Interview exclusive : Justin Wali, sociologue, affirme que le pasteur Faki Issène a transformé l’église Bataillon 2 en caisse noire personnelle
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Dans une entretien exclusif avec Corbeau News Centrafrique, Justin Wali, un fidèle baptiste revient sur les scandales financiers qui secouent l’église UFEB Bataillon 2. Il détaille les détournements présumés de plusieurs millions de francs CFA, les mises en scène organisées par le pasteur Faki Issène pour calmer les fidèles, et l’abandon des pratiques de transparence instaurées par le regretté pasteur Samuel Ngoma.
Suivez ici l’intégralité de l’interview :
Corbeau News Centrafrique : Bonjour monsieur Justin Wali.
Justin Wali : Bonjour madame la journaliste.
CNC : Merci de nous accorder cet entretien. Pour commencer, pouvez-vous nous expliquer ce qui s’est réellement passé le dimanche 6 juillet 2025 à l’église UFEB Bataillon 2 ?
JW : Ce dimanche, le pasteur Faki Issène a transformé le culte dominical en une mise en scène. Après le culte en français, il a laissé intervenir la trésorière générale, madame Yvette Lavodrama, son adjointe Rose Agoubeyo, puis la commissaire aux comptes madame Yongurut. Chacune a pris la parole quelques minutes pour nier publiquement la disparition de 3 millions de francs CFA. C’était un théâtre mal préparé qui a choqué les fidèles.
CNC : Pourquoi parlez-vous de mise en scène et non de rapport financier crédible ?
JW : Parce qu’aucun rapport écrit, détaillé, n’a été présenté. Les responsables ont seulement parlé oralement, de façon confuse. Or, un rapport financier doit détailler toutes les entrées et sorties : offrandes, aides, dépenses, solde restant et projections pour l’année suivante. Ce qui était pratiqué avant 2019 avec le pasteur Samuel Ngoma. Depuis six ans, sous Faki Issène, plus rien n’est publié.
CNC : Revenons sur l’héritage du pasteur Samuel Ngoma. Comment fonctionnait l’église sous sa direction ?
JW : Sous Ngoma, il y avait une transparence réelle. Chaque année, les extraits budgétaires étaient distribués aux responsables des organisations comme l’Ecodim, les Flambeaux, la JEEA, les Lumières, le BTO (Bêta Wali, organisation des femmes), les chœurs, et les Génèses évangéliques. Chacun recevait un document écrit détaillant les recettes et dépenses. Cela permettait aux fidèles de savoir comment leur argent était utilisé.
CNC : Qu’est-ce qui a changé avec l’arrivée du pasteur Faki Issène en 2019 ?
JW : Tout est devenu opaque. Plus de rapports écrits, seulement de la parole. Seul un cercle restreint gère l’argent : Norbert Ngueto, Simon Sakama, Yvette Lavodrama et Rose Agoubeyo. Les autres organisations sont exclues des décisions. Les fonds disparaissent sans explication.
CNC : Pouvez-vous citer des exemples précis de disparitions de fonds ?
JW : Oui. En 2021, sur un budget de 5 millions de francs CFA, 500 000 ont disparu. En 2023, c’est 3 millions de francs CFA qui se sont volatilisés. Et plus récemment, un projet de réhabilitation a été lancé à 600 millions, alors qu’une offre à 300 millions existait. Cette différence interroge.
CNC : Le pasteur avait pourtant promis d’organiser une réunion de clarification. Que s’est-il passé ?
JW : Avant son voyage en France, il avait annoncé qu’à son retour, il rencontrerait tous les responsables des organisations de l’église : Ecodim, Flambeaux, Lumières, JEEA, BTO, Génèse évangélique, chœurs, etc. Mais après les publications du CNC sur les détournements, il a changé de posture. Il n’a plus convoqué tout le monde, seulement deux commissions : celle des œuvres sociales et celle de la reconstruction. Devant elles, il a posé des questions absurdes comme : “Est-ce que je vous ai mis la pression ?” C’était une manœuvre dilatoire.
CNC : Parlons du culte du 6 juillet. Comment les fidèles ont-ils réagi à cette mise en scène ?
JW : Les fidèles étaient en colère. Ils ont eu l’impression qu’on voulait les ridiculiser. La trésorière Lavodrama a parlé quelques minutes, son adjointe Agoubeyo aussi, puis madame Yongurut, commissaire aux comptes. Mais personne n’a compris leurs explications. Même madame Sakama, proche du pasteur, s’est levée pour parler d’une manière incompréhensible. Tout cela a pris du temps inutilement et n’a convaincu personne.
CNC : Vous dites qu’aucun budget n’est élaboré ni distribué aux organisations. Quelles sont les conséquences pour les activités de l’église ?
JW : Avant, chaque organisation recevait un budget annuel, même modeste, pour ses activités : la JEEA pour ses rencontres, les chœurs pour leurs concerts, le BTO pour ses réunions de femmes, les Flambeaux pour leurs activités de jeunesse, etc. Aujourd’hui, plus rien n’est financé. Les organisations ne peuvent plus fonctionner normalement.
CNC : Vous évoquez aussi une gestion parallèle de certains revenus, comme la location de chaises. Pouvez-vous préciser ?
JW : Oui. L’église loue des chaises pour des événements, mais les montants ne sont jamais déclarés. Si un diacre ou un responsable est présent, on peut savoir qui a payé et combien. Sinon, tout est encaissé en secret par le cercle du pasteur. C’est devenu un budget clandestin.
CNC : Au-delà de l’argent de l’église, il y a aussi des affaires personnelles réglées avec les fonds communautaires. Pouvez-vous expliquer le cas de la fidèle Valérie ?
JW : C’est un exemple flagrant. Dans son affaire privée avec madame Valérie, le pasteur a imposé que l’église paie deux avocats pour lui, avec l’argent des offrandes des fidèles. Pourtant, c’était une affaire personnelle. Normalement, il devait payer ses avocats avec ses propres moyens. Mais il a utilisé les fonds de l’église.
CNC : Que disent les fidèles aujourd’hui face à cette situation ?
JW : Ils sont indignés. Depuis six ans, aucun vrai rapport financier n’a été publié. L’argent disparaît, les activités des organisations sont bloquées, et on impose aux membres des mises en scène humiliantes. Beaucoup se sentent trompés et quittent l’église.
CNC : merci monsieur Justin Wali d’avoir pris votre temps dans cette interview importante
Justin Wali : c’est à moi de vous remercier madame la journaliste.
Propos recueillis par Gisèle MOLOMA
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
