
La population de Boromata, dans la préfecture de la Vakaga, exige des explications claires et immédiates sur les manigances entourant le découpage administratif de ladite préfecture. Dans un communiqué cinglant rendu public le 19 septembre, les habitants dénoncent haut et fort la place indue accordée à Gordil au détriment direct de leur localité.
Les signataires du document pointent du doigt les agissements d’Ahmat Selemane, ancien coordonnateur du RPRC. Ils le mettent au pied du mur et l’exigent de s’expliquer sur les démarches sournoises qui ont saboté les intérêts légitimes de Boromata.

Au cœur du scandale : la faveur injustifiable accordée à Gordil. Les habitants de Boromata refusent d’avaliser cette injustice. Gordil a été favorisée au mépris du bon sens dans le traitement du dossier administratif. Les autorités doivent immédiatement étaler sur la place publique les critères, les textes et les procédures tordues ayant conduit à ce découpage pathétique et criminel dans la Vakaga.
Des trafics d’influence et des contreparties matérielles
Le communiqué dévoile les transactions louches, les paiements clandestins et les avantages matériels qui ont entaché ces démarches. Les signataires citent nommément la construction scandaleuse d’une maison au quartier CATIN : c’est la preuve palpable d’une contrepartie offerte pour brader Boromata.
Face à ces affaires sombres, les habitants exigent l’étalage public et la vérification sans complaisance de toutes les preuves d’arrangements, de pots-de-vin et de privilèges accordés sous la table.
Ahmat Selemane doit rendre des comptes, présenter sa version des faits et exhiber sur-le-champ les documents prouvant ses actes devant la population de Boromata qui ne se laissera plus berner.
Gordil au cœur de la contestation
L’imposture prend une tournure volcanique dans la Vakaga, où Gordil et Boromata font partie intégrante de la commune de Ouandja. Ces deux zones figurent bel et bien dans les documents administratifs et humanitaires du nord-est centrafricain.
Gordil sert de repaire à plusieurs responsables issus de l’ancienne rébellion, aujourd’hui confortablement installés au sommet de l’État. Le RPRC, ce mouvement politico-militaire né dans la Vakaga, compte parmi ses barons Arnaud Djoubaye Abazène, actuel ministre d’État chargé de la Justice, ainsi qu’Herbert Gontran Djono Ahaba, ministre des Transports et de l’Aviation civile.
Dans ce climat d’exaspération, la révolte de Boromata dépasse le simple statut administratif. La population exige de savoir exactement sur quelles bases son territoire a été bradé et quels complices ont trempé dans ces manœuvres.
Boromata exige la vérité
Les signataires rejettent catégoriquement que le destin administratif de leur localité soit scellé dans leur dos, sans consultation populaire. Ils défendent fermement leurs droits légitimes, la tête haute et sans haine envers les autres communautés de la Vakaga.
Ils mettent directement en cause Djoubaye Abazène et lui ordonnent d’apporter des clarifications immédiates sur son implication dans ces manigances administrativement truquées.
La population de Boromata se mobilise fermement contre le nouveau découpage administratif de la Vakaga, dénonçant les arrangements en faveur de Gordil au détriment des intérêts locaux.
Cette colère éclate alors que la réorganisation administrative de la Vakaga fait déjà rage. En juillet 2026, la sous-préfecture de Ouandja recensait formellement Gordil et Boromata parmi les localités sous sa juridiction dans sa note sur la coordination des ONG et des services déconcentrés de l’État.
À Boromata, le peuple ne mâche plus ses mots : les autorités compétentes ont le devoir d’afficher sur-le-champ les bases juridiques et administratives de leurs décisions. La population poursuit une mobilisation inflexible et pacifique autour de trois exigences non négociables : vérité, transparence absolue et respect strict de l’intérêt des citoyens.
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC
Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube
Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65
Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org
Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org




