
Pris de court par la mobilisation imminente de la « ville morte » lundi 12 octobre et nageant en pleine panique dans la tourmente, le régime de l’empereur Faustin-Archange Touadéra multiplie les manœuvres de diversion. Ce dimanche 11 octobre 2026, un jour chômé et non ouvrable, le gouvernement a précipitamment convoqué une mise en scène grotesque en signant une « déclaration conjointe » avec des centrales syndicales acquises à sa cause.
Objectif avoué de cette comédie : faire croire aux travailleurs que leurs revendications encore dans l’air ont enfin été entendues, alors qu’il ne s’agit ni plus ni moins que d’un pacte de dupes sans lendemain.

C’est une véritable entente de pacotille pour briser la fronde sociale alors que la grogne monte face à la hausse brutale et asphyxiante des prix du carburant à la pompe.
L’exécutif espère désespérément étouffer l’appel à la résistance citoyenne en agitant un prétendu dialogue social qui n’existe pas dans ce pays sous ce régime depuis 10 ans déjà. En s’asseyant un dimanche autour d’une table à vin, assiettes de poulets grillés et enveloppes de billets de banque dans les mallettes à côté, avec des structures syndicales corrompues et proches du pouvoir, le gouvernement cherche à semer la division et à faire douter les travailleurs et les transporteurs sur la marche à suivre pour ce lundi 12 octobre.
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Pendant ce temps, les miliciens « requins » du pouvoir sont dans les quartiers aux aguets. Pourtant, à y regarder de près, le texte de cet accord signé sous haute pression et précipitation ne propose absolument rien de concret, vraiment RIEN.
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Derrière les belles phrases sur le « partenariat social » et les vagues promesses d’intégrer des propositions inexistantes dans un hypothétique plan d’urgence, la réalité vécue par les ménages centrafricains reste inchangée : la cherté de la vie est maintenue, et la vie chère s’installera durablement.
Cet énième accord de façade met en lumière le cynisme de certains responsables syndicaux inféodés aux intérêts personnels. Loin de défendre le panier de la ménagère ou les intérêts profonds des salariés, ces figures syndicales de connivence, dont plusieurs sont par ailleurs propriétaires de véhicules commerciaux et de flottes de transport dans le pays, négocient d’abord pour leur propre compte. Leur préoccupation majeure se résume souvent à des arrangements sectoriels de transport ou à des promesses de révision du statut de la fonction publique, brandies comme un mirage.
Dans une déclaration commune qu’ils ont signée entre eux, ils demandent l’augmentation des prix de transport et l’augmentation de leurs salaires en réclamant la signature du décret d’application de la loi sur la fonction publique votée et bloquée à la présidence, au lieu de demander celui qui va faire appliquer la loi sur la libéralisation du commerce pétrolier, également bloquée au Palais par l’influent conseiller russe des mercenaires de Wagner.
Une telle posture sonne comme une provocation lorsque l’on sait que la fonction publique ne représente qu’une infime minorité de la population active du pays, à peine 0,80 % des travailleurs.
Pendant que ces prétendus délégués syndicaux signent des déclarations de complaisance dans les ministères un jour de repos, l’immense majorité des fonctionnaires, des enseignants, des commerçants, des conducteurs de taxis-motos, des éleveurs et des paysans agriculteurs subissent de plein fouet l’asphyxie économique du pays. En multipliant ces accords de façade et en instrumentalisant des syndicats corrompus, le pouvoir de Bangui démontre qu’il a perdu le contact avec la réalité et toute vision sur sa population en détresse.
Cette agitation dominicale ne trompe personne : elle traduit la peur panique d’un régime qui vacille face à la détermination populaire, et l’esprit saint est absent de cette mascarade.
Ni les communiqués intempestifs des ministères en cascade, ni les accords signés en catimini un dimanche, jour du Seigneur, ne pourront effacer la faillite économique et morale de la « 7e République ».
La grogne sociale persiste face à la cherté de la vie et à la faillite économique orchestrée par le pouvoir en place à Bangui.
Le peuple centrafricain, asphyxié par la cherté de la vie et le mépris de ses dirigeants, sait que le salut ne viendra pas de ces arrangements de couloirs, mais de la cohésion et de la dignité de la rue.
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