Touadéra : Profitez bien de votre dernier voyage, la CPI vous attend silencieusement

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le président Faustin-Archange Touadéra vient de regagner Bangui après trois semaines de “longue tournée diplomatique ” à travers le monde. Abu Dhabi, Casablanca, Londres, New York, Rome… Un périple présenté par la propagande présidentielle comme un “succès total pour la nation centrafricaine”. La réalité ? Un voyage financé sur fonds publics pendant que le pays s’enfonce dans le chaos, et surtout, possiblement son dernier déplacement international en homme libre.
L’information circule discrètement mais elle est explosive : selon Maître La Rochelle, avocat canadien spécialisé en droit pénal international, le dépôt officiel d’une plainte contre Faustin-Archange Touadéra devant la Cour Pénale Internationale (CPI) pourrait intervenir dès le 8 octobre 2025. Tous les faits sont réunis, tous les dossiers sont compilés, toutes les preuves sont documentées.
Contrairement aux procédures bruyantes et médiatisées, cette fois l’approche sera différente. Le mandat d’arrêt, s’il est délivré, sera silencieux. Pas d’annonce préalable, pas de fanfare, pas d’avertissement. Juste une arrestation rapide et efficace lors d’un prochain déplacement international.
Le peuple centrafricain souhaite ardemment que cette stratégie silencieuse fonctionne. Que Touadéra soit attrapé “vite fait” comme on dit chez nous, sans possibilité de fuite, sans possibilité de négociation préalable. Qu’il réponde enfin de ses actes devant une vraie justice, pas celle qu’il a transformée en instrument à sa botte en République centrafricaine.
Pendant ce temps, la propagande présidentielle nous sert son habituel storytelling mensonger. Cette tournée serait un triomphe ? Examinons les faits.
À Abu Dhabi, Touadéra remercie les Émirats pour un champ solaire de 60 mégawatts inauguré en août. Magnifique. Pendant ce temps, 95% du pays vit dans le noir total chaque soir. Ce champ solaire ne profite qu’à quelques quartiers de Bangui et probablement aux résidences des dignitaires du régime.
À Casablanca au Maroc, le président se gargarise de “9 milliards d’euros d’annonces d’investissements”. Des annonces ! Pas des engagements fermes, pas des décaissements effectifs, mais des annonces. Le régime MCU maîtrise l’art de transformer les promesses vagues en “succès retentissants”. Combien de ces milliards se matérialiseront réellement ? L’histoire des relations entre la Centrafrique et ses “partenaires” nous enseigne le scepticisme.
À Londres, des “projets importants qui vont bouleverser l’économie” dont on ne peut rien dire pour le moment. Cette opacité calculée permet au régime de vendre du rêve sans contenu, sachant que les Centrafricains oublieront ces promesses pathétique dans quelques semaines.
À New York, le clou du spectacle : Touadéra propose un “Fonds mondial de prévention des conflits” pour “réparer les injustices infligées à l’Afrique”. L’ironie est savoureuse. Un président qui a livré son pays aux Mercenaires russes, qui organise des Élections illégales, qui viole méthodiquement sa propre constitution, qui laisse massacrer ses citoyens, vient donner des leçons de justice à l’ONU.
Le régime MCU possède un talent particulier : transformer systématiquement l’échec en réussite par la magie de la manipulation médiatique. Le pays sombre ? On célèbre un champ solaire. L’ANE est incapable d’afficher les listes électorales ? On organise une conférence de presse pour parler de “transparence”. Les mercenaires russes massacrent les populations ? On les présente comme des “partenaires pour la paix”.
Cette capacité à réécrire la réalité atteint des sommets avec cette tournée présentée comme triomphale. Touadéra rentre à Bangui “sous les ovations” d’une “foule enthousiaste affiliée au MCU”. Notez bien : affiliée au MCU. Pas des Centrafricains ordinaires, mais des militants payés ou contraints de venir applaudir.
Mais cette fois, la manipulation pourrait ne plus suffire. Si les informations de Maître La Rochelle se confirment, si le dossier CPI aboutit comme prévu, cette tournée restera dans l’histoire comme le dernier voyage international de Touadéra en homme libre.
Les Centrafricains qui souffrent depuis neuf ans sous ce régime calamiteux espèrent que justice sera enfin rendue. Pas la justice centrafricaine que Touadéra a transformée en farce, mais la vraie justice internationale qui ne se laisse pas manipuler par les petits dictateurs africains.
Le silence qui entoure actuellement la préparation de ce dossier CPI est stratégique et bienvenu. Contrairement aux procédures bruyantes qui permettent aux cibles de s’organiser pour échapper à la justice, cette approche discrète maximise les chances d’arrestation effective.
Profitez bien, Monsieur le Président. Alors oui, Monsieur Touadéra, profitez bien de vos voyages à l’étranger. Savourez les tapis rouges, les photos protocolaires, les discours creux devant des audiences qui s’en fichent. Dépensez allègrement l’argent public dans vos déplacements somptueux pendant que vos concitoyens crèvent de faim.
Mais sachez qu’à chaque voyage, vous prenez le risque d’être le dernier. À chaque escale internationale, vous pourriez être celui où un mandat d’arrêt silencieux vous attend. À chaque conférence internationale où vous venez donner des leçons de démocratie, vous pourriez être celle où la CPI décide de frapper.
Les dictateurs africains ont souvent cru qu’ils pouvaient échapper indéfiniment à la justice internationale. Certains ont effectivement fini leurs jours dans leurs palais, entourés de leurs richesses volées. D’autres ont fini à La Haye, dans une cellule de la CPI, face à leurs victimes.
L’histoire jugera cette “tournée diplomatique triomphale” pour ce qu’elle est vraiment : le dernier baroud d’honneur d’un régime aux abois qui tente de se donner une légitimité internationale qu’il n’a plus sur son propre territoire.
Le peuple centrafricain attend le 8 octobre avec espoir. Pas pour voir une nouvelle manipulation médiatique du régime, mais pour voir enfin la justice internationale prendre ses responsabilités face à un président qui a transformé son pays en cauchemar.
Que les ancêtres guident la CPI dans sa mission de rendre justice aux victimes du régime MCU.
Par Alain Nzilo
Directeur de publication
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)