Centrafrique : L’incroyable oubli du ministère de la Culture et du Tourisme dans le nouveau gouvernement

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Le verdict est tombé ce 21 mai 2026. Attendu par toute la nation, le décret n° 26.146 portant nomination ou confirmation des membres du nouveau gouvernement centrafricain a été rendu public par le président Faustin-Archange Touadéra et son Premier ministre. Mais au-delà des reconductions et des permutations, c’est une absence monumentale qui provoque aujourd’hui la stupéfaction générale. Dans la liste officielle lue à la radio nationale, le ministère des Arts, de la Culture et du Tourisme, jusqu’alors dirigé par Malta Ramadan a tout simplement disparu des radars.
Une confusion totale chez les fonctionnaires du secteur
Ce raté historique met en lumière une précipitation évidente et un manque de professionnalisme au sommet de l’État. Comment un secteur aussi stratégique pour le rayonnement international de la République centrafricaine a-t-il pu être rayé de la carte administrative d’un simple trait de plume ?
Depuis la diffusion du décret, la panique s’est emparée des couloirs de l’administration concernée. Les lignes téléphoniques de notre rédaction, CNSC, n’ont cessé de sonner. De nombreux chefs de services, des directeurs ainsi que des employés du ministère du Tourisme et de la Culture nous ont contactés, désemparés. Tous posent la même question : « Est-ce que votre rédaction sait où notre ministère a été rattaché ? Est-ce que le tourisme est désormais annexé à une autre entité ? »
La réponse de la rédaction du CNC est claire, nette: Non, nous n’avons aucune information.Rien n’a été annoncé, rien n’a été prévu.
CNC dénonce l’incompétence des « bras cassés » au pouvoir
Pour la rédaction du CNC, il ne s’agit pas d’une stratégie politique réfléchie, mais bien d’une preuve flagrante d’incompétence. Ce gouvernement a été mis en place par des amateurs, des personnes pressées et dénuées de vision logistique. En clair, ce sont des « bras cassés », des esprits lourds et engourdis qui agissent sans réfléchir aux conséquences de leurs actes.
Oublier un grand ministère de souveraineté culturelle et économique démontre une légèreté déconcertante dans la gestion des affaires de l’État. À l’heure actuelle, des centaines d’agents publics ignorent qui est leur ministre de tutelle, quel est leur budget ou même si leur structure existe encore légalement.
Afin que chacun puisse constater l’ampleur de cette omission, voici l’intégralité du gouvernement publié, où le mot « Culture » ou « Tourisme » n’apparaît absolument nulle part.
Rappel : La liste officielle du gouvernement (Décret n° 26.146)
Les Ministres d’État
- Ministre d’État chargé de la Justice, de la Promotion des Droits de l’Homme et de la Bonne Gouvernance, Garde des Sceaux : Monsieur Arnaud Djoubaye Abazène
- Ministre d’État chargé de l’Éducation Nationale : Monsieur Aurélien Simplice Zingas
- Ministre d’État chargé de l’Équipement et des Travaux Publics : Monsieur Arthur Bertrand Piri
- Ministre d’État chargé de la Communication et des Médias, Porte-parole du gouvernement :Monsieur Évariste Ngamana
Les Ministres
- Ministre chargé des Transports et de l’Aviation Civile : Monsieur Gontran Djono Ahaba
- Ministre de la Défense Nationale et de la Reconstruction de l’Armée : Monsieur Claude Rameaux Bireau
- Ministre chargé des Mines et de la Géologie : Monsieur Rufin Benam Beltoungou
- Ministre chargé des Finances et du Budget : Monsieur Hervé Ndoba
- Ministre chargée de l’Action Humanitaire, de la Solidarité et de la Réconciliation Nationale :Madame Josiane Lina Bemakassoui
- Ministre des Affaires Étrangères, de la Francophonie et des Centrafricains de l’Étranger : Madame Sylvie Baïpo-Temon
- Ministre de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et du Développement Local :Monsieur Bruno Yapandé
- Ministre chargé du Secrétariat Général du Gouvernement et des Relations avec les Institutions de la République : Monsieur Ernest Mada
- Ministre des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion du Secteur Privé : Monsieur Hippolyte Ngaté
- Ministre chargé de la Santé et de la Population : Monsieur Pierre Somsé
- Ministre chargé du Commerce et de l’Industrie : Monsieur Maxime Balalou
- Ministre chargé de l’Économie Forestière, des Ressources Fauniques et Aquatiques : Monsieur Gervais Mbata
- Ministre chargé de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative : Monsieur Marcel Djimassé
- Ministre chargé de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation Technologique : Monsieur Jean Laurent Syssa-Magalé
- Ministre chargée de la Promotion du Genre, de la Protection de la Femme, de la Famille et de l’Enfant : Madame Marthe Kirimat
- Ministre chargé de la Promotion de la Jeunesse, des Sports et de l’Éducation Civique : Monsieur Rodolphe Héritier Bonheur Doneng Wanzoumon
- Ministre chargé de l’Urbanisme, de la Réforme Foncière, de la Ville et de l’Habitat : Monsieur Hassan Bouba
- Ministre chargée du Travail, de l’Emploi, de la Protection Sociale et de la Formation Professionnelle : Madame Michelle Mouanga
- Ministre chargée du Développement de l’Énergie et des Ressources Hydrauliques : Madame Opportune Edwige Pouninguinza
