CENTRAFRIQUE : FOCUS SUR LES VIOLENCES GRATUITES, LES ARRESTATIONS ARBITRAIRES ET LES EXÉCUTIONS EXTRA-JUDICIAIRES DANS UN PSEUDO ÉTAT DE DROIT.

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CENTRAFRIQUE : FOCUS SUR LES VIOLENCES GRATUITES, LES ARRESTATIONS ARBITRAIRES ET LES EXÉCUTIONS EXTRA-JUDICIAIRES DANS UN PSEUDO ÉTAT DE DROIT.

 

 

CENTRAFRIQUE : FOCUS SUR LES VIOLENCES GRATUITES, LES ARRESTATIONS ARBITRAIRES ET LES EXÉCUTIONS EXTRA-JUDICIAIRES DANS UN PSEUDO ÉTAT DE DROIT.
Le policier centrafricain arrêté, tabassé et tué par les criminels russes du groupe Wagner à Bangui

Rédigé le 07 février 2026 .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Depuis le retour de l’ordre constitutionnel en République centrafricaine en 2016 , le pouvoir de Bangui clamaient sur les médias nationaux et internationaux à qui veut l’entendre que notre chère patrie était un “État de droit”.

 

Juridiquement, un État de droit suppose la suprématie et l’ancrage du principe de la légalité c’est-à-dire que les autorités établies se conformeront aux règles de droit en vigueur, que la justice sera accessible, équitable pour tous et que les libertés publiques ainsi que les droits fondamentaux des centrafricains seront garantis par les institutions républicaines.

 

Force est de constater avec effroi que le pouvoir de Bangui a sous-traité l’ensemble de ses pouvoirs conférés par la constitution au groupe paramilitaire de Wagner et n’en demeure par voie de conséquence qu’une coquille vide alors qu’on ne cesse de nous rappeler que les institutions républicaines fonctionnent normalement.

 

Ainsi, outre la sécurité exclusive du Président de la République et l’exploitation outrancière des ressources minières, le groupe paramilitaire de Wagner qualifié de “terroriste” par les Nations Unies dicte sa loi et oriente les grandes décisions qui engagent la vie de la nation.

 

Cette nébuleuse est à la fois magistrat, force de défense et de sécurité, officier de police judiciaire, garde forestier, douanier, percepteur d’impôts etc…

 

L’usage abusif et excessif de ces différents attributs est la résultante de multiples exactions parmi lesquelles des meurtres, des viols collectifs, des arrestations et détentions arbitraires, des longues détentions provisoires illégales sans procès, des tortures et séditions, des disparitions, des exécutions sommaires et extra-judiciaires etc…commis sur un peuple paisible et tolérant qui n’aspire qu’au minimum de services sociaux de base.

 

Il apparaît important de souligner que toute personne ne doit subir que la correction de la loi et que nul ne peut être exécuté comme le cas de ce policier sans une condamnation par une juridiction compétente.

 

Ces différentes exactions qui sont confirmées par des rapports des organisations non gouvernementales, des Nations Unies ainsi que des organismes de défense des droits humains fragilisent et détruisent l’ensemble de l’édifice de l’État de droit.

 

Effrayé par le cadavre mutilé du policier jeté à la morgue comme un chien, le citoyen lambda s’interroge :

 

1- Quels étaient les termes de référence du contrat qui liait le pouvoir de Bangui avec les groupes paramilitaires de Wagners ?

 

2- Le mutisme, le silence inquiétant voire l’omerta du pouvoir de Bangui face aux exactions, aux atrocités commises sur le peuple équivaut-il à un consentement tacite ?

 

3- Les populations de la zone de l’AES qui coopère aussi avec les Wagners subissent-elles les mêmes sorts que les centrafricains ?

 

4- Dans la négative et en dehors de calculs appetitaires liés à la sauvegarde de son pouvoir, qu’est-ce qui peut légitimement justifier cette hégémonie prédatrice ?

 

5- A travers l’assassinat crapuleux de ce policier, la septième République envisagée promet-elle un septennat de souffrance au peuple centrafricain ?

 

6- Enfin et au regard des constats, le président de la République française Emmanuel Macron avait-il tort d’affirmer que le président centrafricain était un otage des Wagners ?

 

En tout état de cause, face aux exactions qui se multiplient et qui se banalisent devant le regard impuissant de la ligue centrafricaine des droits de l’homme qui caresse le pouvoir de Bangui dans le sens du poil, il est inutile d’évoquer la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire.

 

La capitulation sans réserve des parlementaires centrafricains devant leurs responsabilités régaliennes qui en deux décennies de gouvernance n’ont initié aucune motion de censure ni la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire, nous sollicitons de la communauté internationale et des partenaires au développement la mise en place d’une commission d’enquête internationale indépendante pour clarifier les différentes atteintes aux droits fondamentaux et de tirer les conséquences juridiques, politiques et diplomatiques.

 

Au regard des enlèvements, détentions, tortures et homicides dans un climat où personne n’est en sécurité, nous appelons la population centrafricaine à rester vigilante, solidaire et mobilisée pour organiser la résistance pacifique contre ce pouvoir sanguinaire conformément aux exigences des dispositions des articles 28 et 29 de la constitution du 30 mars 2016 qui nous autorise de faire obstacle à l’autorité illégitime.

 

En attendant cette septième République pour la consécration de l’illusion, de la chimère et de la satisfaction des calculs appetitaires, les habitants de Limassa et par extension tout le peuple centrafricain vous signale que forcer un mandat supplémentaire illégal n’est pas la solution idoine aux maux centrafricains car il n’est qu’une aggravation des causes du problème c’est-à-dire qu’il ne fait que prolonger un pouvoir mais ne résout pas la crise qui à la longue risque de vous rattraper.

 

Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré et meurtri dans son âme qui ne parle pas…

 

Attention Monsieur le Président, la peur corollaire de l’indifférence et de l’inaction du peuple vous donne l’impression que vos errements, vos mépris envers le peuple sont légitimes et légaux.

 

Ce pays qui symbolise le sacrifice de vie et l’héritage du feu Président fondateur Barthélémy Boganda à connu de pires tyrans que vous mais qui ont fini leur mégalomanie dans la poubelle de l’histoire.

 

Un penseur disait que le pouvoir de l’État n’est pas un héritage familial où on negocie des mandats supplémentaires indéfiniment mais au contraire il s’agit d’une responsabilité limitée dans le temps alors n’attendez pas que le peuple dépositaire de la souveraineté vous chasse pour comprendre que c’est le moment de partir.

 

Attention Monsieur le tyran, nous avons le flair et l’aptitude de prévenir des différents dangers à travers nos diverses analyses géopolitiques et geostrategiques mais malheureusement nous ne savons pas jouer aux pompiers qui ont vocation à sauver des vies et des biens en cas d’incendies ou de sinistres de tout genre.

 

Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…

 

Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat différent.

 

Avant de finir et outre les affaires des frères Dondra, de la famille Sayo, du Docteur Erenon et autres, nous demandons justice avec force pour tous et plus particulièrement pour ce policier lâchement assassiné et mutilé par les mercenaires du groupe Wagners et qui symbolise à ce jour la goutte d’eau qui a débordé le vase.

 

Mais attention, ne le dites à personne…

 

Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

 

Limassa le 07 Février 2026

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Environnementaliste.

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