Bangui : deux policiers abattus froidement par des Mercenaires russes devant l’OCRB dans une démonstration de force

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Dans leur tentative de s’amuser avec ces criminels de Poutine devant le portail de l’Office Central pour la Répression du Banditisme (OCRB) il y a quelques jours. Les hommes de Wagner leur ont répondu par des balles à la tête.
Pour comprendre les faits, il faut remonter au début. Les mercenaires du groupe Wagner occupent totalement l’appareil sécuritaire de la RCA depuis plusieurs années déjà, et l’unité de police nationale, l’Office Central pour la Répression du Banditisme y fait partie. Ils y font la loi. Ils vont et viennent à leur guise, toujours armés jusqu’aux dents.
Cette présence prolongée avait créé une certaine familiarité avec les FSI. Les policiers centrafricains côtoient ces hommes chaque jour. Ils les croisent dans la cour, ils patrouillent parfois avec eux, échangent quelques mots.
Cette nuit -là, deux gardiens de la paix étaient en faction devant le portail d’entrée. Quand plusieurs mercenaires russes se sont présentés, armés comme à leur habitude. Sur place, les agents ont eu une idée. Pourquoi ne pas plaisanter un peu avec nos alliés russes?
Pour blaguer avec eux, ils leur ont demandé de déposer leurs armes avant d’entrer. Une consigne de sécurité que personne n’applique jamais avec les Wagner. Une blague, en somme. Un petit jeu entre gens qui se connaissent.
Les mercenaires ont acquiescé sans discuter. Ils ont fait esprit de déposer leurs armes. Leurs mains se sont dirigées vers leurs étuis. Les policiers souriaient sans doute, contents de leur petite blague.
Puis les pistolets sont sortis. Mais au lieu de les tendre aux agents, les Russes ont visé leurs têtes. Deux détonations ont claqué dans l’air. Les deux fonctionnaires se sont effondrés, touchés en plein front.
Les mercenaires sont entrés dans le bâtiment comme si rien ne s’était passé. Derrière eux, deux corps gisaient dans des flaques de sang. Personne n’a bougé. Les collègues présents sur place sont restés pétrifiés, la trouille au ventre. Ils tremblent comme un gamin devant leur papa.
Les cadavres ont été ramassés plus tard et conduits à la morgue. Aucune déclaration a été faite. Aucune enquête n’a été ouverte. Le silence s’est refermé sur cette affaire comme une chape de plomb.
Les policiers centrafricains ont compris leur erreur ce jour-là. Ces hommes qu’ils côtoient depuis huit ans ne sont pas leurs camarades. La familiarité quotidienne n’a créé aucun lien, aucune complicité. Les mercenaires russes ne connaissent pas l’humour.
Ils ne comprennent qu’un seul langage : celui de la force et de l’intimidation. Une plaisanterie de gardien de la paix, même simple, leur apparaît comme une provocation intolérable. Et ils y répondent de la seule manière qu’ils connaissent.
Désormais, plus aucun policier n’ose les regarder dans les yeux. Encore moins leur adresser la parole ou leur demander quoi que ce soit. Les Wagner circulent librement, sans contrôle ni restriction. Ils ont démontré qu’ils pouvaient tuer en plein jour, devant témoins, sans conséquence
Par Éric Azoumi
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![Après la chute d’Am-Dafok, Bangui relance le récit anti-français pour détourner l’attention des centrafricains sur la débâcle des mercenaires russes Les mercenaires russes du groupe Wagner en débandade à Am-Dafock face à l'offensive des rebelles centrafricains Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Analysant la mise au point de la MINUSCA, Fari Tahéruka Shabazz démontre comment l'organisation onusienne confirme implicitement la déroute des mercenaires russes de Wagner à Am-Dafock. Les derniers développements militaires dans la préfecture de la Vakaga, plus précisément dans la localité frontalière d'Am-Dafock, viennent démentir de manière catégorique la communication officielle de Bangui, une réalité que Fari Tahéruka Shabazz met en évidence en s'appuyant sur les données du terrain. Alors que les canaux gouvernementaux tentaient d'attribuer l'assaut à des éléments terroristes étrangers ou à des contingents venus du Soudan et du Tchad, le rapport de la mission onusienne rétablit les faits : ce sont exclusivement des groupes armés nationaux, notamment des combattants affiliés au Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique et au Mouvement démocratique pour le rassemblement du peuple centrafricain, qui ont mené cette opération d'envergure. Cette précision factuelle de l'organisation internationale détruit la rhétorique du pouvoir qui cherche continuellement à externaliser les causes de l'instabilité intérieure. La réalité du terrain montre une offensive purement centrafricaine qui a mis en déroute les forces de l'armée nationale et leurs alliés russes. Les mercenaires du groupe Wagner, présentés depuis des mois comme le bouclier infaillible du régime, ont abandonné leurs positions ou ont été incapables de contenir la poussée des insurgés, fuyant la zone des combats et laissant la population civile sans défense. Le bilan humain communiqué par les Nations Unies apporte un autre démenti aux rumeurs propagées ces dernières heures. Contrairement aux allégations faisant état de la mort d'un casque bleu zambien, la direction de la mission précise que trois soldats de la paix ont été blessés, dont un grièvement, lors d'une patrouille de protection. De plus, la MINUSCA rectifie la nature de l'incident en précisant qu'il s'agissait de tirs dirigés vers sa base opérationnelle temporaire, et non d'une prise d'assaut de ses installations par les forces de l'opposition armée. L'aspect le plus instructif de cette mise au point réside dans l'injonction faite au gouvernement centrafricain. En exigeant explicitement de Bangui qu'il déploie tous les moyens nécessaires pour garantir la protection et l'assistance humanitaire aux populations civiles d'Am-Dafock, la communauté internationale souligne le vide sécuritaire actuel. Cette demande formelle indique clairement que l'État ne contrôle plus cette localité stratégique et que la prétendue reprise de contrôle par les forces régulières et leurs partenaires bilatéraux est une contrevérité. Enfin, l'absence totale de mention des forces de Wagner dans la déclaration officielle de la mission onusienne constitue un choix politique lourd de sens. En choisissant d'ignorer la présence ou la fuite de ces combattants privés, l'organisation refuse de leur accorder la moindre légitimité juridique ou opérationnelle. Pour l'institution internationale, la sécurité régalienne incombe uniquement à l'État centrafricain, et la déroute des forces russes n'est pas un sujet de négociation ni de pitié officielle. Bangui se retrouve ainsi renvoyé à ses propres responsabilités constitutionnelles, démuni de son argumentaire habituel et privé de l'efficacité supposée de ses protecteurs privés, alors même que la situation des populations exige des mesures d'urgence immédiates. Par Ibrahim Moussa Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/07/les-rebelles-qui-patrouillent-la-ville-d-amdafok-a-60km-de-birao-218x150.webp)

