Ndélé : Tentative de viol au commissariat, une femme torturée pour avoir refusé la drague d’un policier

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La semaine dernière, à Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran, une simple histoire de dette entre voisines a tourné au drame. Marlène, placée en cellule pour une affaire de créance, a été sauvagement torturée par des policiers après avoir refusé les avances sexuelles d’un enquêteur. Abandonnée sans soins, elle souffre de graves blessures.
Tout a commencé par une créance impayée entre deux voisines de Ndélé, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran. Marlène devait de l’argent à sa voisine Fofo. Mais lors de leur dernière rencontre, Fofo a demandé à Marlaine de lui donner son argent immédiatement. Cette dernière avait expliqué à sa créancière qu’elle attendait le retour de son argent de sa marchandise, du charmoute (viande séchée), qu’elle a envoyé à Bangui pour vendre, pour pouvoir rembourser sa dette. Excédée par ces explications, Fofo a refusé d’attendre davantage et a conduit Marlène au commissariat de police de Ndélé pour régler cette affaire par la force de la loi.
Mais une fois au commissariat, la situation a pris une autre tournure et inattendue. Marlène a été placée en cellule avec ordre de payer absolument sa dette à Fofo. Placé en détention, l’un des enquêteurs est venu et commence à draguer Marlaine. Ce type, très offensif dans sa drague, ne semble pas vouloir perdre du temps. Il pousse, pousse et pousse encore. Marlaine, de son côté, continue de rejeter la drague. Elle explique qu’elle est emprisonnée, et on veut en plus la draguer, ce n’est pas possible.
Ce refus a déclenché une violence incontrôlable des policiers. Un autre enquêteur s’est alors livré à des actes d’une brutalité inouïe contre Marlène : coups répétés, tortures, piétinements. La victime a subi des traumatismes graves au dos et à la poitrine, nécessitant des soins médicaux urgents.
Pourtant, malgré la gravité de son état, les policiers n’ont pas pris la responsabilité d’amener la victime à l’hôpital. Ce sont ses proches qui ont tenté de le faire, mais faute de moyens financiers, Marlène reste actuellement chez elle, sans soins appropriés, portant sur son corps les marques de la violence policière.
Cette affaire est actuellement au parquet de Ndélé. Tout le monde attend de savoir si les policiers impliquée dans cette violence vont-ils répondre de leurs actes.
Cette affaire confirme à ciel ouvert la dérive de nos forces de défense et de sécurité intérieure depuis huit ans.
Même fait du côté des FACA. Là encore, c’est pire. Les policiers ne sont pas en reste, avec une majorité qui a basculé dans le chaos et la criminalité. Seule la gendarmerie maintient encore une certaine tenue professionnelle, bien que certains gendarmes commencent également à glisser progressivement vers ces dérives.
Les recrues des huit dernières années sont particulièrement concernées par ces comportements criminels. L’absence totale d’enquêtes de moralité lors des recrutements a permis l’infiltration de la mafia au sein même des institutions censées protéger les citoyens. Aujourd’hui, ces forces de l’ordre transforment leurs fonctions en instruments d’oppression et d’extorsion plutôt qu’en service public.
Note : Les noms ont été modifiés pour protéger l’identité des personnes impliquées.
Par Barthelemy Kossi
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