en évidence les défis cruciaux auxquels sont confrontés ses habitants.
La lutte matinale pour l’eau
À l’aube, les rues d’Obo s’animent avec une quête essentielle : l’accès à l’eau potable. Les quartiers de Nairobi et d’Abouna sont particulièrement touchés, où la sécheresse a tari les sources traditionnelles. Les habitants, armés de bidons et de récipients, se précipitent vers les points d’eau, certains se réveillant avant l’aube pour assurer leur tour. Cette scène quotidienne révèle l’ampleur de la crise de l’eau dans cette ville du sud-est de la RCA.
Alternatives risquées
Privés de forages, beaucoup se tournent vers des puits non améliorés, malgré les risques sanitaires.
« C‘est difficile… Nous n’avons qu’un seul point d’eau », raconte Jean-Marie, un habitant, illustrant leur situation précaire. Les témoignages abondent, évoquant les maladies d’origine hydrique et la nécessité de trouver des solutions durables.
Voix d’autorités et d’experts
Donatien Kumbuiki, le secrétaire général du quartier d’Abouna, exprime l’urgence :
« Les gens souffrent beaucoup pour boire de l’eau. » Cette détresse est reconnue par les autorités locales, dont le sous-préfet Dieudonné Yapoula, qui souligne l’effet aggravant de la sécheresse et promet des actions des autorités centrales.
Armand Gizeh, le médecin-chef, déconseille la consommation d’eau non potable et propose des mesures préventives, comme la purification de l’eau à domicile, pour lutter contre les maladies hydriques.
Analyse et perspectives
Face à cette crise, la communauté d’Obo fait preuve d’une résilience remarquable, même si la situation reste critique. La dépendance à l’égard d’un seul point d’eau et l’utilisation de l’eau provenant de puits non améliorés soulignent la nécessité d’améliorer les infrastructures hydrauliques.
Réponse sanitaire
La prévention des maladies d’origine hydrique nécessite une éducation à l’hygiène et l’accès à des méthodes de purification de l’eau. Les conseils d’Armand Gizeh méritent une attention pour préserver la santé publique en attendant des solutions permanentes.
L’appel à la solidarité
L’alerte tirée par Donatien Kumbuiki et le sous-préfet Yapoula nous rappelle l’importance de la solidarité et de la rapidité d’action des autorités. La crise actuelle nécessite une mobilisation à tous les niveaux de gouvernement et une coopération internationale pour fournir une aide efficace et durable.
Vers une résolution ?
Les autorités centrales étant conscientes du problème, la patience des habitants est mise à rude épreuve. La promesse d’une solution adéquate doit se traduire rapidement par des actions concrètes pour éviter une détérioration de la situation humanitaire.
Défis et espoirs
L’accès à l’eau potable est un droit fondamental, et sa rareté à Obo met en évidence les graves défis auxquels sont confrontées de nombreuses communautés dans le monde. Cette crise offre également l’occasion de repenser la gestion de l’eau et de renforcer les systèmes de santé publique, avec l’espoir d’un avenir où l’eau n’est plus une source de souffrance mais un bien commun accessible à tous.
Par Fidèle ZEGUINO
Correspondant du CNC dans le grand sud-est
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