Libération de 12 ex-miliciens anti-balaka par la Cour pénale spéciale à Bangui

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
La Cour pénale spéciale libère 12 ex-miliciens anti-balaka, détenus deux ans à Bangui, après une enquête menée par l’institution.
Après une enquête menée par la Cour pénale spéciale (CPS), 12 éléments de la milice anti-balaka de Bambari, faction Touadera, interpellés il y a deux ans à Bambari, ont été libérés. Ces ex-miliciens étaient emprisonnés à la prison centrale du camp de Roux à Bangui. Lors de leur libération, on leur a demandé s’ils avaient des parents à Bangui, ils ont répondu non. La CPS a alors annoncé qu’elle prendrait en charge leur séjour, en payant des chambres d’hôtel pour eux pendant 10 jours à Bangui. Ensuite, un retour à Bambari, probablement par avion, sera organisé pour qu’ils puissent regagner leurs villages respectifs.
Les 12 miliciens avaient été arrêtés avec leurs chefs, dont le général Sossengué et son adjoint Jojo ainsi qu’un autre général nommé Obrou Edmond du croisement Maloum, qui, eux, restent en détention. L’enquête de la CPS a déterminé que ces éléments n’étaient pas des acteurs essentiels dans les crimes reprochés, contrairement à leurs leaders, maintenus en prison. La décision de les libérer a été largement saluée par les Centrafricains, y compris les familles contactées par la rédaction du CNC et certaines populations de Bangui. Beaucoup estiment que si la justice est rendue sans influence politique, les personnes non coupables doivent être relâchées.
Toutefois, il faut rappeler que la milice anti-balaka, notamment la faction Touadera, a été impliquée dans des exactions graves, notamment à Gboyo, où ils ont incendié des maisons et tué de nombreuses personnes. Certains de ces miliciens auraient également intégré la milice dite « Russe Noire » et participé à des opérations à Ndassima et ailleurs, incluant l’assassinat d’un ex-maire et d’autres personnes. Ces faits avaient été dénoncés dans une alerte info par CNC., initialement perçue avec scepticisme, mais confirmée par un communiqué de la Minusca et sa division des droits de l’homme. C’est cette situation qui avait conduit à leur arrestation par les gendarmes, organisée par la CPS.
La CPS a jugé que l’implication de ces 12 miliciens n’était pas suffisamment significative pour justifier leur détention. Cette libération renforce l’espoir d’une justice impartiale….
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![À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
