Une élève blessée par balle au rond-point des Nations-Unies à Bangui

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.
Un militaire en faction a tiré sur une élève ce mercredi 18 décembre 2024 au rond-point des Nations-Unies à Bangui, quartier où se situe le ministère du Tourisme. La victime a été touchée à la cuisse lors d’un contrôle qui a dégénéré.
L’incident s’est produit à proximité du complexe scolaire Avenir, situé à moins de 100 mètres du ministère du Tourisme. Selon plusieurs témoins, tout a commencé par l’interpellation des jeunes motocyclistes par des éléments de forces armées centrafricaines (FACA) . La situation s’est envenimée lorsqu’un des soldats FACA a giflé l’un des jeunes, qui a riposté.
“Ces contrôles intempestifs des forces de l’ordre créent régulièrement des tensions dans la capitale Bangui. Mais cette fois, la situation a complètement dérapé quand un des éléments de forces de l’ordre a sorti son arme de service et tiré sur une élève “, témoigne l’une des élèves qui a participé à la manifestation .
“Ils font des contrôles régulièrement à cet endroit, mais utiliser leurs armes contre des élèves est inacceptable. Il faudrait qu’ils circulent sans armes pour éviter ces débordements”, déclare un témoin sur place.
La confusion règne quant à l’identité exacte des forces de l’ordre impliquées. Certains témoignages évoquent des militaires, d’autres des policiers de la Compagnie Nationale de Sécurité (CNS). Mais des sources officielles parlent des éléments FACA.
Suite à cet incident, les élèves du complexe Avenir se sont rassemblés pour protester contre cette violence. “Nous exigeons que des sanctions soient prises contre les responsables. On ne peut pas laisser des hommes armés tirer sur des élèves en pleine rue”, déclare un représentant des manifestants interrogés par la rédaction du CNC.
Selon des sources hospitalières, l’élève blessée a été transportée à l’hôpital communautaire. Son pronostic vital est engagé, mais elle devra subir une intervention chirurgicale pour tenter d’extraire la balle.
Cet incident intervient dans un contexte de tensions croissantes entre les forces de l’ordre et la population de Bangui.
Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique
Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21
Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com
Cliquez sur ce lien pour vous Abonnez à la chaine WhatsApp de Corbeau News Centrafrique
Invitation à suivre la chaine du CNC
Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes WhatsApp :
Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.



![À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
