Centrafrique : les routes de la misère,  le calvaire des transporteurs paralyse l’économie

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les routes de la misère,  le calvaire des transporteurs paralyse l’économie

 

Centrafrique : les routes de la misère, le calvaire des transporteurs paralyse l'économie
Sur la route entre Bambari et Bria

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Le trajet Bangui-Bria, autrefois parcouru en une journée, prend maintenant plus d’une semaine dans le meilleur des cas. Les routes nationales, artères vitales du pays, ne sont plus que des pistes défoncées où les camions s’enlisent. Ce délabrement du réseau routier centrafricain asphyxie toute l’économie du pays.

 

Les chiffres parlent d’eux – même. Un voyage Bangui-Bangassou qui coûtait quelques dizaines de milliers de francs CFA en carburant et maintenance en nécessite aujourd’hui quatre fois plus. Les transporteurs doivent budgéter les réparations quotidiennes, les pneus déchirés, les pièces cassées par des nids de poule sur les routes devenus des cratères.

 

Le poisson de Mobaye, les légumes de la Ouaka, le manioc de Bambari n’arrivent plus jusqu’aux marchés de la capitale. Les denrées pourrissent sur place pendant que les prix flambent à Bangui. Un cercle vicieux qui appauvrit à la fois les producteurs ruraux et les consommateurs de la capitale, et ce, à cause des routes.

Centrafrique : les routes de la misère,  le calvaire des transporteurs paralyse l'économie
La route entre Ouadda et Bria

 

La catastrophe des routes touche aussi le commerce international. Les marchandises du port de Douala mettent plusieurs jours pour atteindre Bangui à cause des barrages routiers. Les coûts de transport explosent, répercutés sur les prix finaux. Les commerçants réduisent leurs commandes, les stocks s’amenuisent, l’activité économique ralentit.

 

Sur des routes secondaires, les barrages illégaux aggravent la situation. Malgré les instructions gouvernementales, les points de contrôle improvisés sur les routes continuent de rançonner les transporteurs. Chaque voyage devient un parcours du combattant financier, une succession de péages officieux qui plombent la rentabilité du transport.

 

L’état des routes paralyse aussi les services essentiels. Les ambulances, si elle existent encore,  peinent à rejoindre les hôpitaux à temps, les camions de médicaments des ONG humanitaires n’atteignent difficilement les centres de santé ruraux. Les élèves des villages isolés abandonnent l’école, faute de pouvoir traverser des pistes impraticables pendant la saison des pluies.

 

Le transport des matériaux de construction devient un casse-tête logistique et financier difficilement atteignable à cause bien sur des routes. Le ciment, le fer, les équipements : tout coûte trois fois plus cher à cause des difficultés d’acheminement. Les projets de construction ralentissent, le secteur du BTP s’essouffle, l’emploi en pâtit.

 

L’enclavement des régions s’aggrave. Des villes entières se retrouvent coupées du reste du pays pendant des semaines. L’économie locale s’étiole, les jeunes partent, les investisseurs renoncent. Le délabrement des routes dessine une nouvelle carte du pays : celle de zones abandonnées, laissées pour compte par un réseau routier en ruine.

 

Cette paralysie des transports menace l’unité même du pays. Quand les routes meurent, c’est tout le tissu économique et social qui se déchire. Les régions s’isolent, l’économie se fragmente, la cohésion nationale s’effrite. La République centrafricaine paie chaque jour le prix exorbitant de ses routes abandonnées.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Corbeaunews Centrafrique

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