CENTRAFRIQUE : LA FAILLITE DE LA JUSTICE ASSOCIÉE À UNE GOUVERNANCE TÂTONNANTE EST SYMPTOMATIQUE DE FIN DE RÈGNE.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
Dans toutes les démocraties à travers le monde, la justice garante de la liberté d’expression, du respect des droits fondamentaux et de l’égalité des citoyens devant la loi est le baromètre de la confiance politique ainsi que de la démocratisation de la vie sociale.
En conséquence de ce qui précède, la justice indépendante du pouvoir politique à vocation à protéger les intérêts des personnes vulnérables, à trancher des litiges et à réprimer les comportements déviants et ce sans considération du genre, de l’ethnie, de région ainsi que de confession religieuse.
Depuis l’avènement de ce régime coopté dans un contexte de tolérance et de réconciliation nationale, la justice s’est éloignée du peuple en s’erigeant en instrument d’oppression, de manipulation et de complot au service du pouvoir.
Le rubicon a été franchi dans l’arrestation des frères Dondra où les droits de la procédure ont été bafoués, les secrets et documents d’instruction publiés sur les réseaux sociaux par des sujets non habilités.
On en déduit par voie de conséquence que les leçons de l’affaire Yandoka n’ont pas été tirées, ce qui justifie le pilotage à vue et la perte definitive de la boussole.
Par ailleurs le rétropédalage du ministre de l’intérieur dans un intervalle de 24 heures relatif relatif à l’autorisation de la marche de l’opposition démocratique a ébranlé voire vascillé le cœur du pouvoir de Bangui car son orgueil coloré d’arrogance a été heurté.
Ainsi l’hyper présidentialisme a du plomb dans les ailes avec des signes annonciateurs de fin de règne.
Des dissidences commencent à se manifester au sommet de l’État entraînant des clashs par personnes interposées, des rivalités de positionnement entre les proches du pouvoir, l’impopularité ignorée du président de la République, des défections en faveur de l’opposition.
Ces différentes tensions associées à la fragilité sécuritaire, la hausse vertigineuse du chômage, l’inflation non maîtrisée, la corruption institutionnalisée risquent de pousser le pouvoir de Bangui à une transition politique négociée, de jeter l’éponge suite à des révoltes populaires récurrentes soit enfin d’être victime d’un coup d’état perpetré par des militaires qualifiés de poltrons.
Conscient des dangers qui guette notre chère nation, le citoyen lambda s’interroge :
– Le pouvoir de Bangui qui voit le coup d’état militaire partout et surtout fragilisé de l’intérieur pourra t-il résister aux tensions à venir ?
– Ces différentes tensions ne contribueront-elles pas à l’isolement politique et diplomatique de notre pays ?
– Quid des sanctions internationales et surtout en provenance des institutions financières de Brettonwood ?
Quel que soit le scénario possible, le sort de ce pouvoir est déjà scellé et l’arche de Noé va bientôt chavirer emportant avec elle toutes les espèces recensées.
Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré qui ne parle pas…car un problème ne peut résoudre un autre problème et qu’un problème peut aussi en cacher un autre.
L’expérience de l’Afrique sub-saharienne montre que le troisième mandat tue plus qu’un coup d’état militaire.
En déduction de ce qui précède, demandez à un citoyen lambda de faire le choix entre un troisième mandat et un coup d’état militaire…son choix sera simple et sans réflexion.
On ne répétera jamais assez ce credo devenu liturgique…
Les chants des sirènes ne vous placeront jamais au dessus de la République.
Renoncer au projet mortifere de troisième mandat Monsieur le président et choisissez un dauphin avant qu’il ne soit trop tard.
Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…
Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat différent. Les fables du célèbre fabuliste français Jean de La Fontaine teintées d’allegories éducatives auront prévenu les autistes avant que le monde ne s’effondre tel que défini par le célèbre romancier nigerian Chinua Achébé.
Mais attention, ne le dites à personne…
Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa….
Limassa le 29 Mars 2025
Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Environnementaliste,
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![À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
