quand les Wagner tirent sur des agriculteurs depuis des hélicoptères dans le village de Lakata, plusieurs morts et blessés

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Les mercenaires russes du groupe Wagner viennent de franchir un nouveau palier dans l’horreur. Lundi 29 septembre 2025, deux hélicoptères Wagner ont survolé le village de Lakata, situé à 69 kilomètres de Bouar dans la commune de Djotoua Banguerem, et ont ouvert le feu sur des civils sans défense. Bilan : quatre morts et neuf blessés graves.
Les victimes ? Des cultivateurs travaillant leurs champs, des ouvriers miniers sur leurs chantiers. Des hommes et des femmes qui gagnaient honnêtement leur vie, loin de tout conflit armé, loin de toute rébellion. Des citoyens centrafricains coupables uniquement d’exister dans un pays livré aux criminels mercenaires russes.
Vers midi, deux hélicoptères Wagner survolent le village. Les habitants lèvent les yeux, inquiets mais pas encore paniqués. Puis l’impensable se produit : les hélicoptères ouvrent le feu sur la population civile. Rafales d’armes lourdes sur des champs, sur des chantiers miniers artisanaux, sur des êtres humains sans défense.
La panique s’empare du village. Les cultivateurs abandonnent leurs outils et courent se mettre à l’abri. Les mineurs sortent précipitamment de leurs puits. Mais comment échapper à des tirs d’hélicoptère ? Comment se protéger quand la mort tombe du ciel comme le véritable Satan qui arrive ?
Quatre personnes n’ont pas eu cette chance. Elles sont tombées sous les balles russes, fauchées dans leur quotidien, assassinées sans raison, sans procès, sans même savoir pourquoi elles mouraient. Neuf autres ont été grièvement blessées, leurs corps déchiquetés par des armes de guerre utilisées contre des populations civiles.
La question se pose avec une évidence douloureuse : pourquoi ? Quel objectif militaire justifie de tirer sur des cultivateurs et des mineurs artisanaux ? Quels “rebelles” Wagner prétend-il avoir neutralisés ? Quels “terroristes” ont été éliminés ?
Aucun. Parce qu’il n’y avait ni rebelles ni terroristes à Lakata ce jour-là. Juste des Centrafricains pauvres qui travaillaient pour survivre. Juste des vies centrafricaines que Wagner considère manifestement comme sans valeur.
Cette attaque aérienne contre des civils constitue un crime de guerre caractérisé selon le droit international humanitaire. L’utilisation d’hélicoptères de combat contre une population civile non armée viole toutes les conventions de Genève et tous les principes fondamentaux du droit de la guerre.
Ce massacre marque une escalade terrifiante dans les méthodes criminelles de Wagner. Jusqu’à présent, ces mercenaires opéraient principalement au sol, village par village, à moto, pour braquer et tuer. Cette approche “artisanale” du crime leur permettait de justifier leurs actes comme des opérations de maintien de l’ordre ou de lutte contre les groupes armés.
Mais tirer depuis des hélicoptères sur des civils travaillant dans leurs champs change complètement la nature de leurs opérations. Il ne s’agit plus de bavures, d’erreurs tactiques ou d’excès lors d’opérations anti-rébellion. Il s’agit de massacres délibérés, planifiés, exécutés avec des moyens militaires lourds.
Cette nouvelle tactique témoigne aussi d’une impunité totale. Wagner sait qu’il peut massacrer des Centrafricains en plein jour, depuis des hélicoptères visibles de tous, sans craindre aucune conséquence. Cette certitude de l’impunité encourage l’escalade dans l’horreur.
Après ce massacre, que fait le gouvernement centrafricain ? Rien. Silence radio. Comme si quatre morts et neuf blessés graves n’avaient aucune importance. Comme si la vie de ces Centrafricains ne valait rien.
Pire : si l’information sort, si les médias en parlent, la réaction officielle sera prévisible. Le gouvernement niera. On dira que c’est “de la désinformation”, que “ce sont des mensonges de l’opposition”, que “les rebelles manipulent l’opinion”. La machine à propagande du régime MCU se mettra en marche pour salir la mémoire des victimes et protéger leurs assassins russes.
Cette complicité active du gouvernement centrafricain dans les crimes de Wagner transforme le régime de Touadéra en complice direct de crimes de guerre. En refusant de condamner, en niant les faits, en protégeant les auteurs, Bangui devient co-responsable de chaque mort, de chaque blessé, de chaque massacre.
“On tue, à Bangui on dit c’est le mensonge, c’est le mensonge et c’est fini. On laisse tomber ces pauvres citoyens”. Cette phrase résume tragiquement la réalité centrafricaine sous le régime MCU : certaines vies ne comptent pas.
Les quatre morts de Lakata ne bénéficieront d’aucune enquête officielle, d’aucune justice, d’aucune réparation pour leurs familles. Leurs noms ne seront pas prononcés à la tribune de l’ONU par un président Touadéra qui préfère parler de “succès diplomatiques” et de “partenariats stratégiques”.
Les neuf blessés graves de Lakata ne recevront probablement aucune prise en charge médicale appropriée. Ils survivront s’ils le peuvent, avec leurs blessures, leurs traumatismes, leurs handicaps, abandonnés par un État qui a choisi les mercenaires russes plutôt que ses propres citoyens.
La communauté internationale reste étrangement silencieuse face à ces massacres répétés. La Minusca, présente dans le pays, semble incapable ou refusant de documenter ces crimes. Les organisations de défense des droits humains peinent à accéder aux zones concernées. Les médias internationaux ignorent largement ces tragédies qui se déroulent loin des caméras.
Cette indifférence encourage Wagner à poursuivre. Quand on peut massacrer des civils depuis des hélicoptères sans que cela ne déclenche la moindre réaction internationale, pourquoi s’arrêter ?
“Quel est ce système ? Incroyable, incroyable ce pays”. Ces mots expriment le désespoir d’un peuple livré à ses bourreaux, abandonné par son propre gouvernement, ignoré par la communauté internationale.
Ce système, c’est celui où les mercenaires étrangers ont le droit de tuer des citoyens centrafricains sans raison, sans conséquence, sans limite. C’est celui où un gouvernement protège les assassins de son peuple. C’est celui où la vie humaine n’a de valeur que si elle est utile au maintien du pouvoir.
Le massacre aérien de Lakata marque un tournant sinistre dans la présence de Wagner en République centrafricaine. En utilisant des hélicoptères de combat contre des populations civiles, ces mercenaires démontrent qu’ils se considèrent désormais en territoire conquis où tout est permis.
Les quatre morts et neuf blessés de Lakata s’ajoutent à la longue liste des victimes centrafricaines de Wagner. Cette liste s’allonge chaque jour, dans l’indifférence générale, sous la protection d’un gouvernement complice.
Jusqu’à quand le peuple centrafricain acceptera-t-il que ses enfants soient massacrés par des étrangers sous les applaudissements de son propre président ?
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)