Jean-François Akandji-Kombé : “Touadéra vend le pays à la découpe aux prédateurs étrangers”

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Lors d’une émission sur la chaîne gabonaise SIBIKAN MEDIA, Jean-François Akandji-Kombé, professeur de droit a porté des accusations d’une gravité extrême contre le président Touadéra, qu’il qualifie de “pouvoir anti-national” qui “vend à la découpe son pays”.
Jean-François Akandji-Kombé commence par une affirmation sans ambiguïté : “Il y a à la tête de notre pays, malheureusement, et je pèse mes mots, un pouvoir qui est anti-national par ses actions et par sa Politique».
Le professeur .” développe ensuite cette accusation : “Lorsque vous mettez un enfant du pays, parce que je continue à croire que monsieur Touadéra est enfant de ce pays, un enfant du pays à la tête pour protéger la terre et qu’il se met à vendre à la découpe son pays…”.
.”identifie les bénéficiaires de cette vente : “Ses meilleurs amis, ce seront qui ? Tous les prédateurs du monde entier. C’est ce que fait Faustin-Archange Touadéra. Il se promène, il est beaucoup plus à l’aise dans les palais des pays du Golfe, dans les palais des puissances étrangères, parce qu’il va vendre notre pays».
Le professeur insiste sur les conditions de cette vente : “On ne peut qu’accueillir favorablement quelqu’un qui vend à vil prix, en plus, à vil prix son pays, ses compatriotes, sa citoyenneté, sa nationalité à travers les sango coins, etc».
La référence au “sango coin” – la crypto-monnaie controversée lancée par le gouvernement centrafricain, symbolise selon Akandji-Kombé cette vente du pays aux intérêts étrangers.
Le professeur tire une conclusion définitive : “Il ne peut être vu que très bien à l’extérieur. C’est un spécialiste de la non-centrafricanité, c’est un pouvoir anti-national, anti-centrafricain».
Cette accusation de “non-centrafricanité” constitue l’une des critiques les plus graves qu’on puisse adresser à un président. Akandji-Kombé affirme que Touadéra a cessé d’agir dans l’intérêt de son pays pour servir des puissances étrangères.
Le professeur évoque également le contexte économique : “Nous connaissons une économie du chaos qui profite aux groupes armés, et en fin de compte à Touadéra qui l’instrumentalise».
Cette “économie du chaos” décrit une situation où l’instabilité et la prédation des ressources enrichissent certains acteurs – groupes armés, mercenaires, président – au détriment de la nation.
Les accusations d’Akandji-Kombé s’appuient sur plusieurs éléments concrets. D’abord, les accords avec Wagner qui donnent à cette milice privée le contrôle de vastes territoires et de ressources minières sans que l’État centrafricain n’en tire bénéfice significatif.
Ensuite, les voyages fréquents du président dans les pays du Golfe, Émirats arabes unis, Qatar – où il négocie des accords dont les termes restent opaques mais qui semblent toujours favoriser les intérêts étrangers.
Puis, le projet de sango coin qui visait à faire de la Centrafrique un paradis des crypto-monnaies, initiative lancée sans consultation nationale et qui a rapidement tourné au scandale.
Enfin, la présence militaire rwandaise sur le territoire centrafricain, autre forme de vente de la souveraineté nationale à une puissance régionale.
Le terme “vendre à la découpe” employé par Akandji-Kombé évoque une image puissante : le pays dépecé et vendu morceau par morceau. Les mines à Wagner, les terres à des investisseurs du Golfe, la sécurité au Rwanda, la monnaie aux crypto-spéculateurs.
Cette accusation d’anti-nationalisme place Touadéra dans la catégorie des dirigeants qui trahissent leur pays plutôt que de le servir. Pour Akandji-Kombé, le président centrafricain ne se trompe pas simplement de politique – il agit délibérément contre les intérêts nationaux.
La notion de “vil prix” souligne que cette vente ne profite même pas financièrement à l’État. Touadéra braderait les ressources nationales sans négocier de contreparties significatives pour le pays. Les bénéficiaires sont les acheteurs étrangers et peut-être le président lui-même, mais certainement pas la nation centrafricaine.
L’aisance de Touadéra “dans les palais des puissances étrangères” contraste avec son absence sur le terrain centrafricain. Comme le notait Ziguélé, le président ne circule plus par route dans son propre pays mais se déplace en hélicoptère. Cette distance physique avec le territoire et la population symbolise sa distance politique et son détachement des intérêts nationaux.
Le qualificatif de “spécialiste de la non-centrafricanité” est particulièrement dur. Akandji-Kombé suggère que Touadéra a développé une expertise dans l’art de ne pas servir son pays, dans la négation systématique des intérêts centrafricains au profit d’intérêts étrangers.
Ces accusations rejoignent celles portées sur Wagner et sur le bilan économique désastreux. Un président qui laisse une milice étrangère contrôler l’armée nationale, qui abandonne les infrastructures, qui laisse la pauvreté exploser de 53% à 67%, et qui passe son temps à négocier avec des puissances étrangères l’exploitation des ressources nationales mérite-t-il encore le titre de président national?
Pour Akandji-Kombé, la réponse est claire : Touadéra dirige un “pouvoir anti-national, anti-centrafricain”. Cette formulation dépasse la simple critique politique pour entrer dans l’accusation de trahison nationale.
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Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)