- Ministre chargé de l’Économie, du Plan et de la Coopération Internationale : Monsieur Marc Mandaba
- Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique : Monsieur Bienvenu Zokoué
- Ministre chargé de l’Agriculture et du Développement Rural : Monsieur Emmanuel Mbetid Bassane
- Ministre chargé de l’Environnement et du Développement Durable : Monsieur Silas Sembéla
- Ministre chargé du Désarmement, de la Démobilisation, de la Réintégration, du Rapatriement et du Suivi de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation, et de l’Accord Politique de N’Djamena :Monsieur Henri Wanzet Linguissara
- Ministre de l’Économie Numérique, des Postes et Télécommunications : Monsieur Roger Andjalandy
- Ministre chargé de l’Élevage et de la Santé Animale : Monsieur Amadou Bi Aliou
Les Ministres Délégués
- Ministre Délégué auprès du Ministre chargé du Désarmement, de la Démobilisation, de la Réinsertion, du Rapatriement, chargé du Suivi de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation : Monsieur Gilbert Toumou Déya
- Ministre Délégué auprès du Ministre chargé de l’Agriculture et du Développement Rural : Monsieur Boubakar Adraman
Par Alain Nzilo
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC
Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube
Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65
Email : corbeaunewscentrafrique@gmail.com


![Après la chute d’Am-Dafok, Bangui relance le récit anti-français pour détourner l’attention des centrafricains sur la débâcle des mercenaires russes Les mercenaires russes du groupe Wagner en débandade à Am-Dafock face à l'offensive des rebelles centrafricains Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Analysant la mise au point de la MINUSCA, Fari Tahéruka Shabazz démontre comment l'organisation onusienne confirme implicitement la déroute des mercenaires russes de Wagner à Am-Dafock. Les derniers développements militaires dans la préfecture de la Vakaga, plus précisément dans la localité frontalière d'Am-Dafock, viennent démentir de manière catégorique la communication officielle de Bangui, une réalité que Fari Tahéruka Shabazz met en évidence en s'appuyant sur les données du terrain. Alors que les canaux gouvernementaux tentaient d'attribuer l'assaut à des éléments terroristes étrangers ou à des contingents venus du Soudan et du Tchad, le rapport de la mission onusienne rétablit les faits : ce sont exclusivement des groupes armés nationaux, notamment des combattants affiliés au Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique et au Mouvement démocratique pour le rassemblement du peuple centrafricain, qui ont mené cette opération d'envergure. Cette précision factuelle de l'organisation internationale détruit la rhétorique du pouvoir qui cherche continuellement à externaliser les causes de l'instabilité intérieure. La réalité du terrain montre une offensive purement centrafricaine qui a mis en déroute les forces de l'armée nationale et leurs alliés russes. Les mercenaires du groupe Wagner, présentés depuis des mois comme le bouclier infaillible du régime, ont abandonné leurs positions ou ont été incapables de contenir la poussée des insurgés, fuyant la zone des combats et laissant la population civile sans défense. Le bilan humain communiqué par les Nations Unies apporte un autre démenti aux rumeurs propagées ces dernières heures. Contrairement aux allégations faisant état de la mort d'un casque bleu zambien, la direction de la mission précise que trois soldats de la paix ont été blessés, dont un grièvement, lors d'une patrouille de protection. De plus, la MINUSCA rectifie la nature de l'incident en précisant qu'il s'agissait de tirs dirigés vers sa base opérationnelle temporaire, et non d'une prise d'assaut de ses installations par les forces de l'opposition armée. L'aspect le plus instructif de cette mise au point réside dans l'injonction faite au gouvernement centrafricain. En exigeant explicitement de Bangui qu'il déploie tous les moyens nécessaires pour garantir la protection et l'assistance humanitaire aux populations civiles d'Am-Dafock, la communauté internationale souligne le vide sécuritaire actuel. Cette demande formelle indique clairement que l'État ne contrôle plus cette localité stratégique et que la prétendue reprise de contrôle par les forces régulières et leurs partenaires bilatéraux est une contrevérité. Enfin, l'absence totale de mention des forces de Wagner dans la déclaration officielle de la mission onusienne constitue un choix politique lourd de sens. En choisissant d'ignorer la présence ou la fuite de ces combattants privés, l'organisation refuse de leur accorder la moindre légitimité juridique ou opérationnelle. Pour l'institution internationale, la sécurité régalienne incombe uniquement à l'État centrafricain, et la déroute des forces russes n'est pas un sujet de négociation ni de pitié officielle. Bangui se retrouve ainsi renvoyé à ses propres responsabilités constitutionnelles, démuni de son argumentaire habituel et privé de l'efficacité supposée de ses protecteurs privés, alors même que la situation des populations exige des mesures d'urgence immédiates. Par Ibrahim Moussa Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/07/les-rebelles-qui-patrouillent-la-ville-d-amdafok-a-60km-de-birao-218x150.webp)

